FLASH
[10/12/2018] Alerte info : des colons arabes ont tiré en direction d’un poste de Tsahal près de Bir Zayit en Judée  |  Après avoir voulu briser les sanctions américaines contre l’Iran, condamné Israël 8 fois à l’ONU, poussé les pays d’Europe centrale à ne pas déplacer leurs ambassades à Jérusalem, le CDU de Merkel refuse de geler des fonds pour le terrorisme palestinien  |  Ils ont signé le pacte mondial pour les migrations de l’ONU – pour le compte des peuples – sans demander leur accord (qui aurait été non)  |  #Giletsjaunes : la moitié des radars du pays auraient été détruits – d’un côté, c’est la réponse à l’acharnement anti-voitures ; de l’autre, il faudra plus d’impôts pour les faire réparer  |  [09/12/2018] Judée Samarie : 2 colons arabes palestiniens en voiture ont ouvert le feu sur des passants juifs – 6 blessés, dont 1 femme enceinte, grièvement  |  38% des juifs d’Europe envisagent de quitter leur pays en raison de l’hostilité grandissante envers leur communauté (i24NEWS)  |  #LeDrian invite Trump à ne pas se mêler de politique intérieure française – qu’il donne l’exemple et ne se mêle pas de la politique israélienne  |  Frontière israélo-libanaise : l’armée libanaise a placé des centaines de chars à la frontière, en infraction avec les résolutions de l’ONU, présent sur place, et qui regarde ailleurs  |  [08/12/2018] #GiletsJaunes : 700 interpellations sur le territoire, dont 581 à Paris  |  Paris, rue Christophe-Colomb, des #Giletsjaunes se dissocient des casseurs et les insultent  |  Paris : nombreux #GiletsJaunes ont quitté les Champs Elysées pour se rendre avenue Marceau où les tensions se sont concentrées en milieu d’après-midi. Plusieurs feux allumés avec les palissades qui protégeaient les boutiques  |  Alerte info : Tsahal a tiré en direction de 3 terroristes du Hezbollah qui approchaient la frontière – ils se sont enfuis  |  Les #giletsjaunes ont fait font fermer 3 grands centres commerciaux autour de Caen  |  #GiletsJaunes : 700 arrestation en début d’après midi. 40 000 manifestants selon les autorités  |  Intermarché de Monistrol sur Loire, bloqué depuis des jours par les #GiletsJaunes, forcé de fermer : il n’a plus aucune livraison depuis des jours. 130 personnes au chômage technique. La station essence est vide  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Ftouh Souhail le 10 août 2018

Il est fort possible que des services présidentiels en France auraient chargé une société privée de repérer des milliers d’internautes sur Twitter, présentés comme russophiles, afin de vérifier une éventuelle ingérence russe visant à influencer l’opinion publique en France dans l’affaire Benalla. 

Des milliers de Français ont trouvés leurs noms sur des listes d’une ONG belge spécialisée dans la lutte contre la désinformation. Cette nouvelle polémique sur le fichage politique d’utilisateurs de Twitter suscite la controverse.

L’ONG belge DisinfoLab cherchait à déterminer s’il y avait eu, ou non, une ingérence russe pour amplifier l’impact de l’affaire Benalla sur Twitter tout particulièrement.

De nombreux utilisateurs se sont plaints du fait que DisinfoLab avait publié sur son site les fichiers des personnes ayant tweeté sur le sujet, avec le nombre de messages ou de retweets, et leur affiliation politique supposée.

Ces fichiers recensent les comptes Twitters les plus actifs sur l’affaire Benalla.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

La masse des tweets pouvait correspondre à l’existence de bots, des robots chargé de gonfler artificiellement le flux sur Twitter, mais cette hypothèse a été écartée. Ce sont bien de vrais comptes, derrières lesquels se trouvent de vraies personnes physiques, qui ont généré le buzz.

