Publié par Michael Katz le 5 juin 2018

Le Cameroun est, aujourd’hui encore, certainement l’un des pays les plus stables et prospères d’Afrique. Quand j’ai la chance de voyager sur ce continent, je suis toujours agréablement surpris par ce pays d’Afrique Centrale où un sentiment de sécurité vous gagne quand vous marchez dans la rue (même quand vous êtes une femme blanche, seule, dans les rues de Yaoundé ou de Douala). Bien entendu, rien n’y est parfait (pas plus qu’ailleurs), mais règne là-bas le sentiment que « tout est possible… » Ce qui a d’ailleurs permis de faire naître des talents reconnus mondialement, comme Manu Dibango en musique ou Samuel Eto’o en sport.

Malheureusement, la stabilité d’un pays, atout permettant la prospérité de ses habitants, fait des jaloux

Alors il y a d’abord eu les islamistes de Boko Haram. Ils ont tenté de prendre le nord du pays avec des incursions menées depuis le Nigéria. Mais avec l’aide précieuse des Américains et du gouvernement de Donald J. Trump, cette menace des terroristes islamistes a été largement balayée et écartée. Et le gouvernement de Paul Biya peut être fier de dire qu’à ce jour il est le seul, en Afrique, a avoir su mettre un terme aux avancées de ces intégristes pleins de (mauvaise) foi et sans loi.

Mais depuis lors, une autre organisation terroriste effraie les habitants des régions Nord-Ouest et Sud-Ouest. Les miliciens attaquent les écoles, enlèvent les professeurs, empêchent le gouvernement de développer les infrastructures locales (routes, accès à l’eau potable, etc.), tuent les officiels… et au final, ils prennent en otage les civils.

Les villageois remercient l’armée d’avoir libéré le village des terroristes

J’ai pu voir sur Twitter une campagne de propagande, menée très probablement par des agents étrangers, visant à faire des forces de défense camerounaises des démons. Il y a des montages photographiques immondes, des appels à soutenir des forces terroristes, des appels à déstabiliser le pays, à ruiner le pays économiquement et à l’isoler diplomatiquement.

Mais de l’autre côté, j’ai été témoin d’une réalité. J’ai assisté à la libération du village d’un ami. Il m’avait invité chez lui pour assister au mariage de son fils aîné. La situation était tendue. La population évitait de sortir de chez elle. Tout était à l’arrêt et les commerçants ne pouvaient plus faire vivre leur famille. Des terroristes se baladaient, armes à la main, dans les rues. J’étais donc sur place quand l’armée est arrivée dans les environs. Les combats furent âpres. Tout le monde était apeuré. Mais seuls les terroristes et leurs soutiens ont été laminés.

Au final, les habitants sont venus embrasser les soldats. « Ce sont nos frères, ils sont venus nous libérer » m’expliqua, euphorique, le jeune marié.

Le responsable des opérations militaires a rouvert dans l’immédiat l’école du village – offrant même des fournitures aux élèves. L’armée commence des distributions de nourriture et d’eau. Les compagnies de BTP chinoises arrivés quasi-immédiatement ont commencé les travaux de construction d’une route qui était prévue depuis avant l’occupation des terroristes. Et les pupils ont pu reprendre le chemin des terrains de foot (avec des ballons donnés en cadeau par les soldats).

L’armée libératrice (le « BIR » est la « Brigade d’Intervention Rapide ») offre des fournitures scolaires aux enfants du village

Et ce même schéma se représente à chaque fois que l’armée libère un village tombé entre les mains des forces terroristes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Et s’ils se décrivent comme des « libérateurs », les terroristes n’appliquent pas moins les méthodes des pires organisations islamistes. Qui ferme les écoles ? Les talibans ! Qui enlève les professeurs ? Boko Haram ! Qui menace tous ceux qui ne pensent pas comme eux ? Daech ! Et qui fait exactement la même chose au Cameroun ? Un groupe séparatiste de quelques milliers de barbares sanguinaires.

Chez Dreuz, nous lançons souvent des alertes. Surtout pour ouvrir les yeux de nos lecteurs afin qu’ils ne tombent pas dans le piège de la propagande et des fake news.

Dans quelques mois auront lieu au Cameroun des élections présidentielles. Et je parie que certaines organisations étrangères, celles qui déjà veulent imposer leur loi à travers le monde, vont tout faire pour déstabiliser le pays des Lions Indomptables… tant dans la presse mainstream, que sur Internet et dans les forums internationaux.

Ne soyez pas dupes. Souvenez-vous bien de cet article. Et vous me direz « merci » !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michael Katz pour Dreuz.info.

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