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Publié par Hélios d'Alexandrie le 2 juillet 2018

Je me propose dans cette série d’articles de partager avec les lecteurs ma compréhension des évènements historiques et de leur impact sur le monde d’aujourd’hui.

Il est difficile, dans la cacophonie quotidienne, de faire le tri entre les faits significatifs qui auront un impact sur notre futur, et ceux qui, charriés dans le flot continu des nouvelles, relèvent de l’anecdote.

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L’Histoire est rarement statique, sauf exception (catastrophes naturelles, pandémies meurtrières, etc.) elle est invariablement façonnée par l’homme, par ses idées et par ses passions. L’Histoire contemporaine, la nôtre, obéit aux mêmes lois, mais elle a ceci de particulier, que les bouleversements qui ont lieu en un point du globe, n’ont pas uniquement des effets locaux, leur impact à distance, même faible, peut être significatif.

L’année 2018 est-elle ou sera-t-elle une année charnière? Telle est la question que je me suis posée en examinant d’une certaine distance, la série d’évènements, passés et présents, qui pourraient avoir une empreinte profonde sur notre futur. Je me penche dans chaque article de cette série sur une région du Globe, afin d’en dégager les éléments qui me paraissent les plus significatifs, pour la compréhension du monde d’aujourd’hui et pour l’anticipation de l’avenir.

Première partie

L’Europe

Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, l’Occident se trouve à la croisée des chemins. Il y a cent ans exactement prenait fin ce conflit qui a broyé dans ses tranchées la fleur de la jeunesse européenne. Guerre éminemment évitable, mais qu’aucun dirigeant politique n’a pris le risque d’empêcher, tant l’hostilité et la belligérance, nées d’un nationalisme exacerbé, rendaient futile tout appel à la raison. Le monde occidental ne s’est jamais vraiment remis de cette hécatombe, la blessure, en apparence guérie, a laissé des séquelles permanentes dans le subconscient collectif. Les évènements historiques subséquents ont été à divers degrés, influencés par la crainte chez les vainqueurs de reproduire le traumatisme, et par la volonté du vaincu de prendre sa revanche.

En Europe la Seconde Guerre mondiale, fruit de la volonté d’un seul homme, a mis fin à un intermède d’à peine vingt ans. La crainte de reproduire le traumatisme a paradoxalement contribué à accélérer son retour. Le second acte de la pièce a dépassé en horreur le premier : cette fois les civils, autant sinon plus que les militaires, ont été profondément éprouvés, en particulier les millions de gens, juifs pour la plupart, qui ont été intentionnellement désignés à disparaître. Deux guerres mondiales en une seule génération ne pouvaient faire autrement que meurtrir l’âme collective en Europe. L’apparente insouciance et l’hédonisme des années d’après-guerre étaient trompeurs, ils servaient à recouvrir le sentiment de culpabilité et le mal-être spirituel. Alors que la paix et la prospérité matérielle, se donnaient la main pour mettre au monde une société riche de ses droits, de ses libertés, de ses valeurs et de ses réalisations, la confiance en soi et dans l’avenir s’est révélée étonnement faible.

Une Europe dépressive et sans défense

Pour cette Europe démoralisée, le poids de l’identité nationale et de l’autorité morale est devenu trop lourd à porter. Les carnages et les destructions des deux guerres mondiales ont convaincu les Européens de se méfier de leur attachement affectif à leurs propres pays. Le sentiment de honte, plus ou moins refoulé, les a convaincus de renoncer de prétendre à toute autorité morale. Pour avoir décimé sa jeunesse dans les conflits, l’Europe s’est infligé une punition, elle s’est laissé vieillir en faisant de moins en moins d’enfants. Au sortir de la guerre, quelque chose s’est brisé dans l’âme des Européens, quelque chose que ni la prospérité matérielle, ni la protection de l’État-providence, ni les libertés individuelles, ni les progrès scientifiques et techniques ne pouvaient réparer.

