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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 31 août 2018
Cerf-volant chargé d’explosifs envoyé au-dessus d’Israël depuis Gaza

Le Quai d’Orsay suit toujours avec attention les informations que nous publions sur la situation au Moyen-Orient, car il n’a pas idée de ce que prépare l’Administration américaine.

Les rapports de la presse américaine de cette semaine suggèrent que l’Administration Trump se prépare à prendre des mesures, y compris éventuellement un retrait total des budgets alloués à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA), l’organisation très controversée créée en 1949 pour fournir une assistance aux réfugiés palestiniens.

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Tout d’abord, les États-Unis vont réduire de plus de 200 millions de dollars l’aide économique aux Palestiniens et diriger l’argent vers d’autres projets, a annoncé vendredi dernier le département d’État.

Dans une déclaration, un haut fonctionnaire du département d’État a déclaré que l’administration réoriente les fonds « initialement prévus pour les programmes en Cisjordanie et à Gaza » vers des « projets prioritaires ailleurs ».

Le fonctionnaire a déclaré que la décision a été prise « sous la direction du président Trump » pour s’assurer que l’argent de l’aide est dépensé « conformément aux intérêts nationaux des États-Unis pour qu’il apporte une valeur ajoutée au contribuable américain ».

Ce changement intervient au moment où Trump et son équipe préparant une proposition d’accord de paix, dont son gendre et conseiller principal Jared Kushner, travaillent à la publication de leur plan tant attendu pour la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le département d’État a déclaré que la décision de couper les financements « tient compte des défis auxquels la communauté internationale doit faire face pour fournir une assistance à Gaza, où le contrôle du Hamas met en danger la vie des citoyens de Gaza et dégrade une situation humanitaire et économique déjà catastrophique ».

Puis l’ambassadeur à l’ONU, Nikki Haley, a convenu mardi que le droit au retour des réfugiés palestiniens – une demande critique pour les Palestiniens et un refus total pour Israël – devrait être retiré des sujets de discussion.

L’administration est peut-être en train d’augmenter la pression sur les Palestiniens avant de déployer le plan de paix de Trump. Mais la critique de l’UNRWA – un objet de dérision pour Jared Kushner et d’autres membres de l’équipe de paix de Trump – pourrait faire partie d’une campagne visant à réinitialiser complètement la politique américaine sur le conflit israélo-palestinien.

En effet, l’administration a depuis longtemps démontré une tendance à revenir en arrière – voire à dissocier – les États-Unis de leur adhésion passée à une solution à deux États, et a cherché à aligner sa position plus étroitement avec les points de vue plus raisonnables du gouvernement israélien.

Au-delà des réfugiés et du droit au retour (que les administrations précédentes ont évité d’accorder), deux autres règles de la posture américaine ont été fondamentalement remaniées :

  1. La solution à deux États dont Trump a refusé d’endosser l’idée, et encore moins de la baser sur les lignes de juin 1967, même avec des modifications territoriales substantielles. Au lieu de cela, l’administration semble favoriser une sorte de région palestinienne, Israël conservant une grande partie de la Judée Samarie.
  2. Jérusalem : La reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël et la décision d’ouvrir une ambassade des États-Unis, est un recadrage majeur de la politique traditionnelle des États-Unis fondée sur Jérusalem en tant que capitale indivise de deux États, et non d’un seul. En annonçant cette décision, l’administration a également appelé à la négociation sur les frontières et la souveraineté de la ville. Mais rien n’indique que Washington, et encore moins Israël, est prêt à soutenir Jérusalem-Est pour abriter une véritable capitale palestinienne, avec un contrôle palestinien sur certaines parties de la vieille ville et des quartiers palestiniens.

Dans l’ensemble, les actions récentes de l’administration reflètent l’intention de redéfinir les paramètres de la politique américaine d’une manière qui assurera pratiquement le rejet par les Palestiniens et les principaux États arabes comme l’Arabie saoudite, soulageant ainsi la pression sur Israël.

Cette redéfinition intervient à un moment où les chances d’une négociation sérieuse entre deux États sont déjà minuscules. Oui, mais c’est peut-être là le problème. Après tout, Kushner a souvent dit que rien n’a fonctionné auparavant et qu’il serait stupide de s’entêter comme le font les dirigeants européens à constamment pousser les mêmes propositions dans l’espoir qu’elles produiront soudain un résultat différent.

Alors, avec un peu d’espoir de relancer des négociations sérieuses, pourquoi ne pas faire bouger les choses ?

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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