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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 juillet 2018

Le président Poutine fait régulièrement et intentionnellement attendre les dirigeants qu’il rencontre. Il arrive toujours en retard. Pour sa rencontre avec le président Trump, il est arrivé 30 minutes en retard. Mais Donald Trump le savait. Et il est resté à son hôtel 30 minutes de plus que prévu, jusqu’à ce qu’il apprenne que Poutine était arrivé à la réunion d’Helsinki. Trump a fait attendre Poutine…

Les médias sont tellement remontés à propos de cette réunion au sommet – ici aux Etats-Unis ils parlent de « trahison », et chez vous « d’échec total » pour Trump et de « succès total » pour Poutine, que vous pouvez être assurés, avant même de connaître les détails, que la rencontre a été très positive.

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Les journalistes se sont tellement discrédités en critiquant absolument tout ce que dit et fait le président Trump, et en occultant ses fabuleux résultats économiques et sociaux, que les citoyens qui leur font confiance et se laissent laver le cerveau par eux sont vraiment de grands naïfs.

Il se dit que deux cent mille personnes ont manifesté à Londres lors de la venue de Trump, parce qu’il serait raciste. Comment le savent-ils ? Parce que les journalistes leur ont dit qu’il est raciste. Ils ont menti. Ils font passer Trump pour un raciste, un idiot, un monstre, parce qu’ils n’aiment pas les Républicains, et qu’ils vomissent Trump, sa politique, les idées conservatrices qu’il défend, et son refus du politiquement correct.

Ces millions de personnes qui se laissent partout mener par le bout du nez, se laissent désinformer et arrivent à croire ce que les médias veulent qu’ils croient, ne diraient pas de Trump qu’il est raciste si les journalistes avaient publié des photos comme celle-ci :

Il existe des centaines d’images, de vidéos et de témoignages que Trump n’est vraiment pas un raciste. Mais le public ne le saura pas, il ne verra pas ces témoignages. Il ne sait même pas que Kanye West soutient Trump ! Le soutiendrait-il s’il était raciste ? Allons collègues, un peu d’honnêteté… Le public ne sait pas non plus que West a applaudi Candace Owens, la brillante commentatrice politique conservatrice. Elle dénonce l’esclavage moral dans lequel le parti Démocrate maintient les électeurs noirs, et lentement mais surement les aide à sortir du « champ de coton » où les politiciens Démocrates les maintiennent captifs – et misérables. Les noirs ont un taux d’avortement quatre fois supérieur à celui des blancs, des familles explosées depuis les années 50, et la vie des gangs et de la violence gangrène leurs communautés.

Un nouveau dicton circule parmi les observateurs de l’acharnement – mais je devrais parler de folie médiatique – anti-Trump : « si Trump faisait disparaître le cancer, ils lui reprocheraient d’avoir mis au chômage les cancérologues et les infirmières ».

Lors de la conférence de presse, le président Poutine a répondu à un journaliste : « où avez-vous inventé que je fais confiance à Trump ou qu’il me fait confiance ? »

Même ton, même agacement des deux hommes face aux Fake News.

Washington peut critiquer la réunion tant qu’ils veulent, la rencontre de Trump avec Poutine est exactement ce que veut l’Amérique. Et le plus grand ennemi n’est pas la Russie, mais la Chine. C’est elle qui livre les cyber attaques les plus violentes contre nous. C’est elle qui se livre à une guerre des tarifs aberrante, c’est elle qui ordonne aux géants de l’internet, Facebook, Google et YouTube, de pratiquer la censure et eux qui s’exécutent. C’est la Chine encore qui vole pour des centaines de millions de dollars par an la propriété intellectuelle des Américains parce qu’eux n’ont aucune créativité. Ce sont les espions infiltrés en tant qu’étudiants chinois qui volent les brevets, les secrets, les inventions américaines. Pas la Russie. Je sais à quel point les Français de droite tolèrent, ignorent ou justifient ses abus, sa corruption, ses crimes et son agressivité territoriale (Crimée, Ukraine, Syrie) en les relativisant, ils sont dans l’erreur de croire que Poutine est blanc bleu, ou « pas pire que les autres ». Il est pire que beaucoup d’autres.

Indifférent aux rebuffades et critiques, le président Trump a qualifié sa rencontre de deux heures avec Vladimir Poutine à Helsinki de « très, très bon départ pour tout le monde ».