Il n’est donc pas étonnant que les nations européennes aient cru bon de se protéger d’elles-mêmes. Elles ont graduellement évolué vers la création d’une instance supranationale qui les tient à présent sous tutelle. Certes l’Union Européenne a pour raison d’être la mise en place et le maintien d’un espace économique unique à l’échelle du continent, mais il ne s’agit pas là du seul objectif, on pourrait même se demander si l’objectif principal n’est pas de dresser des obstacles insurmontables à un possible retour du nationalisme. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’Union Européenne semble avoir enfin réalisé ce que deux guerres mondiales ont tenu en échec, soit la suprématie de l’Allemagne. Pour autant le peuple allemand n’est pas moins assujetti aux entraves que les autres peuples européens. La suprématie allemande est uniquement d’ordre économique, le peuple allemand, à l’instar des autres peuples européens, a pratiquement perdu le pouvoir de décider de lui-même et de son avenir.

Et il n’est pas surprenant de réaliser que ce qui affecte les nations, touche profondément les individus. De la même façon que l’idée de nation est combattue sur le plan politique, le sentiment d’appartenance à la nation est dénigré; le patriotisme est assimilé au racisme, voire au fascisme. Au nom des droits et de l’autonomie individuelle, les valeurs, la culture et le mode vie traditionnels subissent systématiquement des attaques à l’école et dans les médias. Le christianisme est délibérément évacué de la constitution européenne, et le dénigrement continu de la foi chrétienne ampute les individus de leurs racines religieuses. Tout est fait pour que les populations perdent leurs repères et leur cohésion, à travers des débats sur des sujets proprement polarisants, tels que le mariage homosexuel, l’avortement libre et gratuit, la théorie du genre, l’écriture inclusive, etc. Débats qui se terminent toujours par l’écrasement des coutumes et des valeurs traditionnelles, face à des groupes militants, jouissant du soutien déclaré de l’État.

Mais le plus étonnant est que la majorité qui assiste à ces débats demeure silencieuse et impuissante, envahie par le doute et la culpabilité. Il ne lui vient pas à l’idée que ces valeurs et cette civilisation, qu’elle laisse filer entre ses doigts, sont édifiées sur des siècles de foi, d’étude, de réflexion, de labeur, de luttes, de sacrifices et de souffrances. Que ce patrimoine irremplaçable dont elle est la dépositaire ne lui appartient pas en propre, mais qu’elle a le devoir de le préserver et le transmettre aux prochaines générations. Tout le drame de l’Europe contemporaine est là : face aux tragédies des deux guerres mondiales, elle peine à se sortir du deuil qui la mine et qui la pousse à subir en silence les assauts répétés du gaucho-mondialisme et de l’islam.

Le poison du mondialisme gauchisant

Ce qu’il est convenu d’appeler la crise migratoire est l’ultime conséquence de la tragédie des deux guerres mondiales. Un continent riche, industrieux et pacifique, mais qui doute de lui-même, jusqu’à ne pas s’aimer et jusqu’à flirter avec le suicide, s’est laissé envahir sans opposer de résistance. Mais la crise migratoire a ceci de particulier qu’elle a suscité chez les peuples européens une prise de conscience du danger que représentent les millions de migrants présents sur leur territoire. Des migrants inassimilables, non seulement parce qu’ils sont culturellement et religieusement hostiles à la société d’accueil, mais également parce que cette dernière, taraudée par la culpabilité, ne se reconnait pas le droit de les assimiler.

Il est cependant utile de souligner le rôle qu’ont joué les élites et l’idéologie mondialiste dans l’édification de l’Union Européenne, l’exacerbation de la crise migratoire et l’insécurité qui en découle. Ce sujet a fait l’objet d’un article intitulé « l’islam les élites et le séisme géopolitique qui s’annonce » et publié le 11 mai 2017, il se trouve sous ce lien: dreuz.info.

