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Publié par Magali Marc le 16 septembre 2018

Les maladresses de Trudeau et la mauvaise volonté continuelle de sa ministre Freeland montrent que le gouvernement libéral à Ottawa ne défend pas sérieusement les intérêts des Canadiens lors de ces négociations cruciales sur le renouvellement de l’ALÉNA (l’Accord de libre-échange nord-américain).

Pendant ce temps, les médias à la botte des Libéraux continuent de louanger Trudeau qui a le «courage de confronter Trump».

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’éditorial du Winnipeg Sun, paru le 12 septembre, ainsi que l’article de Lorrie Goldstein* sur lequel il s’appuie.

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On peut douter du sérieux des Libéraux dans les négociations sur l’ALÉNA

Personne ne s’attendait à ce que le Premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland aillent plaider humblement devant Donald Trump pour un renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain.

On aurait tout simplement souhaité que notre Premier ministre et notre ministre des Affaires étrangères fassent passer le Canada en premier et négocient de façon juste et raisonnable.

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Vers le début des négociations de l’ALÉNA, il y a plus d’un an, les Libéraux semblaient bien gérer le dossier.

Quoi qu’on pense du président américain Donald Trump, même ses plus ardents partisans doivent admettre qu’il est un homme politique impulsif (sic).

Le Canada pouvait maintenir le cap et si Trump voulait être celui qui part dans une autre direction, c’était sa responsabilité qui était en cause. Mais les Canadiens devaient garder les pieds sur terre.

La population canadienne se montrait optimiste. Les Conservateurs souhaitaient se montrer solidaires de l’Équipe Canada. Dans ce journal, nous avons également appuyé l’approche des Libéraux qui paraissait équilibrée.

Mais tout cela c’est du passé. Récemment, les négociations sur l’ALÉNA ont pris un mauvais tournant.

L’an dernier, Mme Freeland a fait un virage à 180 degrés et a défendu l’idée que notre projet de négociation devait être axé sur le féminisme et l’environnementalisme. Cela n’avait rien à voir avec les négociations d’un accord commercial.

Puis, plus tôt cette année, Mme Freeland a prononcé un discours, alors qu’elle recevait le prix de «diplomate de l’année», dans lequel elle a laissé entendre que Trump constitue une menace pour la démocratie occidentale. La belle diplomatie !

Au fur et à mesure que la situation se détériorait, le président Trump a imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium et a menacé d’imposer des tarifs douaniers de 20 % sur les importations d’automobiles du Canada qui entrent aux États-Unis.

Les tarifs douaniers nuisent aux consommateurs et coûtent des emplois des deux côtés de la frontière. Ces nouveaux tarifs sur les véhicules automobiles pourraient avoir des effets dévastateurs sur notre secteur manufacturier.

Alors pourquoi diable Mme Freeland est-elle allée lundi (le 10 septembre) discuter avec un groupe d’experts à Toronto lors du Sommet mondial des femmes intitulé «Taking on the Tyrant» (confronter le tyran) ?

Le sous-texte était clair : Trump est un dictateur. Et, en faisant partie du panel, Freeland a suggéré qu’elle était prête à l’affronter. Comme Lorrie Goldstein l’a écrit ailleurs dans ces pages : «S’il s’agit d’une stratégie de négociation afin de parvenir à un accord sur l’ALÉNA qui profite aux Canadiens dans nos relations commerciales les plus importantes au monde, on est en droit de se demander comment cela est censé fonctionner.»

Nous avons, dans le passé, félicité les Libéraux pour leur approche sérieuse des négociations de l’ALÉNA.

Cependant, il devient de plus en plus évident qu’ils n’ont pas prévu de conclure une entente.

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Selon la Stratégie libérale de l’ALÉNA, Trump est un tyran

La veille de son départ pour Washington afin de continuer les négociations sur l’ALÉNA, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a participé à une table ronde intitulée « Taking on the Tyrant », qui comparait Donald Trump à certains des pires dictateurs au monde.

On a également comparé les électeurs de Trump aux armées des régimes tyranniques, marchant au pas de l’oie.

Si c’est là une stratégie pour négocier avec un accord de l’ALÉNA qui profitera aux Canadiens dans notre relation commerciale la plus importante au monde, il est difficile de savoir comment cela va fonctionner. En supposant que le gouvernement Trudeau veuille arriver à un accord.

La présence de Mme Freeland lundi à cette table ronde avait lieu dans le cadre du Sommet mondial des femmes à Toronto qui se tenait dans sa circonscription d’University-Rosedale.

[…]

La table ronde a été (et demeure) promue en ligne grâce à une vidéo d’introduction qui dépeint Trump comme un dictateur corrompu représentant la même menace pour la démocratie que les présidents Bachar al-Assad, Recep Erdogan, Rodrigo Duterte, Vladimir Putin et Xi Jinping.

Il montre des partisans de Trump l’applaudissant, suivis d’images de soldats marchant au pas de l’oie.

Le texte qui accompagne la vidéo, ainsi que des extraits de nouvelles et des photos de Trump et d’autres «tyrans» se lit comme suit :

«Aujourd’hui, le monde est confronté à une menace historique, à une vague mondiale de populisme et à la montée des autocrates, qui utilisent la peur, qui utilisent le racisme, qui utilisent la corruption, qui utilisent les sentiments anti-immigrés et la désinformation, pour réprimer la presse libre, pour réprimer l’État de droit, pour réprimer la liberté politique, pour saper la démocratie et consolider le pouvoir. En 2017, 71 pays ont connu une réduction de la liberté politique

La vidéo fait brièvement apparaître à l’écran les noms de certains de ces pays, mais un seul pays se distingue par une référence spécifique, ce sont les États-Unis, car la vidéo se termine dramatiquement par «The gathering threat», « la menace croissante ».

Le coup d’envoi de la table ronde est donné par une accusation selon laquelle Poutine, parce qu’il contrôle Trump, contrôle maintenant les États-Unis.

La vidéo elle-même, accompagnée d’une musique percutante et d’images provocantes, me rappelle deux efforts de propagande antérieurs, l’un réel, l’autre fictif.

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Le réel, c’est la publicité d’attaque libérale contre Stephen Harper aux élections de 2006, l’accusant faussement d’avoir l’intention de mettre des «soldats armés» dans chaque ville canadienne.

La publicité fictive, c’est celle imaginée par Bill Murray, président de la chaîne de télévision berserk dans le film «Scrooged», faisant la promotion de son horrible spécial de Noël, librement inspiré du conte de noël, A Christmas Carol, de Charles Dickens.

Freeland n’a pas mentionné Trump par son nom au cours de la table ronde (…). Mais étant donné que Trump était déjà furieux que Mme Freeland l’ait critiqué lors de son discours d’acceptation du titre de Diplomate de l’année décerné par le Foreign Policy Magazine à Washington en juin, comment la participation à une discussion le comparant aux pires dictateurs du monde peut-elle favoriser la cause du Canada dans les négociations de l’ALENA ?

Le gouvernement Trudeau a tout à fait le droit de réagir lorsque Trump s’en prend au Canada et à notre Premier ministre, comme l’a souvent fait le président américain pendant ces négociations.

Mais comment le fait d’enfoncer délibérément un doigt dans l’œil de Trump aidera-t-il le Canada à conclure une entente concernant l’ALÉNA ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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