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Publié par Dreuz Info le 24 juin 2018

La soirée du 21 juin à l’Élysée, à l’occasion de la fête de la musique, avait quelque chose de particulier. Une ambiance inhabituelle pour une soirée à l’Élysée. Oubliez la prestance, la sobriété, la grande musique, la chanson populaire française, l’opéra… l’ambiance était électro. Mais ce qui étonne encore plus, ce sont les « danseurs ».

On pouvait lire sur le t-shirt d’un DJ « noir et pédé », les hommes (peu de femmes) typés afro, étaient vêtus de résilles, de mini-short et dansaient en se trémoussant, avec souplesse, il faut l’admettre. Et tout ce petit monde s’est réuni pour une photo avec le couple présidentiel.

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Si cet événement nous scandalise, ce n’est pas parce que les danseurs sont noirs ou qu’ils sont homosexuels. Nous estimons (et les réactions sur les réseaux sociaux semblaient pour beaucoup de cet avis, du moins auprès de celle que l’on qualifie de « fachosphère »), que ce type de spectacle n’a simplement pas sa place à l’Élysée.

En effet, les reproches que nous pouvons adresser concernent moins ces danseurs et leur type de spectacle, qui a sa place certainement dans une « boîte gay », que le choix du couple présidentiel. Car ces danses et ces tenues ne sont pas neutres. Les tenues sont courtes, ils travestissent en partie le corps de l’homme, les mouvements évoquent la sexualité. Ces spectacles sont faits de sorte à briser les codes publics, les codes de genre et hétérosexuels. Et « casser les codes », n’est pas signe de décadence de civilisation en soit. Une société a des normes et des occasions de « suspendre » cet ordre, comme au Carnaval de Rio par exemple. Nous touchons là presque à un phénomène anthropologique. Une société invente ses moyens de rompre ses codes ponctuellement.

Ce type de spectacle a par exemple lieu habituellement dans les soirées LGBT, réservées aux adultes éclairés, conscients de ce qu’ils vont y trouver (et qu’ils recherchent surtout), le temps d’une fête, d’un moment de divertissement et d’égarement comme il en existe sous différentes formes.

Mais si la société tolère, accepte et encadre ces festivités, elles n’ont pas habituellement pour destination la scène publique, pas toutes. La scène publique est le lieu des normes et des conventions. Ce ne sont pas ces festivités qui organisent la scène publique mais la société qui encadre ces festivités en lui attribue des lieux ou des moments.

Si certains disent qu’au nom de la liberté, ce type de spectacle n’aurait pas de lieu approprié, trouveraient-ils normal, seraient-ils capables honnêtement d’organiser ce type de soirée à un anniversaire d’enfants ou dans un cimetière ? S’ils admettent que non, ils admettent alors qu’il existe des lieux et des publics pour certaines activités, donc des conditions, ce qui va à l’encontre d’une liberté absolue.

Il reste donc à déterminer si l’Élysée fait partie de ces lieux, alors qu’il fait partie de la vie publique et qu’il est médiatisé et donc potentiellement regardé par le monde entier. Il faut donc se demander l’image que l’on veut renvoyer de l’Élysée. S’il s’agit d’une image de dignité, de sobriété, d’élégance, de distinction, de grandeur… ou de débauche. Et c’est un questionnement que l’on peut se poser que l’on soit homosexuel (affilié ou non à une communauté) ou pas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Laurent Duverger pour Dreuz.info.

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