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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 2 juillet 2018

Dernièrement, j’étais pour affaires dans le faubourg Saint-Antoine à Paris, quand Monsieur Laurent me proposa une conversation très intéressante autour d’une tasse de café. Après avoir rappelé l’importance du mariage dans la communauté comme la nécessité impérieuse de donner la vie à des enfants aimés, il m’a raconté l’histoire étonnante du Rabbin Loubavitch de New York. Et il me parla alors de cette histoire mythique qui court dans la communauté du pouvoir du Rabbin de New York de transformer une colombe en feu.

C’est vrai qu’on évoque souvent l’esprit bienveillant et protecteur de Dieu comme une colombe. Gn 1 dit qu’au commencement du monde l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. Cette expression des penseurs juifs dit que l’Esprit de Dieu pouvait être figuré par un oiseau (Dt 32,11). Certains auteurs de la période talmudique

parlent des « ailes de la Shekina » pour désigner la Providence, qui invitera à se convertir au judaïsme. Pourtant cette histoire du pouvoir du Rabbin de transformer une colombe en feu me laissa perplexe. Je ne pouvais oublier ce récit du poète Élie Wiesel : « Une semaine avant Pessah, notre communauté
fut plongée dans l’angoisse : nous nous attendions à tout moment à un massacre.

Pour quelle raison ?

Question saugrenue ! Depuis quand nos ennemis doivent-ils justifier leur soif de sang juif ? Cette fois-ci tout était prêt : ils avaient caché la dépouille d’un enfant chrétien dans la cave de Shmouel le marchand.

En conséquence, nous fûmes accusés d’avoir commis un crime rituel. On a dit que du sang chrétien était (vital) pour la fabrication des pains azymes. Les idiots ! Leur perversité n’a d’égale que leur ignorance.

« Notre Écriture le dit, nos Sages le répètent et nos Maîtres ont prouvé que depuis que les juifs furent juifs, ils ne se sont jamais rendus coupables de tels méfaits. Notre tradition exclut tout crime rituel.

Abraham lui-même n’acheva pas son acte et son fils survécut à l’épreuve du père. Il y a des années, tous les livres juifs de Prague ont été saisis et emmenés à Vienne pour y être examinés en vue d’y déceler la trace d’un tel rite.

« Pas un seul ouvrage ne fut épargné et le chantre de la synagogue dut officier par cœur.

« Les livres ne furent rendus que deux ans après. Pour nous, toute vie est sacrée.

« Le grand Maharal parvint à en convaincre le cardinal Sylvestre qui était à la tête de l’Église de
Prague. Et même le roi Rodolphe, qui était notre souverain. Aucun être doué de bon sens et de discernement n’accorderait le moindre crédit à ces sordides racontars. Il en est pourtant qui continuent à répandre sournoisement ces mensonges et dans un seul but : attiser la haine, susciter la violence et verser le sang juif.

« Nous nous tournâmes vers le Maharal : n’était-il pas notre guide, notre Maître spirituel, un exemple de sagesse et de courage ? Il s’employa à expliquer aux autorités que Shmouel le marchand était un homme droit et charitable. Il se porta garant de son innocence. Rien n’y fit. Le marchand et sa famille furent mis aux arrêts. Le plus jeune de ses fils, Yehoshoua, mon camarade de classe, fut lui aussi incarcéré.

« Je me souviens de son visage ou plutôt de la terreur qui s’y peignait.

« N’ayez pas peur » leur dit le Maharal d’une voix ferme et sereine.

« Dieu sait que vous n’avez rien à vous reprocher et ce que Dieu sait, d’autres finiront par l’apprendre ».

« Nous accompagnâmes les captifs tout au long du chemin qui conduisait au quartier chrétien, où une meute humaine houleuse massée au pied d’une muraille surmontée d’un beffroi hurlait menaces et obscénités. À travers le tumulte, je pouvais percevoir le cliquettement des chaînes mais, ne pouvant plus apercevoir mon ami Yehoshoua, j’eus le sentiment de l’avoir quelque peu trahi.

« Le marchand et sa famille disparurent au fond d’une cour et je me demandai si je les reverrais jamais.

La question me taraudait tant que j’avais peine à respirer.

« C’est alors que le Maharal nous dit : « Rendons-nous tous à la synagogue où nous joindrons nos prières à celles de nos malheureux frères. Dieu nous entendra, je vous le promets ».

« La nuit nous évitions de nous rendre aux abords de la synagogue. La rumeur courait que les morts s’y retrouvaient pour prier et étudier et pour se souvenir à leur façon.

« Seul le Maharal s’y rendait, la nuit comme le jour. « Rien ne lui faisait peur… »

« Lentement, hommes et femmes, parmi lesquels mon père et ma mère, se mirent en marche en direction de la synagogue qui dominait la petite place de notre quartier et moi, l’un des plus jeunes, je courus en tête du cortège. J’aimais et aimerai toujours intensément cette synagogue à nulle autre pareille.

« On l’appelle « Altneue shul », l’ancienne-nouvelle synagogue, mais le nom peut être aussi vocalisé en hébreu « Altnaï », « à condition » (qu’elle soit un jour rendue à Jérusalem). Nos ancêtres édifièrent cette synagogue il y a 2000 ans, après la dispersion de la Judée et la destruction de Jérusalem.

« On raconte que des anges célestes emportèrent des pierres du Temple et les insérèrent dans ce magnifique édifice qui demeure la fierté de notre communauté. La vieille synagogue avait survécu à maintes calamités. Lorsque le père de mon père était enfant, un violent incendie se déclara dans le quartier juif.

« Seule la synagogue ne fut pas touchée. Sur son fronton se tenaient deux mystérieuses colombes blanches qui y demeurèrent tant que les flammes faisaient rage dans le ghetto. Ni les flammes ni la fumée suffocante ne purent les déloger. Après que tout danger fut écarté, les deux colombes disparurent.
(© Élie Wiesel).

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