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Publié par Magali Marc le 25 juillet 2018

De plus en plus, Erdoğan tente d’utiliser son influence à Jérusalem pour se revendiquer comme le gardien des sites musulmans dans la ville, et cherche à cimenter son autorité croissante sur le monde arabo-musulman. L’Agence de coopération et de coordination turque (la TIKA) a réalisé 400 projets d’aide comprenant des travaux de restauration au Dôme du Rocher et un nouveau dortoir pour les étudiantes à l’Université Al-Quds de Ramallah. Mais les pays-arabo-musulmans ne voient pas ces activités d’un bon œil.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Burak Bekdil*, paru le 23 juillet sur le site du Gatestone Institute.

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La Turquie d’Erdoğan : indésirable dans les terres arabes

« Nous sommes très curieux de comprendre », m’a confié un soir un attaché militaire arabe, « comment un homme intelligent comme [le président turc Recep Tayyip] Erdoğan ne parvient pas à saisir que le monde arabe n’a que faire de ses services … Comment se fait-il qu’il ne discerne même pas que les Turcs ne sont pas des Arabes et que les Arabes n’ont pas l’intention de revenir à la domination ottomane ». L’Arabe a souri et a ajouté : « le simple fait de défendre la cause palestinienne ne fait pas de lui un ami des Arabes

En plus de sa parenté idéologique avec le Hamas et d’autres groupes militants falestiniens, Erdoğan s’est montré plus arabe que les Arabes en ce qui concerne le conflit arabo-israélien. Apparemment, il espérait se faire des alliés dans le bloc anti-israélien et gagner des votes en Turquie où la question falestinienne est une « cause sacrée ». À plusieurs reprises, il a appelé le monde musulman à s’unir contre Israël.

Lors d’un sommet de l’Organisation de la coopération islamique en 2017, la Turquie d’Erdoğan a lancé l’idée de mettre sur pied une « armée musulmane » qui cernerait Israël. « Ceux qui pensent que Jérusalem leur appartient aujourd’hui ne pourront pas trouver un arbre pour se cacher demain.», a-t-il déclaré. Plus tôt cette année, le président turc a appelé les dirigeants musulmans à s’unir contre Israël et à l’affronter.

Comme l’écrivait Zvi Bar’el dans Haaretz, « Erdoğan voulait créer un empire mais doit se contenter de gouverner un pays mal aimé ». Ses « alliés » musulmans ont des intérêts, des politiques et des calculs divergents, souvent obscurcis par des différends sectaires. Leurs projets se désagrègent même lorsqu’il s’agit de défendre une « cause sacrée » comme la cause falestinienne.

En juin dernier, des foules se sont rassemblées sur une place à Téhéran pour protester contre la dégringolade de la monnaie iranienne et contre d’autres malheurs économiques. Les gens ont crié « Mort à la Palestine » et dans leur colère, ont jeté des pierres, forçant les commerçants à fermer leurs magasins. Ils scandaient « Non à Gaza, non au Liban ».

Les efforts d’Erdoğan pour étendre la sphère d’influence de la Turquie jusqu’à Jérusalem ont alarmé ses alliés musulmans, la Jordanie, l’Arabie saoudite et l’Autorité falestinienne.

À la fin du mois de juin, Amman, Riyad et Ramallah ont exhorté Israël à agir contre les affirmations d’Erdoğan selon lesquelles il serait le gardien des sites musulmans à Jérusalem. Les capitales arabes ont déclaré que les agissements d’Erdoğan affaiblissaient leurs propres intérêts et nuisaient à Israël.

Ils se sont plaints que des associations islamiques turques avaient récemment parrainé des activités et des visites de milliers de personnes à Jérusalem-Est.

Les associations islamiques turques ont également eu une forte présence dans les manifestations autour du Mont du Temple alors que des organisations caritatives financées par le gouvernement turc achetaient des propriétés.

Un responsable a déclaré à Haaretz que « l’Autorité falestinienne n’était pas intéressée à avoir un autre propriétaire à Jérusalem-Est ».

La chaîne israélienne Khadashot TV a rapporté que le principal organe de sécurité d’Israël avait élaboré des mesures possibles contre l’Agence de coopération et de coordination turque (TIKA), une organisation gouvernementale active en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza. Les mesures prévues pourraient inclure une restriction générale de toutes les activités de la TIKA et exiger que l’agence obtienne des permis individuels pour ses projets.

Les efforts des Turcs pour obtenir plus d’influence à Jérusalem, cependant, ne viennent pas seulement de sources institutionnelles.

Début juillet, le procureur de l’armée israélienne a déposé une accusation devant le tribunal militaire de Samarie contre une femme turque qui a fourni des fonds au Hamas lors de voyages en Israël et en Cisjordanie.

Ebru Özkan, 27 ans, a été arrêtée par la police à l’aéroport Ben Gourion le 11 juin et transférée aux autorités. Elle est soupçonnée d’avoir mis en danger la sécurité de l’État et d’avoir contacté des organisations terroristes.

Selon l’acte d’accusation, Abd al-tif Sada, un agent du Hamas, aurait aidé Mme Özkan à faire de la contrebande d’articles pour le Hamas en passant par la sécurité aéroportuaire. Il lui a conseillé de placer les articles dans ses bagages enregistrés et non dans son bagage à main. Özkan a ensuite été libérée dans l’attente de son procès après qu’un tribunal militaire israélien a décidé de lui accorder une libération conditionnelle.

Les questions concernant la Turquie au Moyen-Orient ne vont pas exactement dans le sens souhaité par Erdoğan. Les médias saoudiens ont commencé à débattre de la nécessité de reconsidérer toute alliance avec la Turquie et ont décrit Erdoğan comme un dirigeant autoritaire.

Un ambassadeur des Émirats arabes Unis a déclaré que la Turquie était une menace pour la région et que les Américains ne comprennent pas la gravité de cette menace.

L’Égypte, un autre pays musulman profondément hostile à Erdoğan, a imposé un boycott économique à la Turquie et a conseillé aux Égyptiens de ne pas voyager en Turquie et de ne pas prendre l’avion avec Turkish Airlines, réduisant ainsi l’espoir de la Turquie de pouvoir utiliser l’Égypte comme un pont commercial vers l’Afrique.

Comme l’écrivait Bar’el dans Haaretz : « Aucun nouvel empire ottoman ne naîtra jamais du rêve d’Erdoğan, son « sultanat » se terminera aux frontières de la Turquie ».

Si cela doit être considéré comme un succès, Erdoğan a en fait réussi à obtenir un titre rare : faire en sorte que son pays soit à la fois détesté par les pays musulmans et par Israël.

* Burak Bekdil, l’un des principaux journalistes de la Turquie, a été récemment limogé du journal turc Hürriyet, l’un des principaux journaux turcs à grand tirage, après 29 ans de collaboration, pour avoir écrit ce qui se passait en Turquie pour le Gatestone Institute. Il est chercheur principal au Forum du Moyen-Orient.

Source : Gatestone Institute

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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