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Publié par Gilles William Goldnadel le 10 juillet 2018

On a récemment assisté à la suppression du mot «race» dans la Constitution, pourtant il est de plus en plus question de «race» dans le discours ambiant, qui tend à se racialiser.

Comment expliquez-vous cela, Gilles-William Goldnadel ?

Le paradoxe que vous observez vous-même est au cœur de la question névrotique qui déprime et agite le monde occidental depuis un demi-siècle et risque de le perdre.

L’horreur nazie a discrédité la notion de «race» et promu l’antiracisme comme valeur suprême. Le drame que nous vivons est qu’un antiracisme idéologique de pacotille a perverti la lutte sincère et nécessaire contre le racisme et que son prétendu antinazisme est devenu fou. Comme vous l’avez remarqué, en même temps que l’antiracisme de bazar à proscrit le mot «race», il est littéralement obsédé par la différence raciale, voit du racisme partout, surtout là où il n’existe pas, et refuse de l’apercevoir là où cela dérange sa hiérarchisation victimaire des races qui a tourné au racisme. J’en ai conclu depuis longtemps que l’antiracisme idéologique, largement dominé par l’extrême gauche et l’islamo-gauchisme, est devenu le principal fabricant de racisme.

Pour entrer concrètement dans ce cadre névrotique, on prétend que la race n’existe pas alors qu’elle obsède pathologiquement doublement en victimisant systématiquement ce qui n’est pas occidental ou, pour le dire plus crûment, blanc et inversement en culpabilisant ce dernier. Ceci me conduit à vous résumer la doctrine centrale qui fonde mon explication de la névrose occidentale telle que je l’ai théorisée notamment dans mes Réflexions sur la question blanche.

L’antiracisme idéologique, largement dominé par l’extrême gauche et l’islamo-gauchisme, est devenu le principal fabricant de racisme.

Hitler était un mâle blanc. Dominant revendiqué. Hétérosexuel assumé. Il est dans l’esprit conscient comme inconscient des hommes et femmes occidentaux, l’homme qui a commis le pire crime de tous les temps modernes. Il est, en compagnie de ses contemporains semblables, l’homme de l’holocauste. De l’enfer sur terre. Celui qui apporte l’existence la plus convaincante de Satan. Il est l’Antéchrist. J’affirme à ce stade qu’il en a résulté dans l’inconscient collectif contemporain une répudiation massive de l’homme blanc. Le prix nécessaire de la rédemption. Un discrédit massif assumé. Détestation massive ignorée. À la hauteur du crédit illimité dont il disposait. D’un excès, l’autre. L’homme occidental supérieur et méprisant est devenu en l’espace d’un génocide et d’une génération élevée dans son culte un être moralement inférieur intimement méprisé. J’ai résumé cette révolution mentale: la dilection pour l’Autre. J’ai baptisé «xénophilie» l’exact revers de la médaille xénophobe. Pour la première fois dans l’histoire occidentale, l’Autre n’était plus moralement inférieur. D’un excès, l’autre, il était forcément supérieur et sa civilisation avec lui, face à une civilisation morbide et mortifère. Pour cause de camps de la mort, la barbarie venait de changer de camp. Il en a donc résulté une névrose identitaire collective. Le fils ne pouvait plus s’identifier au père et à ses lois. L’enfant contemporain du père blanc biologique déconsidéré se veut, donc se vit, inconsciemment de couleur neutre. Il ne se déteste donc pas, contrairement aux clichés sur la haine de soi. Il déteste ou plutôt méprise, mésestime le blanc d’à côté.

Son voisin. Son cousin franchouillard. Le fils du collaborateur pétainiste d’hier élevé à l’eau de Vichy.

Pour celui qui comme moi croit à la signification des mots, le mot beauf vaut son pesant de pinard et de sauciflard. Le beauf méprisé et raillé n’est pas mon frère. Ce n’est qu’un faux frère. Il n’est que le frère de ma femme ou de sa sœur. Son sang de blanc vulgaire, sexiste et raciste ne coule pas dans mes veines.

