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Publié par Sidney Touati le 14 septembre 2018

En reconnaissant la responsabilité de la France dans la mort du militant communiste Maurice AUDIN, engagé dans la défense de la cause algérienne, le président E. Macron vient de rouvrir le dossier compliqué des rapports avec cet épisode douloureux de notre histoire.. Il nous offre par la-même l’occasion de réfléchir sur la nature de ce conflit et ses retombées actuelles.

La France avait jeté toutes ses forces dans une bataille qui avait pour but de conserver comme territoire de la République -une et indivisible- cette importante partie du Maghreb, grande comme 14 fois la France continentale.

En dépit de la disproportion manifeste des forces en présence sur le terrain, la France a perdu cette bataille dans des conditions dramatiques, abandonnant à son triste sort le million d’Européens, français pour la plupart.

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Pourquoi cet échec cuisant ?

Aussi incroyable que cela paraisse, on doit constater qu’aucun des protagonistes engagés dans ce conflit n’a vu ce qui en était réellement l’enjeu.

La France, toutes composantes politiques et idéologiques confondues, n’a jamais été capable de dire qui était son ennemi principal.

Les dirigeants algériens eux-mêmes n’avaient qu’une conscience limitée des causes réelles de leur engagement. Dans leurs interventions officielles, ils luttaient pour l’indépendance du peuple algérien ; pour la naissance de la « nation algérienne » ; pour un nationalisme teinté de socialisme de type soviétique.

Pourtant, l’élément qui allait rendre possible la « rébellion », transformant une aspiration des élites arabes (dont la plupart furent formées dans les écoles ou dans l’armée française) en un mouvement de masse structuré, était présent dès l’origine.

Mais, une sorte de leurre est parvenu à masquer la cause fondamentale de ce combat, y compris à ses principaux acteurs.

L’interprétation officielle de ce long conflit a évolué. On peut en distinguer deux phases.

 

1) Pendant le conflit

Les attentats terroristes de novembre 1954 ont été initialement attribués à une poignée de criminels, de fanatiques, d’extrémistes, sans lien réel avec la population. La masse était composée de bons, loyaux, gentils musulmans qu’il ne fallait surtout pas confondre avec les « tueurs » du FLN. Déjà le « pas d’amalgame » tenait lieu de doctrine officielle.

L’aspect politique du problème a été minimisé, voire n’a pas été vu.

On a mobilisé toutes les ressources d’une grande nation, jeté toutes les forces armées dans la bataille… pour combattre une poignée de criminels !

L’indigence de l’interprétation officielle des « événements d’Algérie » laisse sans voix l’observateur actuel.

Pourtant.

L’efficacité de l’intervention militaire est évidente. L’action de Challes a conduit à un démantèlement effectif des forces du FLN.

La France a gagné militairement la bataille sur le terrain.

Face au mouvement international d’émancipation des peuples colonisés, elle a été incapable de justifier la pérennité de sa présence en Algérie, de l’inscrire dans un nouveau cadre compatible avec les principes internationaux.

Elle a donc perdu au plan politique et idéologique.

 

2) Après la proclamation d’indépendance en juillet 1962

Le porte-parole officiel du scénario « Guerre d’Algérie » est Benjamin Stora.

C’est l’interprétation issue de la vulgate marxiste qui triomphe. On nous explique que ce conflit prend sens dans le schéma général d’éveil de la conscience nationale des peuples, plus précisément celui du nationalisme arabe :

« L’Algérie est née d’une volonté politique apparue au début du XXème siècle, et poursuivie par une longue guerre d’indépendance contre la puissance coloniale française. »

(B. Stora, Histoire de l’Algérie depuis l’indépendance, éd. la Découverte).

La France est décrite comme une puissance coloniale qui exploitait et opprimait le peuple algérien. Elle était donc en guerre contre ce dernier et c’est ce dernier qui l’a battue.

Ce scénario hyper simpliste fait l’impasse sur l’élément clé du processus d’éveil de la conscience nationale du peuple algérien, à savoir la composante religieuse islamiste. Celle-ci est soit sous-estimée, soit ignorée. Elle fait l’impasse également sur le fait que le « peuple » n’a jamais été « libéré ». Il est passé d’une domination à une autre.

L’islamisme est l’élément clé de ce conflit.

La France pouvait se retirer d’Algérie sans subir cette cuisante défaite. Si elle a perdu lamentablement, c’est tout simplement parce qu’elle n’a jamais su percevoir que la religion était au cœur de la genèse du sentiment national algérien. Pourtant cela était évident. Le journal du FLN ne s’appelait-il pas « El-Moudjahid » qui vient de « djihad », qui signifie « guerre sainte » ?

Plus évident encore. Dans les dix commandements de l’ALN, il est précisé explicitement :

« Se conformer aux principes de l’islam… dans la destruction des forces ennemies. »

Certains étaient parfaitement conscients du double-jeu des élites modérées et du rôle central joué par les religieux, tel Soustelle qui dans une lettre restée secrète, décrit lucidement la situation. (citée par Yves Courrière, La Guerre d’Algérie, Fayard, t.1,p.534)

Cette juste perception, jamais prise en compte officiellement, était en outre masquée par le fait qu’un hiatus important existait entre les « élites arabes » européanisées, politisées, plus ou moins éloignées de la religion, et le peuple totalement dominé par cette dernière. La manie du secret, la pratique permanente d’un double langage, le mensonge, l’extrême frilosité quand ce n’est pas la peur… qui caractérisent la vie politique française, ont largement contribué à l’égarement des esprits.

Sur ce point, le regard français est radicalement différent de celui des Anglais.

Le colonel Lawrence, qui a participé pendant la Première guerre mondiale à l’éveil du nationalisme arabe au Moyen-Orient, a parfaitement conscience que ce mouvement a pour moteur la religion musulmane. C’est par elle qu’il parvient à unir et soulever les tribus arabes contre les Turcs.

Le Coran et la langue arabe constituent l’épine dorsale, l’âme de l’éveil national, la « patrie de chaque musulman ».

Il écrit :

« les Arabes sont convaincus d’être le sel de la terre…évidemment cette foi nationaliste ne s’établit pas sans effort. Le corps des chérifs –huit à neuf cents princes- l’adopta aussitôt et la prêcha partout. On écouta ces nouveaux missionnaires parce qu’ils descendaient du Prophète ; ce prestige religieux leur permettait d’agir sur l’esprit des hommes et de ployer leurs fantaisies à une obéissance calmement consentie. »

(T.E. Lawrence, Les Sept Piliers de la Sagesse, t.I, p.115, éd. Payot.)

Les dirigeants français n’ont rien compris au conflit algérien. Ils ont globalement attribué cet éveil du nationalisme à l’influence communiste dont Nasser était le porte étendard.

C’est le monde communiste que la France pensait combattre en Algérie. C’est l’influence soviétique qu’elle voulait endiguer :

« Les officiers supérieurs de l’armée française considéraient alors le Front (FLN) comme une des formes du communisme international… »

(Pierre Miquel, La Guerre d’Algérie, Fayard éd., p.363.)

Les chefs de la rébellion O.A.S. partageaient cette même croyance, aveuglés par la haine paranoïaque du communisme, ils ont ignoré l’impact immense du religieux.

« Lutte anticommuniste sur tous les fronts » proclame Edmond Jouhaud, ( in « O mon pays perdu » éd. Fayard)

Tous entonnent le même refrain :

« Traiter avec le FLN est impossible. Ses cadres sont en majorité des criminels. Ce serait en outre une nouvelle victoire du communisme sur le monde libre… »

(Bigeard, « Pour une parcelle de gloire, éd. Plon, p.388).

Conséquence de cette funeste erreur d’appréciation, la France, prisonnière de cette croyance, a encouragé et soutenu le mouvement religieux. Exactement comme elle le fait aujourd’hui.

Elle n’a jamais compris que si le nationalisme algérien s’exprimait dans une phraséologie marxiste, il tirait son pouvoir sur les masses par ses références à la pratique religieuse. Cette propagande passait principalement par les mosquées.

La conscience nationale est ici comme au Moyen-Orient inséparable du sentiment religieux.

Le Janus Bifron que sont tous les états musulmans, (à l’exception de l’Iran et de Daech) présente deux visages antagoniques: il se veut algérien ou irakien, ou syrien… donc nationaliste mais également musulman donc internationaliste et conquérant.

Il se bat pour deux objectifs distincts et opposés : la nation et la Oumma.

Cette contradiction insoluble maintient tous les pays confrontés à ce phénomène, dans un état de guerre civile permanent, rendant impossible l’établissement de régime démocratique respectueux des libertés fondamentales.

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La preuve ?

Passée la période d’euphorie qui a suivi l’indépendance, les religieux n’ont pas tardé à exiger le pouvoir. Ils l’auraient pris légalement si la junte militaire et le parti unique, le FLN, qui dirigent l’Algérie, avaient respecté le suffrage universel en 1992 et si la France n’avait pas volé au secours de ces derniers. Conséquences de ce désastre, au moins 100 000 morts !

En agissant ainsi, la France s’est inscrite, tout comme l’Algérie (et d’autres pays arabo-musulmans), dans une guerre de religion dont elles ne peuvent sortir car elles refusent de voir que l’Islam et son corps de doctrines est le cœur de cette machinerie sanglante.

L’Egypte exécute actuellement en masse les chefs de la confrérie des « Frères musulmans ».

C’est la deuxième fois qu’elle procède à une répression de cette ampleur. Cela ne règle nullement le problème. La parole qui circule dans les mosquées nourrit, entretient nécessairement la révolte contre l’Etat, lequel soutient le religieux.

Comme le montre l’exemple de l’Iran (et celui de la Turquie d’Erdogan qui semble prendre le même chemin), dans le monde musulman, le religieux aspire toujours à dominer sans partage le domaine politique, à instaurer son règne totalitaire. D’où la nécessité pour les politiques d’instaurer une dictature pour se maintenir au pouvoir.

Confrontée au phénomène d’un terrorisme massif (250 morts, des milliers de blessés en trois ans), la France combat le terrorisme islamiste dans des termes identiques à ceux qu’elle utilisait pour combattre à ses débuts la « rébellion algérienne ».

L’Etat reproduit quasiment à l’identique ses errements. Voilà qu’il préconise l’enseignement de l’Arabe par l’Education Nationale, comme il le faisait hier en Algérie…Il pense qu’en mettant en œuvre un mécanisme de financement interne du culte musulman, il va l’adoucir, le franciser.

Dérisoire fuite en avant. Illusion désarmante. De tels remèdes ne sont que des placébos. En outre, loin de diminuer la charge explosive dont l’Islam est le porteur, ils ne font que l’alimenter.

Comme l’avait parfaitement énoncé le Président Hollande, au bout de cette logique, il y a la partition du pays.

La France ne sait toujours pas contre qui elle s’est battue hier en Algérie. Elle ignore délibérément contre qui elle se bat aujourd’hui. La confusion règne et le leurre initial perdure. La religion musulmane demeure pure et sans tache.

L’ennemi n’étant ni vu, ni désigné, ni compris, la guerre d’Algérie était perdue d’avance.

Il en est de même aujourd’hui.

Confrontée au terrorisme islamiste, la France est en guerre sans être en guerre ; elle se bat contre un ennemi dont elle ignore la réalité. Une nouvelle fois elle ne peut que perdre. Elle perd. L’islam politique étend chaque jour son emprise sur des pans entiers du territoire.

Comme en Algérie hier, la France contribue activement au triomphe de l’Islam dont les responsables du pays ignorent à peu près tout, à l’instar d’Alain Juppé qui avoue n’avoir jamais lu le Coran.

Hier la France luttait contre les terroristes-fellaghas-bandits à la solde des communistes…

Elle se proclamait l’amie des gentils musulmans et de l’Islam.

Aujourd’hui elle lutte contre les méchants terroristes à la solde de Daech ou autres…

Elle se proclame amie des gentils musulmans et de l’Islam.

Par application du principe « Une histoire qui s’ignore est une histoire qui se répète », à terme, un immense drame se profile.

La France et les dirigeants algériens ne savent toujours pas que nationalisme/islam/terrorisme-islamiste sont intrinsèquement et indissolublement liés.

Il faut « privatiser » la pratique religieuse, seule manière de combattre l’Islam politique et son corolaire le terrorisme, comme le font les Chinois ou les Japonais.

Or, la politique actuelle a tendance à le « nationaliser » chaque jour davantage en en faisant une force politique incontournable.

Si l’aveuglement perdure, alors des mouvements de type « FLN » fleuriront.

A quand la constitution d’un Front de Libération National Français, Allemand, Suédois… ?

La révolte gronde en Europe. Il faut certains ingrédients pour la transformer en « révolution », la cécité et la surdité des hauts responsables en font partie. Quand les peuples ne sont plus entendus par leurs dirigeants, quand le mépris règne, le désespoir l’emporte et ils se précipitent dans le vide.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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