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Publié par Dreuz Info le 22 juin 2018

Médine Zaouiche, dit Médine, est un rappeur français de confession musulmane né au Havre, en Seine-Maritime. Yassine Bellatar est un humoriste de confession musulmane né dans les
Yvelines. Marwan Muhammad est militant associatif (CCIF), il est né à Paris. Wiham Berhouma est enseignante, Mennel est une chanteuse originaire de Besançon Tariq Ramadan est né en Suisse et est islamologue.

Ils sont d’horizon différent, ils viennent de régions voire de pays différents, n’ont pas la même carrière mais partagent certaines choses.

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Ce sont des intellectuels, qui mettent leurs talents respectifs au service d’une cause commune : la défense de l’intégrité morale de l’Islam et des musulmans. Ils sont médiatisés et interviennent plus ou moins régulièrement dans des plateaux télé, à la radio ou dans certains médias internet. Ils donnent des représentations ou des conférences et se connaissent plus ou moins.

Ils expriment leur sympathie les uns envers les autres, et se soutiennent quand l’un des leurs est visé par un scandale lié à des actes réels ou supposés, ou des opinions controversées.

Tariq Ramadan avait rencontré Médine, lequel lui avait inspiré une certaine sympathie.

Yassine Bellatar défend Médine sur les réseaux sociaux et s’exprime en sa faveur. Le chanteur a récemment fait des émules sur les réseaux sociaux. Il doit donner un spectacle au bataclan, le 19 et le 20 octobre 2018. Le même bataclan qui fut la cible d’un attentat terroriste, un des nombreux qui a marqué la France ces dernières années, et où on finit par se demander quand et où se déroulera le prochain et de quelle ampleur sera t-il.

Ce que je voudrais mettre en avant ici, c’est le « rôle » de personnalités intellectuelles et médiatiques, de nationalité européenne et a priori acculturées et intégrées, comme Yassine Bellatar
ou Médine, dans la propagation du fondamentalisme islamique et le communautarisme des « banlieues »,(terme qui définit un type de micro-société plutôt qu’une ceinture urbaine entourée une ville-centre) et des passages à l’acte hostiles qui en découlent. Nous pourrions parler « d’islamosphère » pour désigner cet ensemble d’individus, qui ne sont pas des imams et qui a priori, ne prêchent pas de messages de haine (directement en tous cas).

Je parle de rôle, mais je devrais dire rôle « involontaire », car je n’adhère pas à une théorie du complot (un phénomène peut être encore plus dangereux qu’une volonté organisée). Ce rôle
involontaire consiste à dédouaner l’Islam et les musulmans des actes violents ou des opinions violentes émises au nom de l’Islam, ainsi que des comportements rigoristes et prosélytes. Un rôle cohérent avec la propagation du rigorisme religieux, qui révèle son efficacité après un attentat par exemple.

Dans son album « Jihad, le plus grand combat est contre soi-même », Médine dénonce bel bien la guerre de manière générale dans sa chanson Jihad, et fait une apologie de la paix. Le mot
« Jihad » est détourné de son contexte. Or le détournement hors contexte pour faire croire qu’un mot ou qu’un symbole (comme le voile islamique) a un autre sens (le sens de paix pour le mot Jihad, le sens de liberté et de féminisme pour le voile islamique) est une des méthodes de ces intellectuels défenseurs de l’Islam et des musulmans.

Ils vont répéter avec abondance, en public, qu’ils sont « contre le communautarisme » ou favorables au respect des homosexuels (1), favorables à la paix et au « vivre-ensemble ». La langue
de miel est de rigueur lorsqu’ils s’expriment devant un grand public (2).

Mais lorsque l’on est attentifs à ce qu’ils véhiculent à leur public de prédilection, on s’aperçoit d’un autre discours. Dans une autre chanson (3), Médine va appeler à la haine des
« laïcards », qu’il faudrait crucifier « comme à Golgotha », ou de parler des françaises blanches comme des « crasseuses de souche » (4). On a mis en lumière les tweets de Mennel remettant en cause les attentats, la phrase de Yassine Bellatar sur les « mâles blancs de plus de 50 ans », qui seraient un « problème », la citation de Marwan Muhammad montrant son « souhait » (avoué en disant qu’il est interdit d’empêcher les musulmans de le rêver) que la France devienne musulmane, quant à Ramadan, il se prétend progressiste mais refuse toute critique ou réforme de l’Islam et s’oppose à l’Islam « libéral » de Raif Badawi…

Le rôle des intellectuels de l’islamosphère, consiste donc à utiliser leurs talents respectifs, pour permettre l’infiltration de l’idéologie islamique dans les milieux intellectuels européens. Il faut donner une image de progrès, être contre le « communautarisme » et le « terrorisme », mais toujours répéter que les actes violents relèvent de cas isolés et non d’actions collectives ou d’opinions largement partagées, et ce en dépit d’études menées sur le sujet montrant au contraire une ferveur grandissante de génération en génération, avec un rejet de la république et un faible sentiment national quand l’Islam prend une plus grande place dans la vie des croyants (5, 6).

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Auprès de leur public, ils ne prêchent pas de messages de haine. Leur rôle est plus insidieux.

Ils mettent plutôt en avant les pseudo « travers » de notre société. Ils tentent de montrer en quoi notre société serait « islamophobe » ou « raciste ». Ils s’attaquent à nos valeurs comme la laïcité ou le libéralisme et montent des exemples comme quoi nos sociétés seraient « décadentes » (« Un genre de diable pour la TV reality »), en quoi l’Islam serait garant de paix et d’ordre (« Si j’applique la Charia les voleurs pourront plus faire de main courante »). Ils semblent même porter le blâme jusqu’à la sécularisation, nous transformant en des sortes de coupables ayant trahi notre propre religion (« Pas de signe ostentatoire, pas même la croix de Jésus »).

En première partie, ils évoquent l’Islam comme une religion de paix et les musulmans des personnes de bien, en seconde partie, ils émettent des reproches sur notre modèle de vie, en prenant des caricatures ou en exagérant des supposés défauts. Cela ne peut qu’aboutir dans l’esprit des « jeunes » qui les écoute à un seul résultat : eux sont le bien, et nous sommes le mal. Il s’agit de semer la zizanie, ce qui se pratique toujours en paraissant innocent.

Ainsi, les actions violentes sont commises avec une légitimation. On peut ainsi agir avec violence en se parant de la vertu de la paix, en prétendant agir pour la paix. La violence sera
justifiée afin de préserver l’intégrité morale des auteurs, de leurs soutiens et de leur idéologie. C’est le paradoxes du recours à la violence par des hommes (prétendus) de paix. Les auteurs se croiront dans le camp du « bien » et les islamo-intellectuels, même s’ils prétendent l’acte inexcusable, prendront tellement de temps à le justifier et le relativiser, que cela prendra valeur d’excuse dans l’esprit de ceux qui ne sont pas intellectuels et ne peuvent pas raisonner avec autant de nuances.

C’est ça l’impact psychologique de ces intellectuels. Leur pensée nuancée les rend innocents aux yeux de la société qui comprend les nuances, mais leur public de prédilection qui ne saisit pas ces nuances, saisit la même idée : ils sont innocents (ainsi que leur idéologie/religion) et la société est coupable.

Et ces intellectuels n’ayant commis aucun crime, peuvent se dédouaner de toute responsabilité (et peut être penser sincèrement être innocents, comme un pompier pyromane candide).

Rien ne les relie après tout aux agressions ou aux attentats, qu’ils condamnent par ailleurs.

Alors que leurs discours et leurs productions n’ont eu comme effet psychologique que de renforcer la division et l’hostilité au sein des communautés. Ils se présentent en innocents et font comme s’ils n’avaient pas d’influence du fait de leur intelligence ou de leur position médiatique. Ils manient habilement le verbe, savent comment travestir leurs messages pour les rendre pseudo-compatibles avec nos valeurs, grâce aux limites conceptuelles ou à la dimension abstraite des mots désignant nos valeurs. Ils s’immiscent dans les interstices de notre logique républicaine, comme des caries s’agglutinant sous une gencive par le biais des espaces interstitiels, plus difficiles à atteindre lors du brossage, afin d’y propager l’infection.

Notre devoir est donc de ne jamais céder, de dénoncer ces stratégies insidieuses (même si elles ne sont pas «volontaires »), de se montrer encore plus habiles et de ne jamais quitter le réel
auquel ces discours et productions artistiques doivent être reliés. Car cela se produit aussi dans le réel. Les agressions à l’encontre de femmes (entre autres) peuvent commencer par une intimidation, une action trop anodine (mais loin d’être subtile) pour être de suite légalement pénale comme tourner autour d’une jeune fille à vélo ou en scooter, à plusieurs, la gênant pour avancer, avec des regards narquois, ou faire des tours de scooter sur un parking de façon bruyante et répétitive (7). Et lorsqu’on réagit, l’agresseur trouve son feu vert pour nous qualifier de raciste ou agir comme si on était coupable d’un préjudice à son égard, ce qui lui donne une excuse pour passer à l’acte. Car l’intimidation préalable était aussi une action se déroulant dans les interstices de la loi. Le réel combat et l’ampleur du risque identitaire et religieux d’origine islamique est dans le non-dit, dans le relatif, dans l’implicite. C’est là que nous ne devons jamais céder.

références
(1) https://tariqramadan.com/islam-et-homosexualite/
(2) https://www.youtube.com/watch?v=Tho83BrwsT4
(3) https://genius.com/Medine-dont-laik-lyrics
(4) https://genius.com/Medine-grand-paris-lyrics
(5) http://www.institutmontaigne.org/publications/un-islam-francais-est-possible
(6) https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01676524/document
(7)http://www.lepoint.fr/faits-divers/rouee-de-coups-elle-ne-depose-pas-de-plainte-par-peur-desrepresailles-09-06-2018-2225626_2627.php

© Mickael Celio pour Dreuz.info.

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