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Publié par Piotr Stammers le 22 septembre 2018

Alors que les deux skinheads qui, apparemment en état de légitime défense, ont été impliqués dans la mort du violent fasciste Clément Méric, sont condamnés à 7 et 11 ans de prison, l’homme qui, le 7 décembre 2017 dernier à Paris, a poignardé sa victime de 18 coups de couteau n’a pas été condamné à une seule journée de prison.

« Je n’ai pas vu arriver mon agresseur, explique la victime au Point. Il est arrivé dans mon dos avant de me poignarder »

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Coiffé d’une capuche, l’individu s’acharne sur lui et lui inflige 18 coups de couteau. Secouru par les personnes présentes à proximité d’un supermarché, la victime est rapidement évacuée aux urgences. Il a été atteint dix-huit fois, dix-huit coups de couteau. Il faudra trois opérations chirurgicales et 3 mois d’hospitalisation pour le sauver et le remettre sur pied, en partie…

« Mon agresseur mène sa petite vie »

« J’ai failli perdre mon bras gauche, j’ai eu une artère ligaturée, je vais rester marqué à vie et les souvenirs que j’ai de cette agression vont rester », confie-t-il au Point, ajoutant que « le plus dur finalement est de voir que mon agresseur, lui, mène sa petite vie. Il n’a pas fait un jour de prison. Il m’a presque tué quand même.»

L’homme qui l’a agressé a été hospitalisé d’office pendant six mois après les faits. Interpellé quelques minutes après son geste, il n’a pas tenté de fuir, et a tenu des propos incohérents :

Il a dit avoir agi parce qu’il avait cru reconnaître un étudiant d’une école où on lui aurait « implanté de la nanotechnologie ». Il a aussi soutenu que la victime a prononcé le terme suicide en le croisant.

Les expertises psychiatriques ont affirmé que l’homme « est dangereux au sens psychiatrique du terme […], il est curable et réadaptable, et accessible à une sanction pénale. Au moment des faits, il était atteint d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré sans l’abolir son discernement, et entravé le contrôle de ses actes. »

Un examen de comportement, réalisé au cours de sa garde à vue, a révélé des « troubles mentaux manifestes et un danger imminent pour la sûreté des personnes nécessitant son transfert vers l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris » (I3P).

« Il est ressorti au mois de juin dernier de l’hôpital psychiatrique sans que personne en soit informé, même pas la juge d’instruction qui suit cette affaire », s’étonne la victime.

Il a été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire, avant d’être placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention [JLD].

La juge, elle, avait requis son placement en détention provisoire. Informé de cette décision, le parquet de Paris a fait appel et les juges de la cour d’Appel ont confirmé, au début du mois d’août, le placement sous contrôle judiciaire de l’agresseur. Déjà hospitalisé d’office entre les mois de mai 2016 et février 2017, cet homme, domicilié dans les Yvelines, avait également fait l’objet de poursuites judiciaires pour des faits de port d’arme prohibé en 2014, 2015 et 2016. Mais apparemment, sans conséquence ni peine de prison.

Par ailleurs, une expertise psychiatrique a établi qu’il présentait « une personnalité marquée par une décompensation délirante paranoïde ».

De son côté, face à la remise en liberté de son agresseur, une décision « incompréhensible », la victime a décidé d’écrire à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

« Cette lettre est une façon pour moi d’alerter sur les risques que représente cette remise en liberté. Je veux que ce risque soit évité. L’idée que mon agresseur puisse recommencer me met très mal à l’aise. Cette lettre n’est pas contre la justice. Cette remise en liberté est une décision inconcevable au regard des faits et des éléments du dossier. C’est comme si les repères logiques que j’avais ne s’appliquaient plus. Ce n’est pas l’image que j’avais de la justice. Si la garde des Sceaux veut m’entendre, ce serait très bien, car, aujourd’hui, j’ai le sentiment de ne plus être en sécurité. »

Il vient de recevoir une réponse des services de Nicole Belloubet.

« Tout en comprenant et en respectant le sens de votre démarche, je me dois de vous indiquer qu’en application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013, il n’appartient pas au ministre de la Justice de donner quelque instruction que ce soit aux parquets dans le cadre de dossiers individuels, ni d’interférer dans les procédures judiciaires, en raison des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et d’indépendance de l’autorité judiciaire… »

La seule chose à laquelle il se raccroche est que cette affaire aboutisse à un procès et que la décision rendue soit conforme à la gravité des faits, précise Me Pierre de Combles de Nayves, l’avocat de la victime.

Mon client comprend d’autant moins cette remise en liberté que son agresseur est conscient de son geste et a un raisonnement logique pour le justifier.»

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PS Les médias sont des vrais dégueulasses. Eux qui ne publient absolument jamais le nom des agresseurs et des victimes parce qu’au lieu de faire leur métier de façon neutre, ils se croient en droit de formater l’esprit des gens et de leur bourrer la tête avec l’idée que l’islam est une religion de paix d’amour et de tolérance, et que les musulmans suivent de près cette doctrine en dépit des dizaines de milliers de morts qu’ils font chaque année partout dans le monde – surtout entre eux – ils écrivent que la victime de ce drame a un prénom arabe – ce qui ne veut absolument pas dire que ce soit vrai !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Piotr Stammers pour Dreuz.info.

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