Les élites européennes ont épousé la cause du mondialisme et adopté son programme d’élimination des frontières et d’effacement des identités nationales, culturelles et religieuses des peuples en Occident, particulièrement en Europe. Le système immunitaire des Européens était beaucoup trop faible pour résister à cette attaque systématique et bien coordonnée, qui plus est les médias, à la solde du mondialisme, ont tout fait pour entretenir le sentiment de culpabilité des Européens et détourner leur attention des vrais enjeux. En France la manipulation médiatique a permis l’élection du candidat Macron, ouvertement mondialiste, pour qui la France ne représente rien de plus qu’un espace géographique où on s’exprime en français. Élire un homme qui n’éprouve aucun sentiment d’appartenance à la nation qu’il est appelé à diriger, en dit long sur la perte de repères et l’état de confusion dont les électeurs sont atteints; mais cela met également en relief le pouvoir maléfique des médias, dont le rôle désormais ne consiste pas à informer le public, mais à l’amener à voter contre ses intérêts vitaux.

Le mondialisme fait cause commune avec la gauche islamophile, leur alliance, jusqu’à tout récemment, avait réussi à paralyser les peuples, en criminalisant toute critique et tout effort de résistance face à l’envahisseur islamique. Ce dernier est l’instrument de choix aux mains des mondialistes et des gauchistes, dans leur effort commun visant à gommer les identités nationales, et à imposer des changements profonds et irréversibles dans le paysage ethnoculturel des nations européennes.

Mais nous n’en serions pas là si les Européens avaient su « exorciser les démons du passé », et se libérer du remords qui les a conduits au bord du suicide. Ils tardent encore à surmonter leur désarroi spirituel; non désireux ou incapables de mobiliser leurs énergies, ils ont de la difficulté à contrecarrer les forces qui empoisonnent leur présent et assombrissent leur avenir.

Le réveil du nationalisme  

Ce qui paraissait naguère comme un combat d’arrière-garde ou un baroud d’honneur précédant l’écroulement final du nationalisme, apparaît aujourd’hui comme le point ultime de sa retraite, étape à partir de laquelle il a mobilisé ses forces et lancé sa contre-attaque. Mondialistes, gauchistes et islamistes, n’ont pas tenu compte dans leurs calculs de la profondeur stratégique du nationalisme et encore moins de la profonde solidarité qui unit les nationalistes face à leurs ennemis. Également ils n’ont pas tenu compte des mutations profondes qui ont fait du nationalisme un courant de pensée qui encourage ses adeptes à se reconnaître et à s’entraider, indépendamment de leur appartenance : C’est ainsi que des gens de nationalités différentes se reconnaissent dans leur attachement à l’idée de nation, et se rendent compte de la nécessité d’unir leurs efforts pour défendre et promouvoir leurs idées.

Deux éléments ont permis au nationalisme de revenir en force dans l’arène : le danger islamique et le refus des élites d’en prendre acte et de l’affronter; il était plus facile pour ces derniers de réprimer les mécontents en les accusant de racisme, que d’appliquer les correctifs qui s’imposent. Du coup les populations, de plus en plus inquiètes, ont réalisé que dans l’ordre des priorités, leur sécurité physique et la préservation de leur mode de vie, se situent bien en dessous d’autres considérations, dont celles d’accommoder les musulmans et leur permettre de recréer en Europe le même type de société qu’ils avaient en apparence abandonnée.

Le retour du nationalisme à l’avant-scène n’est pas uniquement le fruit des politiques favorables à l’islamisation des sociétés. Le nationalisme en lui-même est porteur d’un programme politique qui se distingue de celui des autres courants idéologiques, il est centré sur l’intérêt national et sur la préservation de la culture et du mode de vie à l’occidentale. Les nouveaux nationalistes sont avant tout des patriotes qui aiment leur pays et qui tiennent à préserver son intégrité territoriale, son indépendance, ses valeurs et sa culture; d’où leur rejet du multiculturalisme et de la rectitude politique, en tant qu’instruments visant à étouffer l’expression de la volonté populaire. Leur patriotisme, leur capacité à traduire en langage politique les sentiments et les inquiétudes de leurs compatriotes, leur connaissance de l’Histoire, leur lucidité, leur courage et leur esprit de sacrifice, n’ont fait qu’accroître le capital de crédibilité qu’ils détiennent auprès des électeurs.

