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Publié par Magali Marc le 23 juillet 2018

Les médias de masse ne parlent guère de ce qui se passe en Iran ces jours-ci, sauf pour rapporter avec complaisance les réflexions anti-américaines de l’Ayatollah Khamenei. Pas un mot sur les manifestations anti-régime qui pourtant continuent. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu semblait être le seul à oser mentionner publiquement le fait que les Iraniens ont fait preuve de courage en manifestant contre le régime de Khamenei (Times of Israel, 27 juin).

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Amir Taheri (paru le 15 juillet sur le site du Gatestone Institute), qui fait le point sur le régime de Khamenei.

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Pourquoi Khamenei n’a pas l’autorité d’un Kim Jong-Un

L’autre jour, l’arrivée à l’aéroport international de Téhéran d’un avion de ligne immatriculé aux États-Unis a déclenché une avalanche de rumeurs qui ont brièvement occulté les inquiétudes des Iraniens face à la confrontation imminente avec l’Administration Trump à Washington.

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La rumeur la plus délirante et la plus populaire était que «l’avion américain» amenait un émissaire spécial de Washington pour inviter le «guide suprême» Ali Khamenei à un sommet avec le président Donald Trump en vue de «faire (comme avec) la Corée du Nord».

La rumeur n’était pas si fantasque.

L’histoire des relations entre les États-Unis et les mollahs est remplie d’épisodes de rencontres et d’ententes clandestines.

  1. Le président Jimmy Carter avait écrit des lettres flatteuses à Khomeini, l’homme qui a créé la République islamique. En réponse, Khomeiny avait envoyé le Premier ministre Mehdi Bazargan pour rassurer Carter et le persuader de reprendre les livraisons d’armes à l’Iran.
  2. Le président Ronald Reagan avait envoyé son ancien conseiller à la sécurité nationale, Robert MacFarlane, à Téhéran pour discuter d’un accord avec l’ayatollah. Et Khamenei avait visité l’ambassade des États-Unis à Téhéran pour discuter de l’achat d’armes américaines avec les diplomates américains retenus en otage.
  3. Sous Reagan, avec l’aide d’Israël, les États-Unis avaient introduit clandestinement des armes en Iran pour arrêter l’armée de Saddam Hussein.
  4. Au fil des ans, les présidents islamiques successifs, y compris Hachemi Rafsandjani et Muhammad Khatami ont maintenu le dialogue avec le « Grand Satan » sous le sceau du secret . Dès le début, le président Hassan Rouhani a été identifié comme le chef des « New York Boys », une coterie de fonctionnaires formés aux États-Unis travaillant pour en arriver à une « entente d’envergure » avec Washington.
  5. Le président Barack Obama s’est avéré être le chef le plus pro-mollah que les États-Unis avaient jamais eu. Il a fait tout son possible pour livrer de l’argent à Téhéran, mais a fini par être vilipendé et humilié.

Tandis que de tels accords en sous main ont aidé à réduire les tensions avec les Américains, le problème fondamental est demeuré : à savoir que le régime khomeyniste est incapable de relations normales avec qui que ce soit, encore moins avec le « Grand Satan » américain.

Le régime khomeyniste est programmé dans son ADN idéologique pour être anti-américain, anti-occidental, antisémite, anti-arabe, anti-turc, anti-russe et, plus important encore, anti-iranien. Aujourd’hui, la République islamique n’a pas beaucoup d’amis.
Tout ce qu’il y a, ce sont des laquais et des mercenaires, comme le Hezbollah au Liban, la clique d’Assad en Syrie, et de petits groupes en marge de la communauté chiite irakienne.

Le problème, c’est que les vieilles manigances ne fonctionnent plus et, par conséquent, Khamenei ne pourrait pas imiter Kim Jong-un, même s’il le voulait.

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La raison en est que le « Guide suprême » devient de moins en moins « suprême ». Les signes que ses pouvoir sont amoindris à cause des événements, y compris les manifestations à l’échelle nationale, se sont multipliés. Il fait encore des discours, convoque des fonctionnaires civils et militaires et donne des ordres. Mais, de plus en plus, les gens l’entendent et ne l’écoutent pas.

Il y a quelques mois, il a déclaré que si les États-Unis renonçaient à « l’accord sur le nucléaire », il le mettrait en pièces.
Cependant, quand Trump a jeté le « deal » à la poubelle, le « Guide suprême » a ravalé sa fierté et a encouragé Rouhani à trouver un moyen de sauver quelque chose de cette « entente » fantomatique.

Lorsque l’Administration Trump a exigé que Téhéran gèle son projet de construction de missiles, Khamenei a refusé. Il a convoqué ses généraux pour « produire de plus en plus de missiles, de plus en plus puissants ».

Le mois dernier, toutefois, Muhammad-Ali Aziz-Jafari, le général qui commande le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a publiquement déclaré que l’Iran limitait son projet de missiles à ceux ayant une portée maximale de 2 000 kilomètres. Il a même souligné que 2 000 kilomètres correspondaient à la longueur du territoire iranien, de la frontière avec la Turquie jusqu’au golfe d’Oman.

Pas le moindre murmure n’est venu du « Guide suprême ».

L’ordre de Khamenei de rouvrir l’usine de plutonium d’Arak, d’installer de nouvelles centrifugeuses et d’enrichir l’uranium à un degré plus élevé a également été enterré sous une tonne de discours creux. Le gouvernement n’a pas assez d’argent pour payer ses employés et encore moins pour financer des éléphants blancs rien que pour faire plaisir à l’Ayatollah.

Au cours des derniers mois, Khamenei a émis deux fatwas interdisant aux femmes de faire du vélo dans les lieux publics, notamment dans les rues de la ville. Cependant, la police islamique (NAJA) a officiellement déclaré qu’elle n’avait pas l’intention de faire respecter cette interdiction visant les nombreuses femmes iraniennes qui font du vélo pour aller au travail et à l’école. En fait, les femmes ont continué à sortir dans les rues en signe de protestation du décret de Khamenei. Dans un incident isolé, à Yazd, des miliciens ont attaqué un groupe de femmes cyclistes, mais ont dû se replier lorsqu’ils ont été eux-mêmes pris en chasse par une foule en colère.

L’ordre de Khamenei d ‘« islamiser » les sciences humaines et de brûler des livres écrits par les infidèles sur la philosophie, la politique, la sociologie, l’économie et d’autres disciplines a également été critiqué et ignoré. Les étudiants iraniens doivent encore lire non seulement Aristote et Adam Smith, mais aussi August Comte et Karl Popper.

La conférence pan-islamique que Khamenei avait convoquée pour créer des « sciences sociales islamiques » s’est achevée dans le chaos alors qu’elle était boycottée par presque tous les universitaires réputés.

Khamenei a passé du temps et de l’énergie à dire aux Iraniens comment écrire de la poésie, faire des films et même comment réussir leurs mariages.

Khamenei a même quelque peu reculé sur sa promesse d’effacer Israël de la carte dans 25 ans. Maintenant, il dit qu’il veut tenir un référendum pour une solution à un État (NdT : portant sur le soi-disant « droit au retour » des « réfugiés » falestiniens) .

Un épisode comique révèle le déclin du prestige de Khamenei. Après avoir limogé son chef d’état-major, le général Hassan Firuzabadi, Khamenei voulait reprendre le contrôle d’une villa de luxe que le général avait occupée pendant 23 ans et a émis deux fatwas ordonnant une évacuation immédiate. Le général a ignoré les fatwas et est demeuré sur place jusqu’à ce que Khamenei envoie son propre garde du corps armé pour prendre le contrôle de la villa.

On pourrait établir une longue liste des cas où les ordres de Khamenei ont été ignorés parce qu’il n’y avait aucun moyen réaliste de les exécuter.

Le pouvoir de Khamenei ne diminue pas parce qu’il est défié par quelqu’un de l’establishment. Même s’il voulait faire comme Kim Jong-un, il ne le pourrait pas. Il n’a pas de parti politique organisé et, à l’aube de son 80e anniversaire, il ne parvient pas à attirer les jeunes chiites qui pensent à leur avenir.

Je ne sais pas s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle. La République islamique était un navire imprévisible dès le premier jour, mais avait au moins un capitaine.

Aujourd’hui, on ne sait pas vraiment qui est responsable. La République islamique est dans un état pire que la République « populaire démocratique » de la Corée du Nord de Kim Jong-un.

* Amir Taheri a été le rédacteur en chef du quotidien Kayhan en Iran de 1972 à 1979. Il a travaillé ou écrit pour d’innombrables publications, publié onze livres et a été chroniqueur pour Asharq Al-Awsat depuis 1987.
Cet article a été publié à l’origine par Asharq al-Awsat et est réimprimé avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Gatestone Institute

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