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Publié par Magali Marc le 21 juillet 2018

L’hystérie des médias américains surtout ces derniers jours concernant la rencontre de Trump avec Poutine à Helsinki a été poussée à son paroxysme. Mais reste à savoir si les Américains les croient.

Même les chroniqueurs québécois les moins influençables du Journal de Montréal (je ne parle pas du politologue gauchiste, Pierre Martin, qui a écrit pas moins de 7 chroniques sur la rencontre d’Helsinki qu’il qualifie de fiasco), sont tombés dans le panneau de cette folie (Lise Ravary, hystérique, Richard Martineau, moqueur, Joseph Facal, plus modéré). On peut lire les commentaires empreints de scepticisme des lecteurs qui les lisent, mais n’avalent pas leurs couleuvres. Seul Mathieu Bock-Côté semble heureusement échapper à cette hystérie.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cette analyse de Joel B. Pollak*, publiée le 20 juillet sur le site de Breitbart.com.

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Le blues des États «bleus»(1) : Pourquoi l’Amérique déteste CNN

Les Américains n’aiment pas les médias, bien que nous dépendions d’eux pour obtenir des informations. Et les nouvelles sur le câble sont la cible de moqueries depuis au moins une décennie, surtout depuis que Jon Stewart s’en est moqué dans son émission, le Daily Show. Mais le réseau CNN est particulièrement détesté, surtout – mais pas uniquement – par les partisans du président Donald Trump.

L’impopularité de CNN se reflète dans ses cotes d’écoute outrageusement médiocres, mais aussi dans le slogan «CNN est nul !» qui éclate lors des rassemblements pro-Trump.

Pourquoi ce réseau, pionnier de l’information par câble, est-il si détesté?

CNN pourrait argumenter qu’il est victime d’une campagne vicieuse, menée par le président Trump lui-même, qui l’a qualifié de réseau de «fausses nouvelles».

Mais Trump ne serait pas le premier président à critiquer un média d’information. Barack Obama a fait de même avec Fox News, disant à Rolling Stone en 2010 que le réseau était «destructeur pour la croissance à long terme de l’Amérique». Son personnel a également qualifié Fox de réseau de «journalisme d’opinion déguisé en nouvelles».

À l’époque, peu de journalistes et encore moins de Démocrates, ont dénoncé les attaques d’Obama comme étant menaçantes pour la démocratie.

Et la démocratie a survécu – tout comme Fox, qui a prospéré malgré les attaques d’Obama.

La chance de CNN, en revanche, a évolué en sens inverse.

L’une des causes de l’affaiblissement de CNN vient de la concurrence que Fox n’a pas à subir, sous la forme de MSNBC, le réseau ouvertement de gauche qui a vu ses cotes augmenter depuis le début de l’ère Trump.
Dans un environnement politique de plus en plus polarisé, les téléspectateurs son probablement moins intéressés par les nouvelles diffusées par un réseau dont la marque de commerce – du moins théoriquement – est l’objectivité, l’absence supposée de partisanerie et la priorité donnée aux «faits».

La question est de savoir si CNN est réellement fidèle à cette image. De nombreux spectateurs pensent que ce n’est pas le cas.

CNN est perçue comme étant coupable de fausse publicité – à savoir, sa prétention d’être au centre du spectre politique tout en faisant la promotion de l’agenda de la gauche radicale.

Quand le mouvement Black Lives Matter a éclaté, par exemple, CNN a défendu l’idée fausse que Michael Brown avait levé les mains pour se rendre en disant à la police: «Ne tirez pas». Un panel de CNN incluant la conservatrice Margaret Hoover – a contesté cette nouvelle.

Dans la foulée de l’élection présidentielle de 2016, le réseau CNN – peut-être conscient de la perception qu’il était, en fait, de gauche – a embauché de nouveaux panélistes conservateurs, y compris des experts pro-Trump comme Jeffrey Lord.

Lord a été congédié sous des prétextes insignifiants une fois l’élection terminée, laissant derrière lui des supposés Républicains qui ont l’habitude d’approuver la haine de Trump exprimée par leurs adversaires de gauche.

Après la victoire de Trump, CNN est devenu ouvertement hostile à Trump – peut-être, si on en croit la rumeur, dans le but de faire taire les critiques des gauchistes selon lesquelles le réseau l’avait aidé en lui donnant trop de temps d’antenne pendant la présidentielle.

CNN a rapidement dépassé le stade de couverture de l’actualité et s’est mis à l’inventer .

Il a été l’un des premiers réseaux à faire état du «dossier» russe non vérifié concernant Trump, qui avait servi de base à la surveillance des associés de Trump par l’Administration Obama pendant la campagne.

C’est là que CNN aurait commencé à travailler avec l’ancien chef des services de renseignement d’Obama, John Brennan, l’un des «Trump-haters» les plus détraqués s’exprimant sur Twitter.

Depuis lors, la couverture de CNN est menée par l’idée que Trump devrait être, ou est, sur le point d’être démis de ses fonctions.

À cette fin, par exemple, le réseau a couvert la star du porno, Stormy Daniels, comme si son procès contre Trump était plus important que les discussions concernant les armes nucléaires de la Corée du Nord.

Cette semaine, Brian Stelter de CNN, animateur de l’émission Reliable Sources, a défendu des journalistes américains à Helsinki qui ont interrogé Trump et le président russe Vladimir Poutine sur les élections de 2016 tout en faisant fi des questions de politique étrangère. Le prédécesseur de Stelter, Howard Kurtz (il est maintenant avec Fox News), a pris l’exemple de cette émission pour critiquer la presse. Aujourd’hui, l’émission demeure le mégaphone hystérique anti-Trump de CNN.

Cette hystérie a un effet néfaste sur la politique américaine et sur l’image de l’Amérique à l’étranger. Dans de nombreux pays, CNN est une source majeure de nouvelles internationales et de nouvelles concernant les États-Unis. Il présente une image fortement biaisée contre l’Administration Trump.

CNN aurait pu choisir une autre voie. Confronté aux accusations de partialité et de «fausses nouvelles» de Trump, il aurait pu montrer que le président a tort en fournissant une couverture plus précise des informations et une opinion plus équilibrée.

Au lieu de cela, il a choisi de devenir un acteur du combat partisan, tout en prétendant qu’il représentait la vérité objective.

Cette attitude ambivalente – et, en fin de compte, frauduleuse – résume bien le problème des médias d’information en général.

CNN confond les attaques contre Trump avec la défense du journalisme. C’est la raison pour laquelle les Américains changent de poste.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : tradition et adaptation © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

* Joel B. Pollak est rédacteur en chef principal chez Breitbart News. Il est lauréat du prix Robert Novak Journalism Alumni Fellowship. Il est également le co-auteur de «How Trump Won: The Inside Story of a Revolution», disponible chez Les Éditions Regnery basées à Washington, DC.

(1) Les États «bleus» sont les États américains acquis aux Démocrates.

Source:
https://www.breitbart.com/big-journalism/2018/07/20/blue-state-blues-why-america-hates-cnn/

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