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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 septembre 2018

Lorsque j’ai entendu que la France veut enseigner l’arabe à l’école, ma première pensée a été : « tant qu’à faire les choses, autant les faire bien ».

Les fonctionnaires se sont donc enfin décidés à faire les choses correctement. Puisqu’ils ont décidé, par l’immigration musulmane massive, et avec l’assentiment des Français (qui ne dit mot consent) de transformer et d’islamiser la France, ils n’avaient pas le droit de laisser la langue arabe à la traîne.

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Le président le plus immigrationniste, Emmanuel Macron, affine ainsi la future création du Frankistan.

Je lis un peu partout que l’islam devrait devenir majoritaire en France vers la moitié du 21e siècle, et au train où les musulmans font des enfants, où les Français de souche n’en font plus, et où l’immigration avance, la prévision me semble plutôt réaliste. Ce qui achève de me convaincre de cette vraisemblable issue est que les médias immigrationnistes jurent que cela n’est pas le cas. Ils veulent l’immigration tout en disant qu’elle ne change rien ? Il y a longtemps que j’ai passé l’âge d’écouter les idiots et leurs idioties !

Avec l’enseignement de l’arabe, l’islamisation va se poursuivre harmonieusement.

Les Français, régulièrement appelés à manifester contre l’islamisation, ne semblent pas avoir le moindre problème avec ça. Certes, dans les sondages, une majorité se dit hostile, voire inquiète, mais pour ce qui est d’agir, ils étaient 400 à la dernière manifestation nationale contre l’islamisation organisée par Riposte laïque, ils élisent des gouvernements immigrationnistes, ils achètent des journaux, et financent en tournant le poste, des chaînes de télévision et des radios qui leur disent que la diversité est une chose formidable sans jamais expliquer en quoi. Soyez 20 millions à éteindre la télé et la radio pendant 8 jours et croyez-moi, vous verrez vite un changement.

Ceux qui marchent sur la tête expliquent à ceux qui l’ont gardée froide qu’ils ont la fièvre

Nous vivons une époque d’immense absurdité où le bon sens et la décence sont classés parmi les idées d’extrême droite.

Ceux qui marchent sur la tête expliquent à ceux qui l’ont gardée froide qu’ils ont la fièvre. Il n’est pas étonnant, en ce contexte, que pour vendre la langue de l’islam à l’école, on nous jure que cela luttera contre l’islam.

D’ailleurs qui doute ? Qui a publiquement demandé en quoi la diversité est une bonne chose ? Marion Maréchal Le Pen ? Je ne crois pas.

Razika Adnani : l’arabisation n’a pas empêché le Maroc et l’Algérie de sombrer dans le salafisme et le radicalisme

La philosophe et islamologue Razika Adnani, parce qu’elle porte un nom arabe, a le droit de poser des questions sur l’islam sans être attaquée pour islamophobie. Bien-sûr, personne ne va lui répondre. Les multiculturalistes laissent les personnes d’origine musulmanes parler sans leur prêter attention, après tout, ils ont l’Union européenne de leur côté, Adnani le sait.

Dans le Figaro (1) Adnadi ne résiste pas à laisser parler son bon sens, et dit que l’enseignement de l’arabe à l’école ne permettra pas de lutter contre l’islam, bien au contraire.

« Apprendre l’arabe serait donc un moyen pour lutter contre l’islamisme, dit-elle, ce qui est tout à fait absurde. Il suffit de regarder les pays du sud de la Méditerranée, l’Algérie ou le Maroc par exemple, pour réaliser que l’arabisation ne les a pas empêchés de sombrer dans le salafisme et le radicalisme. C’est même le contraire qui est vrai. »

J’ai un problème avec ce constat. Il est que la philosophe s’appuie sur la réalité pour démontrer l’absurdité d’une hypothèse. Cependant la réalité ne fait plus autorité. Elle n’a plus la moindre valeur. Ce sont les propositions, les prévisions des experts, les promesses des politiques, qui pèsent, et priment sur le réel. Les suppositions ont plus de valeur que les faits. Un tient vaut maintenant moins que deux tu l’auras.

Si l’institut Montaigne déclare que l’apprentissage de l’arabe à l’école va contre « la fabrique de l’islamisme », vous n’avez pas le droit de demander en quoi. Et encore moins de dire qu’il ne s’agit que d’une hypothèse, et que les experts qui l’ont formulée ne savent absolument pas si l’expérience aura du succès ou se révélera catastrophique. D’ailleurs ils ne seront jamais inquiétés, ils sont irresponsables. Personne ne demande jamais de comptes aux élites qui prennent les mauvaises décisions. Ce serait la disparition des élites.

La philosophe continue, et hélas, elle n’exprime que des idées frappées au coin du bon sens – c’est hautement coupable :

« la langue arabe est la langue du Coran, elle est liée à l’islam et celui-ci est depuis des siècles dominé par le discours salafiste et fondamentaliste… celle-ci demeure le premier vecteur de leur pensée. L’apprentissage de la langue arabe pour les musulmans de France réduira la distance entre eux et le discours salafiste et fondamentaliste s’exprimant majoritairement en langue arabe et accentuera le problème de leur intégration. »

Elle poursuit :

« Selon [les auteurs du rapport], l’apprentissage de la langue arabe à l’école empêcherait les enfants de confession musulmane d’aller à la mosquée pour apprendre la langue arabe, ce qui les expose au discours radicaliste islamiste. Or, les parents n’envoient pas leurs enfants à la mosquée pour qu’ils apprennent la langue arabe, mais la religion musulmane. »

A-t-elle en deux phrases exposé le pot-aux-roses que des hypocrites ont tenté d’enfouir sous une étude savante ? « Affirmatif », aurait répondu Gainsbourg.

« L’apprentissage de la langue arabe à l’école n’empêchera donc pas les parents de continuer à envoyer leurs enfants à la mosquée. La preuve en est que cette langue est déjà dispensée dans les écoles françaises sans que cela ne détourne les jeunes musulmans de la mosquée. »

Là encore, l’islamologue se fourvoie en donnant pour exemple la réalité. Il n’est pas acceptable de laisser la réalité se mettre en travers de l’endoctrinement, expliquait habilement l’idéologue Jean Ziegler.

L’islam de France, l’islam français, un projet contre-productif

Parce qu’elle connaît l’islam (contrairement aux conseillers du président Macron, des laïques qui ne connaissent pas plus les religions que lui), la philosophe explique qu’il n’existe qu’un seul islam, mondial, et que l’idée d’un grand imam de France est absurde :

« Quant à l’idée d’un clergé ou d’un grand «imam de France» qui unifierait la voix des musulmans, tout d’abord, il faut rappeler que le monde chiite a toujours eu un clergé (des imams et des ayatollahs). Pourtant, la situation de l’islam chez les chiites n’est pas meilleure que chez des sunnites.

Ensuite, si on ne reconnaît pas dans le sunnisme une autorité suprême, cela ne signifie pas qu’elle soit inexistante. La mosquée al-Azhar au Caire par exemple occupe en quelque sorte ce rôle. Pourtant, le monde sunnite n’a pas pu sortir de l’impasse dans laquelle il s’est retrouvé.

Enfin, parce que le clergé tient, presque par nature, un discours traditionaliste, l’instauration d’une telle institution serait une entrave, si elle dispose d’une autorité, pour l’émergence d’un discours moderniste au sein de l’islam en France. »

En résumé, le projet du président Macron sur l’islam de France ne tient pas la route, et Macron le sait :

  1. Il y a 800 000 chiites en France, ils ne s’unifieront pas sous un clergé sunnite.
  2. L’idée d’un grand imam n’a pas permis aux chiites, qui en ont un, d’être dans une meilleure situation que les sunnites.
  3. Les sunnites ont déjà une autorité suprême, la mosquée al-Azhar du Caire, pourtant les sunnites sont dans l’impasse.
  4. C’est précisément un clergé musulman créé par Macron qui s’opposera au projet de Macron d’apporter un discours moderniste au sein de l’islam de France. Le clergé islamique a toujours un discours traditionaliste, et non moderniste.

« Ni l’apprentissage de la langue arabe ni l’instauration d’un clergé ne permettront de contrer le radicalisme et le salafisme », explique en conclusion Razika Adnadi à des oreilles totalement fermées.

Elle ajoute que « seule une ‘véritable réforme’ de l’islam le permettra en France et ailleurs ».

Elle pouvait sans risque ajouter que cette réforme ne se produira pas. Le très puissant Président égyptien al Sissi l’a réclamée de l’université al-Azhar, cette réforme, après avoir sauvé son pays contre les terroristes Frères musulmans. Il a reçu une fin de non-recevoir en réponse. J’imagine mal un iman nommé par Jupiter recevoir autre chose que les foudres d’al-Azhar. C’est une clownerie.

L’islamologue dit encore que « La ‘véritable réforme’ ne se fera pas en France indépendamment des pays musulmans », car il n’existe ni d’islam français, ni d’islam de France, qui soit différent de l’islam de Belgique, mais un seul islam. Mondial.

Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, et le président Macron je vous l’assure, va continuer comme un aveugle sa marche forcée vers l’islam de France qui ne peut pas exister, sous la direction d’un imam de France intégriste, afin de coiffer des chiites et des sunnites qui n’arrivent à rien de positif sous la guidance de leurs clergés respectifs.

Mais Emmanuel Macron est tellement beau et intelligent…

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2018/09/13/31003-20180913ARTFIG00310-l-apprentissage-de-l-arabe-est-inutile-pour-lutter-contre-l-islamisme.php

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