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Publié par Dreuz Info le 12 septembre 2018

Le 6 septembre 2018 restera gravé dans la mémoire des Brésiliens. Au début de l’après-midi, la presse fut secouée par le violent attentat contre le candidat à la présidentielle Jair Messias Bolsonaro, dans la ville de Juiz de Fora, Minas Gerais.

Un homme l’avait grièvement blessé à l’abdomen. Bolsonaro participait à une réunion avec 25 000 électeurs dans la rue et était porté sur les épaules d’un manifestant. Soudain, un individu sortant de la foule s’est précipité et lui a assené un violent coup de couteau.

Les escortes et les partisans de Bolsonaro l’ont rapidement mis dans une voiture et l’ont conduit à l’hôpital de Santa Casa, qui se trouvait à proximité du lieu de l’attaque. Le blessé a été pris en charge par une équipe médicale extrêmement compétente. La vie de Bolsonaro était en grave danger. Le couteau avait atteint l’aorte mésentérique et provoqué une forte hémorragie interne. Il avait perdu connaissance et sa tension artérielle avait chuté à 10/3. Et, surtout, le poignard avait gravement abîmé le système intestinal.

En stabilisant la pression et en arrêtant l’hémorragie, les chirurgiens ont réussi à suturer l’intestin grêle, à nettoyer la cavité interne de l’abdomen et à effectuer une colostomie sur le gros intestin. Compte tenu de la bonne réaction du patient, celui-ci a pu être transféré, un jour plus tard, à l’hôpital israélien Albert Einstein de Sao Paulo, où il se rétablit lentement.

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Jair Bolsonaro, 63 ans, est un député brésilien, conservateur et chrétien, qui en est à son septième mandat parlementaire et qui aspire maintenant à être élu président de la République par le Parti social libéral (PSL). Il est populaire et aimé par les adhérents de son mouvement qui l’ont qualifié de « mythe ». Bolsonaro défend la sécurité des citoyens et le droit de tous à porter légalement une arme. Il est en revanche détesté par certains éléments de la classe politique et par certains médias en raison de ses idées conservatrices. Bolsonaro lutte contre la corruption, le trafic de drogues, l’idéologie de genre, en particulier dans les écoles où étudient les plus jeunes enfants. Il est un défenseur de la famille traditionnelle et s’oppose à l’avortement et au féminisme extrême. Il est l’un des rares membres du Congrès brésilien à avoir toujours critiqué et dénoncé le Forum de Sao Paulo et ses idées néfastes. Dans les tribunes où Bolsonaro s’exprime publiquement, il le fait avec un certain franc parler. La réponse de la gauche est de lui opposer des étiquettes insultantes comme « homophobe » et « raciste ». Ces individus l’ont décrit comme un « macho » parce qu’il estime qu’au moment de choisir les responsables dans les secteurs public et privé, il ne faut pas voir s’il s’agit d’une femme ou d’un homme, mais si la personne a les compétences pour exercer le poste.

Que sait-on de l’agresseur ? Il s’appelle Adelio Bispo de Oliveira, un maçon âgé de 40 ans, originaire de Montes Claros, Minas Gerais. Les premières enquêtes indiquent qu’il s’est rendu à Juiz de Fora il y a dix jours et qu’il avait loué une chambre dans un hôtel. Et que, malgré le fait d’être au chômage, il a payé d’avance un mois de loyer. Après l’attentat, les manifestants ont saisi l’agresseur. Il y a eu une tentative de lynchage mais la police l’a arrêté et l’a emmené au poste. Les faits de cette agression seront examinés à la lumière de la loi sur la sécurité nationale. Samedi dernier, le détenu a été transféré à la prison de haute sécurité de Mato Grosso.

Dans ses premières déclarations, Adelio a prétendu qu’il avait fait cela «pour des raisons personnelles», car «il n’aimait pas ce candidat» parce qu’il était «raciste». Le détenu a ajouté qu’il avait agi « au nom de Dieu ». En fait, depuis le début, Adelio essaie d’imposer l’idée –et tous les journalistes ont avalé cette idée— qu’il est « mentalement déséquilibré » et qu’il n’y a « pas d’autre personne derrière l’attentat ». Qu’il est, donc, un « loup solitaire ». Toutefois, la police fédérale a trouvé quatre téléphones portables et un ordinateur portable dans sa chambre d’hôtel. Elle analyse tout ce matériel.

