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Publié par Magali Marc le 19 juin 2018

Quand j’ai vu que Jeff Sessions annonçait, un jour avant que le rapport de l’Inspecteur Général soit rendu public, qu’il était prêt à congédier ceux qui y seraient mis en cause, j’ai immédiatement soupçonné que Sessions, qui est un lâche, savait que personne ne serait explicitement mis en accusation dans le rapport en question.

J’avais raison. Au chapitre 7, dans lequel l’Inspecteur Général (Michael Horowitz) examine la décision des enquêteurs (concernant les courriels top-secrets d’Hillary Clinton) de ne pas recommander que des accusations soient portées contre Hillary Clinton et ses aides, l’IG conclut:

« We found no evidence that the conclusions by Department prosecutors were affected by bias or other improper considerations; rather, we concluded that they were based on the prosecutors’ assessment of the facts, the law, and past Department practice. »

Autrement dit, il n’y a aucune raison de blâmer (ou de congédier) Comey, McCabe, Strzok et compagnie…

Comey et McCabe ont bel et bien été congédié, mais leur licenciement était sans rapport avec l’enquête sur les courriels d’Hillary Clinton.

Malgré tout, le Rapport de l’IG donne toute l’information dont on a besoin pour comprendre comment les enquêteurs du FBI ont contourné, détourné ou ignoré leurs propres règles afin d’innocenter Hillary Clinton.

Certains ont vu que le Rapport de l’IG confirme, en dépit de ses conclusions, que les enquêteurs du FBI étaient extrêmement biaisés envers Trump.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Larry O’Connor , du Washington Times, paru le 15 juin, ainsi que des parties d’autres articles sur le même sujet.

*************

Le rapport de l’Inspecteur Général confirme qu’Obama a menti au sujet des courriels d’Hillary

Un aspect du Rapport de l’Inspecteur Général concernant la façon dont le FBI a mené son enquête sur les courriels d’Hillary Clinton a été quelque peu occulté par les médias. Il s’agit du fait que le président Barack Obama ait menti au peuple américain quand il a prétendu n’avoir pas été mis au courant de l’utilisation par Hillary Clinton d’un serveur de courrier électronique non autorisé, non sécurisé et non gouvernemental, pendant qu’elle était Secrétaire d’État.

En mars 2015, lorsque le scandale des courriels de Clinton a éclaté, le correspondant de la CBS à la Maison Blanche, Bill Plante, a demandé à Obama ce qu’il savait de l’affaire :

Plante : « Monsieur le Président, quand avez-vous appris pour la première fois qu’Hillary Clinton utilisait un système de courrier électronique à l’extérieur du gouvernement américain pour des affaires officielles alors qu’elle était Secrétaire d’État ? »

Obama : « En même temps que tout le monde l’a appris par les reportages dans les médias. »

Sauf que ce n’était pas vrai.

Sean Davis, du magazine en ligne The Federalist, a vu la note de bas de page du Rapport montrant l’implication d’Obama. « Les analystes du FBI et le Procureur numéro 2 nous disent que l’ancien président Barack Obama était l’un des 13 individus avec lesquels Hillary Clinton a eu un contact direct par le biais de son compte clintonemail.com », indique le Rapport dans la note en bas de la page 89*. « Obama, tout comme d’autres fonctionnaires du gouvernement de haut niveau, a utilisé un pseudonyme pour son nom d’utilisateur sur son compte de messagerie officiel du gouvernement. »

J’ai interviewé Davis à propos de cet article sur la station de radio WMAL à Washington hier :

« Ouais, et c’est quelque chose que nous soupçonnions depuis un moment mais je crois que c’est la première fois que ça a été confirmé. Selon l’inspecteur général, Obama était l’un des treize individus auxquels Clinton a envoyé des courriels directement. En fait, elle les a elle-même envoyés, selon le Rapport, à partir du territoire d’un pays étranger non-ami. Et c’est important parce qu’Obama avait précédemment prétendu que, comme tout ce qu’il avait appris en tant que président, il avait d’abord entendu parler des courriels classifiés d’Hillary dans les pages des journaux. Nous savons maintenant que ce n’est pas vrai. En fait, c’est certainement un mensonge et cela nous donne un aperçu de pourquoi il n’y a jamais eu d’accusation portée contre elle, parce que le FBI et le DOJ n’ont jamais pu s’en prendre à elle pour abus ou mauvaise manipulation d’informations classifiées, si en fait le président faisait exactement la même chose en même temps. Donc, dans ce Rapport, il s’agit d’une bombe, d’un véritable tremblement de terre. »

Pourquoi est-ce important ?

Andrew McCarthy, du journal National Review, a noté au début de cette année que la connaissance et la culpabilité d’Obama dans l’affaires des emails d’Hillary Clinton étaient un facteur de motivation clé dans la décision de James Comey d’exonérer Hillary :

« Si Mme Clinton avait été accusée, l’implication de la culpabilité d’Obama aurait été patente. Dans toute poursuite de Mme Clinton, les courriels Clinton-Obama auraient été à l’honneur. Pour l’accusation, ils constituaient une preuve de mauvaise gestion volontaire (ou, si vous préférez, grossièrement négligente) de renseignements secrets. Plus important encore, pour la défense de Mme Clinton, ils montreraient qu’Obama était complice de sa conduite mais n’a fait face à aucune accusation criminelle.

