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Publié par Christian Larnet le 17 août 2018

Associated Press a pris un gros risque : il a enquêté sur Google, qui possède un immense pouvoir de censure, direct et indirect, et s’en sert abondamment pour museler les opinions des Conservateurs. La devise « Ne faites pas le mal », utilisée dans le code de conduite de Google, aurait dû mettre la puce à l’oreille.

Google veut tellement savoir où vous allez qu’il enregistre vos mouvements même si vous lui dites explicitement de ne pas le faire.

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Une enquête d’Associated Press (AP) a révélé que de nombreux services Google sur les appareils Android et les iPhones stockent vos données de localisation même si vous activez le paramètre de confidentialité qui empêche Google de le faire.

Dans la plupart des cas, Google demande la permission d’utiliser vos informations de localisation. Une application comme Google Maps vous rappellera d’autoriser l’accès si vous l’utilisez pour naviguer. Si vous acceptez de le laisser enregistrer votre position, Google Maps affichera cet historique pour vous dans une « ligne de temps » qui trace vos mouvements quotidiens.

Le stockage de vos déplacements minute par minute comporte des risques d’atteinte à la vie privée. Ainsi, l’entreprise permet de « mettre en pause » le paramètre appelé « Historique des lieux ».

Google dit que cela empêche l’entreprise de se rappeler où vous avez été. La page d’aide de Google sur le sujet dit : « Vous pouvez désactiver l’historique de localisation à tout moment. L’historique de localisation étant désactivé, les lieux où vous allez ne sont plus stockés. »

Ce n’est pas vrai.

Même si l’historique de localisation est en pause, certaines applications Google stockent automatiquement les données de localisation horodatées sans vous le demander. (Il est possible, bien que laborieux, de les effacer…)

  • Par exemple, Google stocke un instantané de l’endroit où vous vous trouvez lorsque vous ouvrez simplement son application Maps.
  • Les mises à jour météo quotidienne automatique sur les téléphones Android localisent approximativement où vous êtes.
  • Certaines recherches qui n’ont rien à voir avec votre emplacement, par exemple si vous tapez « gâteaux au chocolat » ou « kits scientifiques pour enfants », indiquent avec précision votre latitude et votre longitude – au mètre carré près – et les enregistrent sur votre compte Google.

La question de la protection de la vie privée touche quelque deux milliards d’utilisateurs d’appareils qui utilisent le logiciel d’exploitation Android de Google et des centaines de millions d’utilisateurs d’iPhone dans le monde entier qui dépendent de Google pour leurs cartes ou leurs recherches.

« Stocker des données de localisation en violation des préférences d’un utilisateur est quelque chose de mal », a déclaré Jonathan Mayer, informaticien de Princeton et ancien technologue en chef du bureau de l’application de la Commission fédérale des communications.

« Si vous autorisez les utilisateurs à désactiver ce qu’on appelle l’historique de localisation, alors tous les endroits où vous conservez l’historique de localisation doivent être désactivés », dit Mayer. « C’est tout de même assez simple à comprendre. »

Google aussi dit que c’est parfaitement clair. Sauf qu’il ne le fait…

« Il y a un certain nombre de façons différentes où Google peut connaître votre emplacement pour ‘améliorer l’expérience des utilisateurs’, y compris : Location History, Web and App Activity, et avec le service de localisation de votre smartphone », a déclaré un porte-parole de Google dans une déclaration à l’AP. « Nous fournissons des descriptions claires de ces outils et des contrôles sérieux pour que les gens puissent les activer ou les désactiver et effacer leur historique à tout moment. »

Pour empêcher Google d’enregistrer ces marqueurs de localisation, l’entreprise indique que les utilisateurs peuvent désactiver un autre paramètre, un paramètre qui ne fait pas spécifiquement référence aux informations de localisation. Appelé « Web et activité applicative » et activé par défaut, ce paramètre stocke une variété d’informations depuis les applications et sites Web Google jusqu’à votre compte Google.

Lorsqu’il est en pause, il empêche l’activité sur n’importe quel appareil d’être sauvegardée sur votre compte. Mais si vous laissez « Web & App Activity » activé et que vous désactivez « Location History », cela ne fait qu’empêcher Google d’ajouter vos mouvements à la « timeline », votre visualisation de vos déplacements quotidiens. Cela n’arrête pas la collecte de vos mouvements par Google et d’autres marqueurs de localisation.

Vous pouvez supprimer ces marqueurs d’emplacement à la main, mais c’est un processus laborieux puisque vous devez les sélectionner individuellement, à moins que vous ne souhaitiez supprimer toutes vos activités stockées.

Vous pouvez voir les marqueurs d’emplacement stockés sur une page de votre compte Google sur myactivity.google.com, bien qu’ils soient généralement dispersés sous plusieurs en-têtes différentes, dont beaucoup ne sont pas liés à l’emplacement.

Pour démontrer à quel point ces autres marqueurs peuvent être puissants, AP a créé une carte visuelle des mouvements d’un chercheur de Princeton, Gunes Acar, qui a emporté un téléphone Android avec l’historique de localisation, et a partagé un enregistrement de son compte Google.