« C’est une bonne chose qu’ils (Trump et Poutine) aient un dialogue. Ils doivent pouvoir se parler. On ne va nulle part sans parler » a déclaré Terry Roland, un activiste Républicain de longue date qui s’est porté volontaire pour la campagne de Donald Trump dans l’ouest du Tennessee.

« Je pense que nous avons de grandes opportunités ensemble…. et franchement, nous ne nous entendons pas très bien depuis un certain nombre d’années…. Je pense que nous finirons par avoir une relation extraordinaire…. S’entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose » a déclaré Trump avec sagesse.

Trump a ouvert son discours en félicitant Poutine pour « une très grande Coupe du Monde, l’une des meilleures de tous les temps ».

« Nous avons beaucoup de bonnes choses à dire et de choses à dire. … Je pense que le monde veut que nous nous entendions, nous sommes les deux grandes puissances nucléaires.

Nous avons 90 pour cent du nucléaire à nous deux – ce n’est pas une bonne chose, c’est une mauvaise chose. Et j’espère qu’on peut faire quelque chose à ce sujet.

Et là-dessus, le monde nous attend, et j’attends avec impatience notre discussion en privé.

Bien sûr, le moment est venu de parler longuement de nos relations bilatérales et de divers points problématiques dans le monde. Il y en a assez pour qu’on leur prête attention. »

Les Russes ont dit que la rencontre en tête à tête (avec seulement leurs interprètes) entre les deux dirigeants a duré un peu plus de deux heures.

Les médias l’ont passé sous silence, mais Trump a fortement défié Poutine avant le sommet, lorsqu’il a reproché à Merkel d’avoir laissé signer la construction d’un pipeline gazier qui va fournir des milliards de revenus à la Russie et rendre l’Allemagne dépendante de Poutine.

Que vont, que peuvent accomplir les deux « atomic blonds » ?

  • Trump a déclaré que les points qu’il voulait aborder incluraient le commerce, la défense antimissile et la Chine. Une foule d’autres questions épineuses, allant de la Crimée à la Syrie en passant par l’ingérence électorale liée aux récents actes d’accusation devraient également être abordées par Trump.
  • Poutine, de son côté, devrait vraisemblablement demander à Trump de rester en dehors du conflit en Ukraine, de retirer les troupes américaines de l’est de la Syrie, et de maintenir le dialogue avec la Corée du Nord. Poutine a précédemment indiqué qu’il aimerait que Trump assouplisse les sanctions imposées par Washington au sujet de l’annexion de la Crimée et du soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine, de la participation à la guerre civile syrienne et des allégations d’ingérence russe.

Trump a signé une loi en août 2017 imposant des sanctions supplémentaires à la Russie. La loi interdit à Trump d’assouplir de nombreuses sanctions sans l’approbation du Congrès, mais il peut offrir un certain soulagement sans l’approbation du Congrès.

Près de 700 personnes et entreprises russes font l’objet de sanctions américaines. Les particuliers sont limités dans leurs déplacements, et au moins une partie de leurs actifs sont gelés, tandis que certaines banques et sociétés d’État russes de premier plan, y compris les géants du pétrole et du gaz, se voient effectivement interdire d’obtenir du financement par l’intermédiaire des banques et des marchés américains.

« Beaucoup de choses qu’ils veulent [accomplir] ne sont pas des choses que les États-Unis ou la Russie peuvent décider au nom d’autres personnes », a déclaré à CNBC Olga Oliker, directrice du programme Russie et Eurasie au Centre d’études stratégiques et internationales.

« Donald Trump peut avoir envie de promettre que les États-Unis vont rester en dehors de l’Ukraine… mais vous avez des lois en place que le Congrès a adoptées et que Trump a signées », a expliqué M. Oliker.

« Les accords de Minsk, a ajouté Oliker, signés par la Russie et les puissances européennes en 2014 et 2015, appellent la Russie à changer d’abord son comportement en Ukraine si elle veut mettre fin aux sanctions économiques.

Trump ne peut pas faire ça unilatéralement. Il ne peut pas non plus s’engager au nom de l’OTAN à ne pas élargir [pour y inclure] l’Ukraine parce qu’un grand nombre de membres ont un vote dans tout cela ». Sans parler des Ukrainiens eux-mêmes, ils ont le droit de voter et Donald Trump ne peut pas parler pour eux. »

S’exprimant sur Fox News Sunday, l’ambassadeur des États-Unis en Russie, Jon Huntsman, a déclaré que Trump était « très peu susceptible » de reconnaître l’annexion forcée de la Crimée par Poutine, mais il a refusé d’exclure cette possibilité.

  • Trump lui-même n’a pas pris d’engagement sur la question, déclarant vendredi lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre britannique Teresa May que « nous allons voir ce qui va se passer » au sommet d’Helsinki afin de garder toute sa puissance de tir.
  • Le président américain a cependant rappelé que le président russe n’aurait jamais envahi la Crimée s’il avait été au pouvoir, rappelant que l’annexion condamnée à l’échelle mondiale est un des « désastres d’Obama », qui a sur ce sujet encore démontré son impuissance et sa faiblesse.

« Je pense que nous finirons par avoir une relation extraordinaire », a dit Trump pour provoquer les journalistes et les politiciens de gauche, assis à côté de M. Poutine au Palais présidentiel à Helsinki. « S’entendre avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose. »

  • Dans une interview pour CBS, Trump a également déclaré qu’il interrogerait « évidemment » les Russes au sujet du piratage des serveurs et des comptes emails du parti Démocrate, et il a encore rappelé la responsabilité de son prédécesseur dans cette affaire, qui informé de l’implication des Russes dans les élections n’a strictement rien fait, car il était certain qu’Hillary serait élue :

« C’était pendant l’administration Obama. Ils [les Russes] faisaient tout ce qu’ils voulaient, sous l’administration Obama. »

Syrie

Les deux dirigeants vont sans doute discuter d’un accord de principe visant, à la demande de Trump, à éloigner les troupes iraniennes de la frontière israélienne, en échange d’un accès aux forces du président syrien Bachar al-Assad.

« Hier, j’ai parlé avec le président américain Donald Trump », a déclaré M. Netanyahu ce dimanche. « Nous avons discuté des questions de sécurité et diplomatiques découlant des développements régionaux, au premier rang desquels, bien sûr, la Syrie et l’Iran.

J’ai remercié le président Trump pour sa politique sévère à l’égard de l’Iran, car depuis que cette politique a été adoptée, nous avons constaté un grand impact sur l’Iran et à l’intérieur de l’Iran », a-t-il ajouté. « Le président Trump a réitéré avec une grande clarté son engagement en faveur de la sécurité d’Israël et sa volonté d’aider Israël dans divers domaines et, bien sûr, je l’en ai remercié ».

Imposer des contraintes sur l’Iran pourrait être la première priorité de Trump et de ses conseillers. Les responsables américains et russes se sont mis d’accord sur une proposition provisoire qui maintiendrait les forces iraniennes en Syrie à 27 milles de la frontière israélienne. Netanyahu a expliqué à Poutine qu’Israël ne tolérera pas la menace iranienne en Syrie, et a prouvé sa résolution par de multiples bombardements de bases militaires iraniennes ces deux dernières années. Poutine a compris et accepté, et n’a jamais réagi aux attaques israéliennes.

Armement

Les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir testé et déployé des missiles de croisière (GLCM) en violation du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) de 1987. Le traité, qui a été négocié en partie par le président Ronald Reagan et qui demeure en vigueur, interdit aux États-Unis, à la Russie et à 11 autres États de l’ex-Union soviétique de tester et de déployer tous les missiles balistiques et de croisière nucléaire et conventionnels lancés au sol d’une portée de 500 à 5 500 kilomètres.

Les tensions sur ce point se sont encore aggravées en mars 2018 après que Poutine s’est vanté de la mise au point par son pays de plusieurs systèmes d’armes nucléaires de la prochaine génération.

Le président Trump vient de lancer un programme de défense de l’espace.

« Ma nouvelle stratégie nationale pour l’espace reconnaît que l’espace est un domaine de combat au même titre que la terre, l’air et la mer », a déclaré M. Trump à la station aérienne de Miramar en mars dernier. L’espace a été intentionnellement négligé par le président Obama qui a refusé d’entendre les mises en garde de son agence fédérale contre le danger d’une attaque EMP résultant d’une détonation nucléaire à haute altitude, car il ne correspondait pas au narratif que « le réchauffement climatique est le plus grand danger pour l’homme ».

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