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Publié par Danièle Lopez le 12 septembre 2018

Pourquoi en est-on arrivé à transformer la notion, la valeur de ces mots qui disent la même chose ? L’Islamisme, comme le Judaïsme ou le Christianisme,  est le mot qui désigne la religion, la pratique religieuse de l’Islam. C’est ainsi que, de tout temps, les dictionnaires français les ont expliqués.

Et pourtant, dans les nouveaux dictionnaires, on prend soin de différencier l’islamisme : « religion musulmane (mot vieilli) » et l’islamisme : « Un mouvement politico-religieux qui préconise l’islamisation radicale, l’application des lois islamiques aux institutions, au droit, etc. »

Pour ceux qui connaissent les musulmans, cela ne veut rien dire. Ou, pire, cela laisse entendre qu’il y a de « bons » et de « mauvais » musulmans. Mais « un bon musulman » est celui qui pratique la religion de Mohammed et ne transgresse pas la loi du Coran. Et les autres, alors ?

Islam ou Islamisme, la question est remise au goût du jour dans le rapport de Hakim El Karoui pour l’Institut Montaigne et, selon qu’on est Français non-musulman ou Français musulman, ce rapport  n’est pas perçu de la même manière.

Mais, d’abord, qui est Hakim El Karoui ?

Il est né en France d’un père Tunisien, sa mère est Française. Il est élevé dans un milieu très aisé dans la culture musulmane. Ancien directeur chez Rothschild & Cie Banque, chargé de fusions/acquisitions en Afrique et sur le pourtour méditerranéen. Conseiller technique du Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Conseiller technique du ministre des finances Thierry Breton. Aujourd’hui, consultant en stratégie, du cabinet de conseil en stratégie Roland Berger Strategy Consultants, chargé notamment du développement du cabinet en Afrique.

Il est l’auteur du livre  « L’islam, une religion française»*.

Pourtant, comme nous le disions, son rapport ne fait pas l’unanimité.

Du côté arabo-musulman

« Ce rapport, il aurait été publié sur le site du Front national, c’était pareil » tranche sans détour Feïza Ben Mohamed, présidente de l’association Droits de Cités et journaliste freelance, au lendemain de la publication du rapport de l’Institut Montaigne, intitulé « La fabrique de l’islamisme ». ( Yabiladi.com)

Du côté non-musulman

« Ce rapport n’apporte rien de neuf du point de vue de l’analyse. La différence,  c’est que El Karoui prend soin de nous indiquer,  en introduction,  qu’il ne va pas traiter de l’islam mais de l’islamisme ! »explique Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, coauteur des “ Territoires perdus de la République ” et de “ Une France soumise ”. (Valeurs Actuelles)

De son côté, Feiza Ben Mohamed, elle, est furieuse et se sent discriminée.

« Le rapport mentionne l’Arabie Saoudite mais aussi la Turquie, qui auraient un agenda pour islamiser le monde. Mais ce n’est pas tout. Si vous avez un jour tweeté sur l’affaire Tariq Ramadan et sur l’affaire Mennel, vous faites partie du réseau islamiste de Twitter, comme moi. » ( twitter du 10 septembre)

«On est en train de disqualifier tous les militants qui ne sont pas dans le moule que veut présenter Emmanuel Macron via Hakim El Karoui. Si vous êtes un musulman qui fait valoir ses convictions politiques, alors vous êtes disqualifié sur le débat public par ce rapport.»

Encore faudrait-il savoir quelles sont les « convictions politiques musulmanes » dont parle cette militante ? Avons-nous le droit de dire que nous attendons des convictions politiques d’un français-musulman, quel qu’il soit et vivant en France, qu’elles soient politiques dans tout le sens du terme mais, surtout pas, politico-musulmanes. Ce qui ramènerait alors et, selon la définition du dictionnaire français, à de l’islamisme.

C’est cet islamisme, que rejette côté français non-musulman, Barbara Lefebvre.

« Elle dénonce, dans ce rapport, le montage législatif et institutionnel d’El Karoui pour faire financer le culte musulman par l’Etat ». Avec la mise en place de la taxe Hallal, l’enseignement de l’arabe à l’école et la volonté de mieux contrôler le financement des lieux de culte.

Et elle a raison. La mise en place de ces projets serait une remise en cause de la loi de 1905.

La taxe halal, parce qu’elle est carrément une taxe religieuse islamique. L’Etat français n’a rien à voir là-dedans.

L’enseignement obligatoire de l’arabe à l’école, serait un rempart contre l’islamisme selon El Karoui (!) Foutaises !

La France n’est pas musulmane et l’islam n’est pas une religion française quoiqu’en pense El Karoui. Ce n’est pas parce qu’il y a bien plus d’enfants musulmans que d’enfants juifs ou d’enfants chrétiens scolarisés dans nos écoles (c’est un constat) que nous devons changer la langue d’enseignement de notre culture française. Nous y voyons, là, la volonté d’arabisation-islamisation de l’école communale française. Il est flagrant que Monsieur El Karoui prêche, d’abord, pour sa paroisse, puisqu’il affirme que l’islam est une religion française et ensuite ça lui permet de satisfaire ses coreligionnaires musulmans.

Il existe des écoles coraniques, en France. Et enseigner l’arabe à l’école n’empêchera pas la création d’autres écoles coraniques que les communes, voire les départements, aident, déjà, financièrement pour leurs installations. Erdogan n’a-t-il pas dit aux Turcs, lors de sa dernière visite en France, de construire des écoles turques ? Si les familles turques préfèrent que l’arabe soit enseigné à leurs enfants par des imams turcs, ce n’est certainement pas dans les écoles françaises qu’ils les inscriront. Et c’est pareil pour les Algériens, les Marocains, les Saoudiens, etc…

Pourquoi devrions-nous supporter le surcoût de l’enseignement de l’arabe pour des « raisons religieuses » ce qui, de plus,  contreviendrait à la loi de 1905 ?

Quant à contrôler le financement des lieux de culte, quelle aberration !

Depuis que la première mosquée a vu le jour en France dans les années 50, la Grande mosquée de Paris, est dirigée par Alger. Au début, les Marocains et les Algériens se partageaient plus ou moins le monopole, Lyon, Paris… Mais depuis que les pays du Golfe se sont si bien implantés en France avec l’accueil des migrants de toutes origines, Turquie, Arabie Séoudite, Qatar, ce sont ces pays qui financent leurs lieux de culte et plus encore.

Il faut partir du principe que dans ces pays arabes, Turquie, Arabie, Maroc, Algérie, Qatar et autres, ils ne raisonnent pas et n’agissent pas comme les Occidentaux. Il peut y avoir une école française à Rabat, par exemple. Il n’y en aura pas dix, les Français s’en contenteront. Eh bien, à Paris, chacun de ces pays arabes voudra « son » école coranique ! Parce que c’est dans leur culture ! Il en va de même pour les mosquées. Il n’y a pas une mosquée, il y en a 150 ! Chacune se réclamant d’un quelconque courant, d’un quelconque pays, avec son imam choisi et envoyé par chaque pays. Et, surtout, chacune doit être plus belle que l’autre… Et rien ne pourra empêcher ces gens-là de « se faire la pige » !

Et vous croyez que la France va pouvoir contrôler le financement de tous ces lieux de culte ? Il ne faut pas rêver.

Jamais, jamais, la France ne pourra satisfaire, par quelque loi que ce soit, TOUS les musulmans en France. Il y en aura toujours qui se sentiront lésés par rapport à un autre qui aurait obtenu mieux que lui et ….

L’Islam, c’est une histoire sans fin

L’Islam. Depuis plus de 14 siècles, les musulmans se battent entre deux courants pour déterminer quel est celui qui est le seul légitime. Et les deux sont présents en France.

Que MM Macron et El Karoui redescendent sur terre. Ils n’y arriveront pas plus que n’ont pu le faire ceux qui les ont précédés dans ces prétentions.

L’Islam est une identité, une religion, une politique, il est tout ça « en même temps ». Comment pourriez-vous le satisfaire ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Danièle Lopez pour Dreuz.info.

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