En effet, c’est la méthode de travail de l’ONG qui est maintenant pointée du doigt. Cette divulgation de données personnelles est illégale. Publier les données brutes, sur des tableaux Excel, contenant les noms des comptes Twitter peut nuire aux personnes concernées.

Disinfo Lab a constitué des fichiers Excel– tel l’exemple ci-dessus – dans lesquels on trouve les noms et des tweets pour chacun de ces comptes. Plusieurs internautes cités dans des documents réclament leur retrait et menaçent de saisir la CNIL.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a annoncé jeudi 9 août qu’elle allait instruire « les plaintes dont elle a été saisie »« un nombre important », a indiqué un porte-parole de la CNIL à l’Agence France-Presse – concernant les conditions dans lesquelles l’ONG belge avait réalisé son étude.

Sur Twitter, DisinfoLab a rejeté les accusations de fichage, expliquant que « ces données avaient été publiées à dessein de vérification méthodologique et afin de limiter la circulation d’un fichier erroné. Notre méthodologie consiste à exporter des données publiques de conversation et de les analyser ». « Nous ne réalisons pas de fichage, mais nous comprenons que cela puisse être interprété comme tel, et en sommes profondément désolés », a ajouté l’organisation.

Le premier à profiter de ces données est l’Elysée. Il semble même que DisinfoLab soit une ONG de la galaxie Soros (elle annonce sur son site 2 sources de financement : Twitter et Open Society Foundations) et qu’en agissant ainsi elle vole au secours d’Emmanuel Macron et accuse … les « hackers russes ».

 

« 4,5 millions de tweets en français »

L’étude, menée du 19 juillet au 3 août 2018 soulignait que « plus de 4,5 millions de tweets en français ont été échangés sur le sujet », un volume qualifié d’exceptionnel.

Les 4 millions de tweets furent publiés par quelques 250 000 personnes qui auraient fait résonner l’affaire Benalla sur le réseau social.

L’ONG avait dans un premier temps émis l’hypothèse de l’ingérence de comptes « russophiles », dont certains auraient pu être des robots, avant de revenir sur ce point, estimant que rien ne permettait de l’affirmer.

L’étude montre certes « la tendance de comportement d’une minorité de comptes très, très active » et qualifiée de « russophile » pour ses nombreux retweets des médias russes Russia Today et Sputnik, a déclaré Alexandre Alaphilippe, chercheur à DisinfoLab.

Le terme russophile fait peur aux services présidentiels en France.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Rien n’arrive jamais par hasard. Le seul bénéficiaire de ce listage des internautes semble être l’Elysée. Ce listage sans le consentement des personnes donne la chair de poule alors que le débat fait rage.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux s’était empressé de déclarer lors du compte-rendu du Conseil des ministres du 3 août dernier «se réjouir que toute la transparence soit faite sur la diffusion de ce type de messages» et il a pointée du doigt «la manipulation attribuée aux comptes russophiles sur Twitter pour déstabiliser l’exécutif français».

La diplomatie d’Emmanuel Macron vis-à-vis de la Russie a été un mélange entre fermeté et dialogue.

Sur les ingérences russes dans les démocraties occidentales, il avait déclaré que Vladimir Poutine était « obsédé par les interférences ». Après l’affaire d’empoisonnement d’un ex-espion russe en Angleterre, il s’est rangé derrière Londres pour condamner « une attaque inacceptable » et a participé à la vague d’expulsions de diplomates russes.

Cette nouvelle pratique du listage des russophiles en France existe déjà en Ukraine.

Le site Myrotvorec.center créé à l’initiative d’un ancien conseiller du ministère de l’intérieur ukrainien, Anton Gerashchenko, liste depuis plusieurs mois les données personnelles de toute personne identifiée comme ennemie de l’Ukraine et proche de la Russie. Y auraient figuré en mai dernier des journalistes de l’AFP, d’Al Jazira, de la BBC et de Reuters.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz