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Publié par Sidney Touati le 29 août 2018

« Die Juden sind unser Unglück » – « Les Juifs sont notre malheur ».

Ce slogan dû à l’historien allemand Heinrich von Treitschke (1879) est emblématique de l’obsession antisémite allemande. Pendant la période qui va de la fin du XIXeme à 1945, les Allemands ont fait des Juifs la cause unique de leur malheur. Les historiens ont décrit comment, autour de l’image du juif, se sont cristallisés tous les drames auxquels la société allemande moderne a été confrontée.

Les Allemands ont subi, dans un temps relativement court, les effets brutaux et destructeurs de la modernisation industrielle. Profondément imprégnés par le sentiment de leur impuissance, ils ne pouvaient chercher en eux la cause de leur désespoir. Ils n’acceptaient pas d’ être la cause d’une histoire qu’ils rejetaient en bloc. La cause de ce qu’ils vivaient comme une déchéance, (la défaite de 14-18; la grande crise de 1929…) ne pouvait être qu’une cause étrangère à la fois externe et interne. A leurs yeux, le Juif incarnait idéalement cette « causalité diabolique ». Il devint très vite l’origine du malheur allemand et donc du malheur du monde. Le traquer, le dénoncer, l’extirper de la société et de la culture allemande devint une entreprise de salut public. L’éliminer totalement, l’exterminer, fut la suite logique de ce préjugé délirant qui culmina dans une véritable « psychose antisémite » avec l’avènement du 3ème Reich.

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Hitler fut perçu comme le sauveur de l’Allemagne, comme l’homme providentiel qui allait rétablir l’Allemagne dans sa grandeur mythique en la débarrassant de ses Juifs.

La mise en œuvre de cette équation, le bonheur=la nation-les Juifs, passant par la Solution Finale, aboutit au chaos et à faire des Allemands les plus grands criminels de l’histoire.

Ainsi, la réalisation du rêve de la Grande Allemagne est passée par le meurtre de masse. Le slogan « Le Juif est notre malheur » visait à occulter un fait incontestable, à savoir que l’Allemagne fut effectivement au XXème siècle, le malheur du monde.

L’Allemagne a-t-elle changé ?

L’Allemagne est-elle capable de se penser comme cause de sa propre histoire ? Est-elle sortie de la problématique « victimes-bourreaux » qui condamne à une vision négative, pour ne pas dire criminelle, de l’histoire ? Au moment où elle semblait être réconciliée avec elle-même, où elle disait : « les Juifs sont un élément de notre bonheur », elle ouvre toute grande les portes d’une immigration de masse, essentiellement musulmane, porteuse de l’affreux préjugé « Les Juifs sont notre malheur ».

Cet immigré que la conscience ou l’inconscient collectif assimile au Juif, réactive le drame allemand.

Pour sortir de cette impasse, l’Allemagne doit être capable d’appréhender les réalités sans passer par le filtre de la rédemption, du mythe ou de la confusion. Madame Merkel, et au-delà l’ensemble de la classe politique européenne, doivent intégrer un fait très simple : le migrant actuel n’a rien à voir avec le Juif d’hier. Les confondre, c’est céder à un leurre, cela ne rachètera pas l’Allemagne pour les crimes commis. L’Allemagne a cru hier se construire sur la destruction des Juifs. Le Juif pensait-elle, est mon malheur. Elle espère aujourd’hui se réaliser et échapper à sa culpabilité en s’ouvrant à l’immigration de masse. Elle dit : le migrant est mon bonheur. Grâce à lui, je vais me guérir de tous mes maux. Principalement celui engendré par l’ancienne croyance, le bonheur = Allemagne – le Juif.

Son credo aujourd’hui est : Le bonheur= Allemagne (Europe) + le migrant.

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Les deux croyances sont similaires. Elles montrent que l’Allemagne persiste dans la même démarche. Pour échapper au scénario maudit, elle le répète. Elle fait de « l’autre » la cause de ce qu’elle est ou n’est pas, autrement dit l’Allemagne se perçoit toujours comme une sorte de néant. Lorsqu’elle se penche sur elle-même, elle fait face au vide. Les grandes figures tutélaires, Goethe et Schiller, ne peuvent donner sens à son histoire brisée. L’Allemagne des Lumières à disparu avec les Juifs qui croyaient en elle. Stéphane Zweig s’est suicidé.

Madame Merkel est l’incarnation de ce vide. Il suffit de l’entendre. Son désarroi est palpable. Elle dirige l’Etat le plus puissant d’Europe. Elle dirige l’Union européenne. Où conduit-elle cet étrange attelage ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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