Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 juillet 2018
Obama à Medvedev: « C’est ma dernière élection…. Après mon élection, j’aurais plus de souplesse « .
« Je transmettrai cette information à Vladimir, lui répond Medvedev.

Ces jours-ci, l’ensemble des médias, c’est-à-dire la machine médiatique des Démocrates américains, appelle [encore] à l’impeachment du président Trump pour haute trahison.

Son crime : ne pas avoir soutenu ses services de renseignement lors de la conférence de presse commune avec le président Poutine – une maladresse à mon sens, et non une trahison, mais contre ce FBI qui l’a cependant bien mérité : il a tout de même été transformé en arme de destruction massive de Trump.

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Depuis, Trump a corrigé sa déclaration, que j’avais écoutée en direct, et que j’avais trouvé erronée – mais très loin de mériter d’en faire un drame international par ceux qui n’ont pas soulevé un cil lorsqu’Obama, croyant son micro fermé, a demandé à Medveded de dire à Poutine qu’il soit patient, et que lorsque je serai réélu, j’aurai les mains beaucoup plus libres.

Libre de faire quoi ? Les médias n’ont pas posé la question : Obama était protégé comme un roi.

Parler de haute trahison lorsqu’on n’a pas questionné les propos d’Obama fait perdre toute crédibilité aux journalistes. C’est un juste retour de boomerang, à l’ère où internet se souvient de tout ce que les médias tentent de faire oublier.

Comment Obama s’est-il conduit vis-à-vis de Poutine ?

  • Il a capitulé devant Poutine sur les systèmes de défense antimissile et les a retirés en Pologne, en République tchèque, en Ukraine, en Géorgie et en Crimée.
  • Il a donné carte blanche à Poutine en Syrie, et l’a laissé s’y implanter durablement.
  • Il a soutenu l’alliance de la Russie avec l’Iran sur son programme nucléaire.
  • Il n’a pas réagi aux efforts de Poutine pour sauver le régime d’Assad – en réalité pour s’implanter en Méditerranée.
  • Il a permis aux Russes d’acheter 20% de l’uranium américain.
  • Et bien sûr, comme l’inculpation de 12 hackers russes le montre, ainsi que toute l’enquête de Robert Mueller, Obama n’a rien fait pour mettre fin à l’ingérence russe dans les élections de 2016, alors qu’il était au courant depuis juillet 2016.

En revanche, voici ce qu’a fait Trump

  • Il a installé un système de défense antimissile en Pologne.
  • Il a renforcé les sanctions américaines à l’encontre des entités russes.
  • Il s’est retiré de l’accord nucléaire entre Obama et l’Iran.
  • Il a accepté de vendre des missiles Patriot à la Pologne.
  • Il a imposé des droits de douane sur les exportations russes vers les États-Unis.
  • Il a défié l’accord allemand-russe de fourniture de gaz en proposant de court-circuiter la Russie et de fournir l’Allemagne dans de meilleures conditions.
  • Il a lourdement bombardé des positions syriennes, le protégé de la Russie, et tué des mercenaires russes au passage.
  • Il a forcé les Européens à renforcer la puissance militaire de l’OTAN, qui a été créée, il convient de le rappeler, pour résister à la Russie.
  • Il a augmenté le budget la défense militaire américaine, et créé une agence pour la protection de l’espace.
  • Il a expulsé 60 agents russes des États-Unis et fermé deux consulats.
  • Le président Trump a publié quatre déclarations condamnant l’empoisonnement par la Russie de citoyens britanniques sur le sol britannique,
  • Et l’administration Trump a approuvé en décembre 2017 la plus importante vente commerciale d’armes défensives létales à l’Ukraine depuis 2014,
  • Au total, l’administration Trump a vendu des missiles antichars sophistiqués javelins le 22 décembre 2017 et, le 2 mars, 210 javelins et 35 unités de lancement ont été livrés à l’Ukraine.
  • Et le 20 juillet dernier, soit le lendemain de sa rencontre avec. Poutine, le Pentagone a annoncé qu’il enverrait 200 millions de dollars d’aide militaire non létale à l’Ukraine, ce qui ne manquera pas d’irriter le président russe.

Cette réalité – à condition qu’elle ne soit pas censurée par les médias, prouve que le président Trump a été plus dur avec la Russie que n’importe qui d’autre.

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