FLASH
[20/01/2019] Confirmation de frappe aérienne israélienne dans le sud de la Syrie. Peu de temps après, Iron Dome a intercepté un missile syrien sur les hauteurs du Golan  |  lemonde.fr – Le vice-chancelier allemand veut que l’UE remplace la France au Conseil de sécurité de l’ONU Le vice-chancelier allemand veut que l’UE remplace Paris au Conseil de sécurité de l’ONU  |  La Syrie annonce que ses systèmes de défense aérienne ont déjoué une attaque israélienne au sud syrien  |  [19/01/2019] Somalie : l’armée américaine indique avoir tué 52 islamistes d’al-Shabab lors d’un raid aérien, en réponse à une attaque contre les forces somaliennes  |  Laura Loomer, qui est juive, s’est précipitée sur la scène de la Marche des Femmes de NY et a pris le micro pour dénoncer l’antisémitisme des organisatrices : « La Marche des Femmes déteste les Juifs ! »  |  Saccage de l’Arc de Triomphe : le tagueur néo-nazi surnommé Sanglier, incarcéré  |  4 mois après les élections, le Parlement suédois réélit l’ancien Premier ministre – qui promet d’augmenter la migration  |  Les #Giletsjaunes « acte 10 » ce samedi 19 janvier – pour ou contre, on ne peut que saluer leur ténacité  |  [18/01/2019] Le président Trump et le dictateur communiste nord-coréen Kim tiendront un deuxième sommet fin février  |  Le soutien aux Gilets jaunes en net regain, selon un sondage BFM : +7points à 67% en 1 semaine  |  André Santini : « Emmanuel Macron est entouré de gens qui n’ont aucune expérience ». Parce que Macron il a de l’expérience lui ?  |  Tamika Mallory, cofondatrice de #WomensMarch et fan du nazi noir Farrakhan, refuse de reconnaître le droit d’israël à exister  |  Pendant le blocage du gouvernement sur le financement du mur avec le Mexique, la cote de popularité de Trump explose auprès des Latinos  |  [17/01/2019] Leçon n° 34 pour les #GiletsJaunes : la liberté ne nous est pas donnée par le gouvernement mais par le droit naturel. Le gouvernement n’est pas là pour nous offrir notre liberté mais pour la garantir  |  Le mois dernier, 934 personnes ont été tuées par des islamistes dans 29 pays, dont 15 par attentats suicides. Le nombre de morts par des extrémistes de droite le mois dernier s’élevait à 0  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Ivan Rioufol le 13 septembre 2018

Qui imagine le général De Gaulle déclarer : « Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant » ?

Ce détournement de la réflexion de François Fillon, candidat à la primaire, adressée à Nicolas Sarkozy mis en examen, laisse voir les années-lumière qui séparent le monde ancien du spectacle affligeant donné par la Macronie. Qu’un chef de l’Etat en vienne, comme ce fut le cas cet été avec Emmanuel Macron devant des parlementaires LaRem, à se croire obligé de démentir des rumeurs d’une relation amoureuse avec son garde du corps en dit long sur le manque de tenue, de retenue, du pouvoir actuel. L’ »affaire Benalla », qui s’ouvre à nouveau ce mercredi devant la commission d’enquête sénatoriale, c’est cela : la mise au jour d’un Etat déliquescent, très éloigné de l’exemplarité qu’il prétendait incarner. Non seulement l’affaire a révélé un fonctionnement clanique et népotique de l’Etat, mais c’est aujourd’hui la vulgarité et la morgue d’une petite frappe qui s’étale publiquement. Seul un sentiment d’impunité peut expliquer le premier refus de Benalla de répondre à la convocation du Sénat afin d’être entendu comme témoin, indépendamment de la procédure judiciaire en cours contre lui. Depuis son revirement, ses propos tenus à l’égard des sénateurs montrent combien le mépris des autres a pu être la norme au cœur de l’Elysée. Benalla a, en effet, qualifié les membres de la commission d’enquête de « petites gens qui n’ont jamais existé dans le paysage politique français ». Il a traité Philippe Bas, qui conduit l’enquête sénatoriale, de « petit marquis ».

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Ces mises en cause de la commission d’enquête sénatoriale par Benalla, soutenu dans ses provocations par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, et par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sont d’autres éléments qui viennent alourdir les soupçons d’autoritarisme, de favoritisme et de passe-droits qui pèsent sur le fonctionnement de l’Etat macronien, cette pouponnière d’arrivistes et de tchatcheurs. Car la loi autorise évidemment le Sénat à jouer son rôle de contre-pouvoir. D’autant que la commission d’enquête de l’Assemblée s’est ridiculisée dans une soumission à l’Elysée et à ses exigences d’opacité. Si, au nom de la séparation des pouvoirs, les sénateurs ne peuvent bien sûr avoir à connaître de l’affaire judiciaire (notamment pour des violences en réunion), ils sont dans leur rôle de contrôle du bon fonctionnement des institutions. Il est intéressant de savoir, notamment, comment Benalla a pu bénéficier d’un port d’arme, d’un passeport diplomatique, d’un logement de fonction quai Branly, d’un salaire conséquent, et, surtout, d’une telle confiance de la part du président. La question de l’existence ou nom d’une police parallèle au sein de l’Elysée est aussi de ces interrogations qui doivent être posées par les sénateurs. Ils ont là, en tout cas, l’occasion rêvée de démontrer la nécessité d’encadrer la Macronie, volontiers despotique, de contre-pouvoirs institutionnels. Que cela ne plaise pas à Benalla et à ses parrains est un bon signe.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ivan Rioufol. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz