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Publié par Gaia - Dreuz le 5 juillet 2018

Alors que le Nigeria est traversé par des violences inter-ethniques et religieuses, un imam s’est distingué, le 28 juin dernier, dans le Barkin Ladi, par son geste héroïque, en sauvant 262 chrétiens assaillis par des agriculteurs peuls musulmans.

Son geste héroïque est porteur d’espoir dans un pays meurtri par les affrontements entre chrétiens et musulmans. Un imam du village de Nghar Yekwah (District du Barkin Ladi, dans le Plateau du Nigéria) a sauvé, jeudi 28 juin, 262 hommes, femmes et enfants d’une attaque sanglante. Eux étaient chrétiens, leurs assaillants, musulmans pour la plupart.

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À Nghar Yekwah, il est environ 3 heures de l’après-midi quand 300 hommes peuls, armés de fusils et de machettes, s’attaquent aux habitants. Ces derniers sont tués, leurs maisons, brûlées. Les villageois courent dans tous les sens. C’est alors que l’imam de la mosquée voisine – qui ne souhaite pas donner son nom pour des raisons de sécurité – ouvre sa porte : « J’ai d’abord caché les femmes et les plus vulnérables dans ma maison. Ensuite, j’ai réfugié les hommes dans la mosquée », a-t-il raconté à Dooshima Abu, journaliste à la BBC, basé dans le Plateau du Nigéria.

Mais les assaillants se dirigent vers la mosquée, ayant appris le geste de l’imam. Ce dernier, accompagné de plusieurs autres membres de sa communauté, leur barre la route. Les assaillants le menacent, ils vont « brûler la mosquée et la maison de l’imam », rapporte le journaliste de la BBC. Inflexible, l’imam, prostré sur le sol, les implore de laisser la vie sauve aux habitants qu’il cache. Puis il crie, en direction de ces derniers, les enjoignant à fuir. À peine avait-il prononcé ces mots que les Peuls s’éparpillent.

Au journaliste de la BBC qui lui demande les raisons de son geste, l’imam raconte humblement avoir voulu exprimer sa gratitude aux chrétiens qui, il y a 40 ans, avaient donné aux musulmans leur terrain pour construire la mosquée. Si ce responsable musulman n’avait pas agi ainsi, le bilan de 200 morts des attaques du 23 et 24 juin dernier, perpétrées dans les villages avoisinants, aurait pu doubler.

Cet affrontement s’inscrit dans un climat de grande violence dans la région du Barkin Ladi entre, d’une part, les communautés chrétiennes beroms et, d’autre part, les musulmans peuls et fulani. Entre les groupes d’agriculteurs, s’est instauré un système de représailles. Les uns se vengeant des autres dans un cercle infernal. À la source des tensions ? Des différents ethniques et religieux mais également, alimentaires – les communautés s’affrontent pour s’accaparer toutes Les ressources de la ceinture centrale du Nigeria.

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Ces attaques s’ajoutent à celles perpétrées par le groupe djihadiste Boko Haram, dans le nord-est du pays. En avril dernier, la ville de Maidguri était assiégée par le groupe djihadiste, tuant 18 personnes, faisant 84 blessés et jetant sur les routes des centaines de milliers de personnes.

Face à l’insécurité grandissante, le président nigérien Muhammadu Buhari – un Peul musulman élu en 2015 – est critiqué pour les failles de ses forces de sécurité et son incapacité à trouver des solutions aux conflits communautaires. Le 6 juin dernier, il a été mis au pied du mur par des parlementaires le menaçant d’une procédure de destitution s’il ne mettait pas en place des mesures fortes pour rétablir la sécurité dans son pays. Une pression qui risque encore de monter, après les affrontements de la fin de ce mois de juin.

Source : Lavie

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