La carte comprend deux voyages à New York et des visites au parc High Line, au marché de Chelsea, à Hell’s Kitchen, à Central Park et à Harlem. Pour protéger sa vie privée, AP n’a pas mentionné l’information la plus révélatrice et la plus fréquente – son adresse personnelle.

Les critiques affirment que l’insistance de Google à suivre la localisation de ses utilisateurs découle de sa volonté d’augmenter ses revenus publicitaires.

« Ils construisent leurs informations publicitaires à partir de données », explique Peter Lenz, analyste géospatial senior chez Dstillery, une société de technologie publicitaire rivale. « Plus de données pour eux signifie probablement plus de profit. »

AP avait été informé de ce problème par K. Shankari, un chercheur diplômé de l’UC Berkeley qui étudie les habitudes de covoiturage afin d’aider les urbanistes. Elle a remarqué que son téléphone Android l’a incitée à faire une visite à un magasin de l’enseigne Kohl’s, même si elle avait désactivé l’historique de localisation.

« Comment Google Maps savait-il où j’étais ? demanda-t-elle dans un blog.

AP n’a pas été en mesure de recréer exactement l’expérience de Shankari. Mais ses tentatives ont révélé que le suivi de Google est une réalité. Et les résultats l’ont perturbée.

« Je ne suis pas opposée au principe du suivi de mon emplacement en l’arrière-plan, a-t-elle dit. « Mais ça me dérange vraiment que ce ne soit pas explicitement énoncé. »

Google offre une description plus précise de la façon dont l’historique de localisation fonctionne réellement à un endroit que vous ne verrez que si vous le désactivez – une fenêtre contextuelle qui apparaît lorsque vous « mettez en pause » l’historique de localisation sur la page Web de votre compte Google. La société y note que « certaines données de localisation peuvent être sauvegardées dans le cadre de votre activité sur d’autres services Google, comme Search et Maps. »

Google offre des informations supplémentaires dans une fenêtre popup qui apparaît si vous réactivez le paramètre « Web & App Activity » – une action peu habituelle pour de nombreux utilisateurs, puisque ce paramètre est activé par défaut. Cette fenêtre indique que, lorsqu’elle est active, le paramètre « enregistre les choses que vous faites sur les sites, applications et services Google… et les informations associées, comme l’emplacement ».

Les avertissements lorsque vous êtes sur le point de désactiver l’historique de localisation via Android et les paramètres de l’appareil iPhone sont plus difficiles à interpréter.

  • Sur Android, la fenêtre contextuelle explique que « les endroits où vous allez avec vos appareils cesseront d’être ajoutés à votre carte d’historique de localisation ».
  • Sur l’iPhone, on lit simplement : « Aucune de vos applications Google ne pourra stocker les données de localisation dans l’historique de localisation ».

Le texte de l’iPhone est techniquement vrai mais potentiellement trompeur. Avec l’historique de localisation désactivé, Google Maps et d’autres applications stockent vos informations de localisation dans une section de votre compte appelée « Mon activité », et non « Historique de localisation ».

Depuis 2014, Google a permis aux annonceurs de suivre l’efficacité des publicités en ligne au niveau du trafic piétonnier, une caractéristique qui, selon Google, repose sur les historiques de localisation des utilisateurs.

L’entreprise pousse plus loin dans ce type de suivi de localisation pour générer des revenus publicitaires, qui ont augmenté de 20 % l’an dernier pour atteindre 95,4 milliards de dollars.

Lors d’un sommet Google Marketing Live en juillet, les dirigeants de Google ont dévoilé un nouvel outil appelé « campagnes locales » qui utilise dynamiquement les publicités pour stimuler votre visite physique dans les magasins. Il dit qu’il peut mesurer l’efficacité d’une campagne sur le trafic piéton avec des données tirées de l’historique de localisation des utilisateurs de Google.

Google indique également que les enregistrements de localisation stockés dans Mon activité sont utilisés pour cibler les annonces. Les acheteurs d’annonces peuvent cibler des emplacements spécifiques – disons, un rayon d’un km autour d’un point particulier – et doivent généralement payer plus cher pour atteindre ce public plus restreint.

Si la désactivation de « Web & App Activity » empêche Google de stocker les marqueurs de localisation, elle empêche également Google de stocker les informations générées par les recherches et autres activités. Cela peut limiter l’efficacité de Google Assistant.

Sean O’Brien, un chercheur du laboratoire vie privée de (Yale Privacy Lab) avec qui AP a partagé ses conclusions, a déclaré qu’il est « malhonnête » pour Google d’enregistrer continuellement ces lieux, même lorsque les utilisateurs désactivent l’historique des lieux.

« Pour moi, c’est quelque chose que les gens devraient savoir », a-t-il dit.

Maintenant ils le savent, même si, étrangement, très peu de médias ont reproduit cet article d’Associatif Press.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © traduction et adaptation Christian Larnet pour Dreuz.info.

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