Mon sang à moi n’est pas blanc. Il est transparent, arc-en-ciel, multicolore, en cours de transfusion universelle. Il est noble, il est bleu, il est pur parce que précisément promis au métissage obligatoire. La rédemption passe par la disparition du mauvais sang trop blanc.

De l’idéologie honteuse du tout aryen, un sentiment collectif inconscient et honteux de vouloir devenir rien du tout s’est mis en place progressivement.

De l’idéologie honteuse du tout aryen, un sentiment collectif inconscient et honteux (refoulé dirait Freud) de vouloir devenir rien du tout s’est mis en place progressivement et a donné lieu au développement d’une idéologie de déstructuration punitive systématique, quasi génocidaire, de l’homme hétérosexuel blanc, dans son histoire, sa géographie, et jusqu’à son sexe à émasculer.

Ce discours mettant au cœur la race était il y a encore peu aux marges des lieux de pouvoir, soutenu uniquement par des groupes comme le Parti des Indigènes de la République. Il a aujourd’hui atteint le gouvernement (Macron lui-même parle de «mâle blanc»): comment cela a-t-il été possible?

On est effectivement dans quelque chose de consternant et tragique. On est passé d’une phase de victimisation à une phase de culpabilisation explicite avec exclusion raciale façon Alabama. C’est ainsi que par exemple les camps racisés et interdits aux blancs organisés par le PIR ou tolérés par l’UNEF n’entraînent pas de véritable condamnation politique ou médiatique qui devrait normalement entraîner une disqualification sociale.

Il convient d’autre part d’observer que l’antiracisme idéologique de pacotille aura réalisé un exploit: alors que le blanc avait perdu la conscience de lui-même à la suite des horreurs du racisme nazi, le voici qui, par l’exclusion et le rejet qu’il subit à présent, retrouve une conscience sartrienne de son être. Je n’y vois aucun progrès, mais une sorte de nécessité existentielle.

Vous citez la réflexion négative de Macron sur le «mâle blanc». Elle est effectivement consternante. C’est la première fois dans l’histoire des institutions républicaines qu’une référence négative officielle sur la race est prononcée, qui plus est au plus haut sommet de l’État. Cela tourne même à présent à la manie institutionnelle, puisque la ministre de la Culture marche sur ses pas. Je me perds en conjectures pour expliquer une telle attitude. Influence américaine? Du Nouveau Monde au Monde Nouveau et d’Obama jusqu’à Trudeau? J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une posture électorale dont je doute de l’efficacité, je penche à présent sur une imposture intellectuelle dont je suis sûr de la nocivité.

Vous allez défendre l’OLRA (Organisations de Lutte contre le Racisme Anti- blanc) dans sa plainte contre Françoise Nyssen pour ses propos sur les «hommes blancs». Pouvez-vous nous expliquer cette démarche?

Voilà une ministre de la Culture assez unanimement considérée comme décevante et qui est manifestement contente de faire l’intéressante sur le dos de «l’homme blanc». Elle s’exprimait dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public. Elle commence par expliquer doctement que la France est réactionnaire et qu’il convient donc que l’audiovisuel soit progressiste. Il s’agit d’ores et déjà d’un propos ahurissant qui, si nous vivions dans un cadre réellement démocratique, aurait dû déclencher une levée de boucliers. Les mêmes progressistes de notre service public rien moins que pluraliste nous expliquent par exemple que l’information en Pologne ou en Hongrie est en danger… Puis notre ministre s’adresse à Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions qui avait, on s’en souvient, estimé qu’il y avait trop de mâles blancs à la télévision et que cela allait changer), et lui dit avec un sourire connivent, Delphine tu te souviens de «l’homme blanc»… «tu n’es pas seule»…

L’aversion contre le mâle blanc est la zone noire et interdite de tout ce qui meurtrit la France.