Sur les réseaux sociaux, Adelio a publié des photos et des textes où il apparait comme un activiste de gauche. Il dit qu’il était membre de Socialismo e Liberdade (PSOL), une faction dissidente du Partido dos Trabalhadores (PT), de 2007 à 2014. Il dit aussi qu’il est communiste et sympathisant du dictateur Nicolas Maduro. Un autre détail curieux: malgré sa prétention d’être un « loup solitaire », quatre avocats sont survenus rapidement pour le défendre.

Des experts du renseignement affirment que la brusque apparition de quatre avocats, sortis de nulle part, montre qu’il est probable que derrière l’attentat se trouve une organisation terroriste bien structurée. Ils soulignent que les organisations de ce type, face à la détention d’un ou plusieurs de leurs membres, tentent toujours de mobiliser une protection juridique afin que le ou les détenus se taisent surtout par rapport à l’identification des chefs et des membres du gang. Selon les experts, cette « procédure habituelle » sert aussi à éviter que les déclarations des détenus soient discordantes et puissent aider le travail de la police.

Les questions auxquelles il faut répondre sans tarder sont les suivantes : comment un chômeur a-t-il les moyens de se payer quatre avocats et régler à l’avance le loyer d’une chambre d’hôtel ? D’où venait l’argent ? Comment et pourquoi quelqu’un qui n’a pas de travail ou de quoi vivre avait-il un ordinateur et quatre téléphones ? Pourquoi cet individu a-t-il fréquenté l’école de tir à Santa Catarina –la même que fréquentaient les fils de Bolsonaro– ? Qui a financé les voyages et les activités d’Adelio et quels étaient ses objectifs ? Qui est le commanditaire de cet attentat et qui est celui qui est en train de protéger l’agresseur ?

Personne ne sait rien mais les enquêteurs trouveront sans aucun doute la vérité, d’autant plus que Jair Bolsonaro est très apprécié par les militaires et les policiers.

Pour comprendre la situation, il convient de rappeler ce que certains responsables politiques de gauche écrivent sur les réseaux sociaux. Contrairement au candidat Bolsonaro, ces gens préconisent la haine la plus brutale contre toute personne qui n’est pas d’accord avec l’idéologie communiste.

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Voyons quelques-unes de leurs phrases:

« Des gens vont mourir », a écrit Gleise Hoffman, présidente du Partido dos Trabalhadores (PT). Elle a formulé cela avant l’arrestation de Lula pour l’opération Lavajato.
« Nous allons fusiller », a lancé Mauro Iasi, membre du Parti communiste brésilien, à la même occasion.
« Ils vont être battus dans la rue », a averti José Dirceu, leader du PT, fondateur et éminence grise du Forum de Sao Paulo. Dirceu a été reconnu coupable dans le cadre de l’opération Lavajato mais, grâce à un magistrat corrompu de la Cour suprême, il a été libéré. Il est libre et sans surveillance judiciaire, comme s’il n’avait pas été condamné.
« Il faut faire couler le sang! », a déclaré Benedita da Silva, une autre adoratrice de Lula et membre du PT.
« Nous allons mettre le pays en feu », crient certains dirigeants du Mouvement des travailleurs sans toit (MTST), une organisation marxiste qui soutient le PT et qui a soutenu la réélection de Lula en 2005.

Que s’est-il passé après ces appels à la violence ? Rien. La justice brésilienne ferme les yeux.

Le vil attentat contre Juiz de Fora a eu lieu le jour même où le Tribunal électoral supérieur a approuvé la candidature de Jair Bolsonaro et le jour où la Cour supérieure fédérale a rejeté un recours extraordinaire des avocats du condamné Luis Inácio Lula da Silva pour lui permettre de faire campagne. L’attentat s’est produit quelques jours après que le tribunal électoral supérieur eut interdit la candidature de Lula et l’avait définitivement retiré de la course électorale.

Est-ce qu’il ne s’agit que de pures coïncidences? Je ne le crois pas. Il appartient maintenant à la police fédérale non seulement d’enquêter et de découvrir les détails de l’attentat mais aussi de dénoncer et de poursuivre celui ou ceux qui ont donné l’ordre de commettre cet acte criminel. Le Brésil attend et fait confiance aux enquêteurs.

*Gracia Salgueiro est une psychologue et journaliste brésilienne indépendante. En 2016, elle a publié l’ouvrage « Le Forum de Sao Paulo, l’organisation révolutionnaire la plus dangereuse des Amériques ». Ses articles sont diffusés au Brésil, en Colombie, en Argentine et au Venezuela. Elle participe régulièrement à l’émission de radio « Observatorio Latino », de Radio Vox.

© Gracia Salgueiro

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