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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 2 juillet 2018

Sur Tweeter, @TrumpFranceInfo écrit – à tort selon moi – que « la Cour Suprême va encore se droitiser grâce à la nomination d’un juge à vie par Trump, alors qu’elle a rendu des décisions conservatrices :

  • Décret anti-migrants validé
  • Décision pro Life
  • Cotisations syndicales plus obligatoires »

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Je m’en voudrais de priver les pro-Trump de leur légitime joie de voir les idées progressistes reculer, car c’est une chance pour l’Amérique. Mais croire que grâce aux nominations du président Trump (d’abord le juge Gorsuch, puis celui qui remplacera le juge Kennedy), la Cour suprême va virer à droite, c’est adopter le narratif de la gauche sans s’en apercevoir.

Un mot pour expliquer l’importance de la décision du juge Kennedy de prendre aujourd’hui sa retraite.

  • Depuis qu’il a pris ses fonctions il y a 30 ans, Anthony Kennedy, un conservateur, a joué un rôle central dans presque tous les grands dossiers de société en raison de son vote variable : tantôt à gauche, tantôt pas. Dans une Cour suprême divisée entre les progressistes et les constitutionnalistes, Kennedy a souvent frustré ceux des deux camps par ses votes imprévisibles.
  • Sa décision de tirer précisément maintenant sa révérence – les rumeurs disent qu’il voulait le faire depuis longtemps – est un formidable témoignage de confiance envers le président Trump. De la part d’un des plus grands esprits du pays, d’un homme à l’intégrité respectée, la décision, pour peu qu’on veuille regarder les choses en profondeur, détruit l’image du Trump débile et fou que les journalistes ont greffé dans le cerveau des gens faiblement informés.

Mais revenant à ma fronde impertinente :

Pourquoi la nomination d’un « Gorsuch 2 » ne peut pas faire virer la Cour suprême à droite

De tradition, la gauche a un respect modéré pour la démocratie : l’essentiel de sa philosophie découle d’une dilution du communisme, l’idée qu’un pays n’est bien gouverné que par la dictature « du peuple » (par peuple, entendre un régime totalitaire et une caste dirigeante corrompue).

Aux Etats-Unis, ce peu d’appétit a trouvé son terrain d’expression dans le rejet, par les Démocrates, de la séparation des pouvoirs garantie par une justice indépendante du législatif : ce que les Démocrates ne parviennent pas à obtenir par le vote démocratique, ils tentent de l’obtenir par les décisions de la suprême Cour – ce qu’on appelle encore « légiférer par le siège ». C’est-à-dire que les magistrats du siège prennent des décisions contraires à la loi, alors qu’elles auraient dû être laissées à la discrétion du Congrès fédéral ou de l’État chargé de les voter.

Pour obtenir d’un juge ce qu’elle n’a pas pu faire voter démocratiquement, la gauche cible la Cour suprême comme son terrain d’action politique, et fait ainsi disparaître la séparation des pouvoirs.

A l’inverse, les Républicains ne se servent pas de la Cour suprême pour imposer leurs idées politiques, mais pour faire appliquer la Constitution. Le conservateur ne considère pas la Constitution comme un document malléable qui doit évoluer au gré des envies d’expérimentations sociales, mais doit servir de boussole à l’application du droit, en stricte conformité à sa fonction.

Le juge à la Cour suprême n’est pas là pour faire de la politique et changer la loi, mais pour l’appliquer. Il est là pour rechercher le sens que voulait donner aux textes les Pères fondateurs, et dire le droit, non à le faire évoluer, charge dévolu au Congrès et aux Etats.

Le piège sémantique accusateur

La gauche a tendu un piège à la droite, qui est tombée dedans – ce n’est hélas pas la première fois, en l’accusant de pervertir les institutions. Car ne nous y trompons pas, faire pencher la justice à droite ou à gauche est une perversion de cette institution. Dans notre monde polarisé et hostile, sa neutralité n’est même plus souhaitée.

La gauche accuse les conservateurs de ses propres turpitudes : chercher à influencer la Cour suprême à son profit alors que rien n’est plus faux. Exiger le respect de la constitution et rechercher le sens que voulaient lui donner ses auteurs n’est pas faire de la politique, ce n’est pas « droitiser » la justice, mais simplement respecter les fondements de la démocratie américaine.

Si vous prêtez attention aux arguments des uns et des autres, vous constatez que les uns sont politiques et les autres rigoureux.

  • Les progressistes en panique expliquent que la nomination d’un juge constitutionnaliste par Trump, va faire « perdre toutes les évolutions de la société de ces 30 dernières années » et des 30 ans à venir. Qu’est ce que les évolutions de la société ont à voir avec le respect de la constitution ? Chez les Démocrates, il n’est jamais question de faire appliquer la constitution.
  • Les conservateurs, à l’inverse, affirment vouloir vivre sous la protection des principes de la constitution, et non des lubies d’une minorité aux intentions idéologiques dissimulées.

Aux politiciens de convaincre la population de leur donner assez de votes pour contrôler le Congrès. Au Congrès de modifier la constitution et voter les lois. Au juge de les appliquer.

Conclusion

Lorsque la gauche dit que la constitution est de droite (elle est en réalité du côté de la nature humaine et du bon sens, et cela explique sa pertinence dans le temps) quel aveu d’échec des idées progressistes, quelle confession que son idéologie contredit ce que nous sommes !

Si les Démocrates n’ont jamais pu modifier la constitution lors des nombreuses occasions où ils ont détenu le pouvoir, et qu’ils se sont jetés sur la Cour suprême comme ils se sont saisis des médias, du système éducatif et académique, de l’édition littéraire et d’Hollywood pour y parvenir, c’est bien que les idées de gauche ne passent pas le test du peuple…

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