Bref, pour notre ministre déficiente, l’expression du courage politique c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de blancs à la télévision nationale. Il se trouve que je ne l’accepte pas, car je sais qu’en creux, l’aversion contre le mâle blanc est la zone noire et interdite de tout ce qui meurtrit la France: de la politique migratoire irrationnelle à la défense des frontières nationales en passant par le rapport conflictuel entre les sexes. La question raciale est devenue obsessionnelle: cette semaine encore le quotidien Libération, par l’intermédiaire de sa rubrique Checknews, fait le compte des blancs à l’intérieur de sa rédaction. Après avoir commencé par dire qu’il n’aime pas beaucoup compter les gens au regard de leur origine, il finit par montrer en exemple le Bondy Blog qui constitua pourtant la catastrophe médiatique la plus raciste de ces derniers temps avec un Mehdi Meklat en admirateur d’Adolf Hitler. Je pose la simple question: si un responsable politique avait prétendu qu’il y a trop de noirs à la télévision, quelle aurait été la réaction collective? Par principe intangible, je n’accepte pas qu’il en soit autrement, s’agissant des blancs. J’ajoute qu’il n’y a qu’en notre Occident de mauvaise conscience qu’on se pose ce type de problème: ni en Chine, ni dans les pays arabes, ni en Afrique. Je n’accepte pas, par principe, cette situation consubstantiellement racialiste et raciste.

Le racisme anti-blanc est devenu un sport national pratiqué aussi bien dans les quartiers de manière violente que dans les salons par les mondains un peu niais.

Ne craignez-vous pas vous-même d’entrer sur le terrain du discours racialiste en luttant contre les discriminations faites à une couleur de peau en particulier, on compte en l’occurrence celle des blancs?

Vous avez raison, c’est un problème, et c’est précisément toute l’ambiguïté du combat antiraciste, même le plus légitime. Je n’y vais donc pas de gaieté de cœur d’autant plus, qu’au regard de la liberté d’expression, il ne me plaît pas non plus de réclamer des comptes en matière de mots. Raison pourquoi j’ai toujours procédé de manière homéopathique, en ne voulant tailler des croupières qu’aux personnes connues et lorsque j’estimais qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Je crois vraiment que le racisme anti-blanc est devenu un sport national pratiqué aussi bien dans les quartiers de manière violente que dans les salons par les mondains un peu niais. Il faut y mettre un coup d’arrêt. Vous devez bien vous douter que je ne veux pas enfermer Madame Nyssen dans un cachot mais je crois à l’effet de catharsis d’un procès. Je ne pratiquais pas autrement lorsque dans les années 80 j’ai fait condamner Libération et Serge July pour un papier antisémite. Ma cible d’alors était l’antisémitisme d’extrême gauche et je peux vous dire que ma démarche judiciaire a été considérée dans les mêmes salons comme particulièrement de mauvais goût, voire suspecte: On ne pouvait pas être antisémite puisqu’on était à gauche. Le postulat était indiscutable. Il provoquerait aujourd’hui le fou rire.

Vous regrettez qu’il ait été très peu question de l’engagement pour Israël dans l’hommage à Simone Veil et Claude Lanzmann… Pourquoi?

À un premier niveau, je le regrette comme défenseur d’Israël comme de la vérité historique. Il se trouve que Simone Veil était viscéralement attachée à l’État juif et ne manquait jamais l’occasion de le rappeler, et que Claude Lanzmann a réalisé deux films exceptionnels, «Pourquoi Israël?» et «Tsahal» qui sont deux chefs-d’œuvre essentiels dans sa cinématographie. Je me permets d’ajouter assez immodestement que je ne peux m’empêcher de m’identifier à eux dans cet amour commun et indéfectible qu’ils avaient pour la France et Israël.

Mais il y a un second niveau, plus enfoui, qui explique ce non-dit qui m’afflige et qui rejoint notre sujet principal: être le défenseur d’un État-nation occidental aux prises avec un monde oriental dont la mise en question est considérée névrotiquement comme raciste n’est pas de nature à glorifier le défunt à célébrer. Mieux vaut donc faire silence.

Quand l’antinazisme devenu fou devient le principal ennemi du pays des victimes du nazisme… Vertige nauséeux au cœur de la névrose occidentale anti occidentale…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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