C’est pourquoi un tel acte d’accusation contre Hillary Clinton n’avait aucune chance de se produire. Les révélations à couper le souffle des textos entre l’agent du FBI Peter Strzok et sa complice, l’avocate du FBI Lisa Page, illustrent ce point. »

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Conclusion

D’autres chroniqueurs et journalistes ont « découver t» des révélations intéressantes du Rapport de l’IG :

  1. Aaron Klein, de Breitbart News, a trouvé que Comey n’a jamais désigné Hillary Clinton comme étant la cible de l’enquête sur ses courriels, en plus d’avoir minimisé l’aspect illégal des activités en ligne d’Hillary Clinton et cela en dépit du fait que son enquête, tout en étant officielle était bel et bien une enquête pénale.
  2. Selon Wesley Pruden, du Washington Times, l’Inspecteur Général a démontré que Strzok, un haut responsable du FBI, en transmettant des messages à une autre haut responsable du FBI, [Mme] Page dénigrant Trump, avait fait preuve d’un état d’esprit biaisé impliquant une volonté de prendre des mesures officielles pour influencer l’élection présidentielle.

D’après Bob Fredericks, du New York Post, le président de la Sécurité intérieure au Sénat, Ron Johnson (un Républicain du Wisconsin), a contesté la conclusion selon laquelle l’enquête sur les courriels n’était pas motivée par des préjugés politiques : « En l’absence d’une confession pure et simple, ils ne sont pas en mesure de tirer cette conclusion. (…) Ce sera au public américain de tirer sa propre conclusion.»

Par contre, selon les Démocrates, le Rapport de l’IG prouve que Comey a aidé Trump à se faire élire en annonçant que l’enquête sur les courriels avait été rouverte (11 jours) avant les élections.

Michael Goodwin, chroniqueur au New York Post, critique Christopher Wray, l’actuel directeur du FBI, parce qu’il a déclaré que le rapport de l’IG n’a trouvé aucune preuve d’un parti pris politique mais a identifié des « erreurs de jugement » commises par les responsables de l’enquête du FBI.

Selon Goodwin, Wray rejoint le groupe des bouffons constitué par le procureur général Jeff Sessions et son adjoint AG Rod Rosenstein.

Quand Sessions s’est récusé de l’enquête sur la soi-disant collusion avec les Russes, il a mis l’enquête (et le destin de Trump) entre les mains de Rosenstein, qui agit de la même manière que Comey, comme s’il n’avait de compte à rendre à personne.

Rosenstein et Wray refusent toujours de remettre des documents clés aux Républicains qui les réclament afin d’y voir plus clair à propos de l’enquête du FBI sur Trump.

Rosenstein a menacé de traîner en cour des membres de la Chambre et leur personnel pour avoir osé le remettre en question. D’après Goodwin, il s’agit d’un abus de pouvoir révélant son mépris envers ceux qui sont chargés de superviser son travail.

L’Inspecteur Général fait partie du problème parce qu’il refuse de remettre en question l’approche de Comey à l’égard de l’affaire Clinton, en affirmant que ses choix étaient discrétionnaires et conformes aux lignes directrices du FBI.

Toujours selon Goodwin, le Rapport de l’IG ne mentionne pas le fait qu’Hillary Clinton ait été traitée avec des gants blancs alors que Trump et son équipe de campagne ont été menacés de subpoenas, d’accusations d’obstruction, etc., dans le cadre de l’enquête de Mueller sur la soi-disant collusion avec les Russes.

Des plaidoyers de culpabilité, des inculpations, ajoutés à l’emprisonnement de Paul Manafort vendredi, montrent que l’avocat spécial Robert Mueller joue dur même s’il est censé travailler selon les mêmes règles du Ministère de la Justice utilisées par Comey qui a laissé Hillary Clinton se sortir indemne de son affaire de courriels.

La partisanerie est la seule explication valable du traitement différent obtenu par Trump et ses assistants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traductions et adaptations de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

  • https://www.justice.gov/file/1071991/download
  • https://www.washingtontimes.com/news/2018/jun/15/ig-report-confirms-obama-lied-about-hillarys-email/
  • https://www.crtv.com/video/ep-190–what-the-media-doesnt-want-you-to-know-about-the-ig-report—white-house-brief?utm_source=cr&utm_medium=referral&utm_campaign=whb-newsletter-default&utm_term=whb&utm_content=whb-190-ig-report-link-061518-cr
  • http://www.breitbart.com/big-government/2018/06/14/ig-report-fbi-never-designated-hillary-clinton-subject-classified-email-probe/
  • https://www.washingtontimes.com/news/2018/jun/14/sex-lies-and-betrayal-at-the-fbi/
  • https://nypost.com/2018/06/14/justice-dept-finds-no-political-bias-by-comey-in-hillary-probe/
  • https://nypost.com/2018/06/17/fbi-head-proves-washington-has-a-vendetta-against-trump/
  • http://www.foxnews.com/politics/2018/06/14/sessions-warns-ig-report-on-clinton-email-case-could-lead-to-more-firings.html
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