Le retour en force du nationalisme a sérieusement ébranlé les partis au pouvoir, sans toutefois les amener à remettre en question leurs politiques. Il ne leur est pas facile de changer de trajectoire, qui plus est l’idéologie gaucho-mondialiste dont ils se réclament, est réfractaire au questionnement et abhorre toute déviation du dogme établi. Il s’ensuit que les seuls choix qui s’offrent à eux pour contrer le nationalisme, sont la propagande négative et l’imposition de limites drastiques à la liberté d’expression, sous couvert de combattre le « discours de haine ». Mais ces mesures antidémocratiques produisent des effets opposés au but recherché, l’intimidation en tant que méthode est en apparence efficace, mais elle ne possède aucun pouvoir sur les esprits, en fait elle ne fait qu’accroître la méfiance et le ressentiment chez les électeurs, dont le silence, imposé par l’État et par les médias, se révèle éloquent dans les urnes.

Le coup d’envoi du BREXIT

Deux ans ont passé depuis le coup de tonnerre du BREXIT, référendum donné gagnant par tous les instituts de sondage, mais dont le résultat a été à l’opposé des prévisions. La victoire des nationalistes britanniques a en quelque sorte sonné le ralliement des forces patriotiques partout en Occident. L’élection de Donald Trump, patriote politiquement incorrect, à l’instinct sûr, à l’énergie débordante et à la volonté de fer, a été comme un séisme dont les secousses secondaires continuent de fissurer les assises du mondialisme. Depuis il ne s’est pas tenu une élection en Europe sans que les nationalistes, la France exceptée, fassent des gains majeurs ou prennent le pouvoir. Le « noyau dur » du nationalisme se situe en Europe de l’Est : Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie. À ce bloc inébranlable, l’Autriche et plus récemment l’Italie se sont ralliées, dans ce qui semble être une défaite majeure pour les gauchos-mondialistes.

Mais ce n’est pas tout Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne et partisane déclarée de l’abolition des frontières, a essuyé une rebuffade sans précédent lors des dernières élections. L’AFD parti nationaliste et résolument opposé à l’immigration islamique, a obtenu des résultats plus qu’honorables, qui lui ont permis d’entrer au Bundestag et d’y occuper un nombre significatif de sièges. Mieux encore, la fragile coalition qui a permis à Merkel de former le nouveau gouvernement, est à présent menacée par la question de l’immigration. L’exaspération des Allemands est telle, que si l’afflux de nouveaux migrants n’est pas bloqué, et si les problèmes engendrés par les migrants en place ne sont pas sérieusement adressés, la coalition actuelle ne tiendra pas et de nouvelles élections devront être déclenchées. Merkel se trouve à présent sur le « siège éjectable », son départ éventuel ne peut faire autrement que donner des ailes aux nationalistes.

Avec Macron et son parti au pouvoir, la France semble résister à la vague nationaliste. Mais le fait est que la participation aux dernières élections a été historiquement faible. Les électeurs ont massivement choisi de rester chez eux, attendu qu’aucun parti en lice ne reflétait leurs aspirations. Il manque à la France un parti et une personnalité politiques authentiquement patriotes, ayant un programme économique crédible et capable de rassembler une majorité d’électeurs. En attendant, la popularité de Macron s’affaiblit, son inféodation au mondialisme, sa complaisance à l’égard de l’islam et de la « diversité » suscitent le dégoût. Il est peu probable qu’il change d’orientation et choisisse de répondre aux préoccupations des Français. Ses allégeances sont ailleurs : on ne peut servir deux maîtres, la finance mondiale et le peuple.

Le retour du balancier

L’Europe semble vouloir récupérer son âme, mais il est encore tôt pour dire si elle y réussira. Ses forces propres ne semblent pas suffire à la tirer de la misère spirituelle où elle s’est laissée tomber. Mais on aurait tort de minimiser l’importance des sursauts d’énergie qui se manifestent un peu partout sur le continent.

Un tournant semble se dessiner cette année, il reste à espérer que les conditions gagnantes, tant internes qu’externes, seront opportunément réunies, pour permettre aux peuples européens de se réconcilier avec leur passé et de contempler avec espérance l’avenir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

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