Publié par Gaia - Dreuz le 2 octobre 2018

Les travaux de réhabilitation de ce vieux chalutier basque sont désormais terminés à Pasaia. Dans quelques jours, l’Aita Mari partira du port de Getaria pour aller sauver en mer les réfugiés arrivant de Libye.

Armement, équipage, matériel de secours… Tout est prêt. Ne manque plus qu’un dernier feu vert de l’administration, et le nouveau navire humanitaire Aita Mari larguera les amarres d’ici 10 ou 15 jours en direction de la Méditerranée centrale, pour, à l’instar du Lifeline ou de l’Aquarius, porter secours aux migrants en détresse.

Le projet, baptisé Maydayterraneo, est porté par deux ONG : PROEM-AID et SMH (Salvamento Maritimo Humanitario, basée en Guipuzkoa). Son coût total, comprenant achat du bateau et réaménagement, s’élève à 750 000 euros, financés par le Gouvernement basque, la Diputacion de Biscaye, les municipalités de Zarautz et Getaria et des dons.

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Les responsables du projet Maydayterraneo, accompagnés d’élus de Zarautz, Getaria et du Gouvernement basque © Radio France – Andde Irosbehere

Trois mois de travaux ont été nécessaires pour transformer cet ancien bateau de pêche en un navire humanitaire. Deux bateaux pneumatiques, des bouées de sauvetage, ainsi que des douches, toilettes et couchettes y ont été installées, pour « assurer aux migrants des conditions décentes » explique Iñigo Gutierrez, de l’ONG Salvamento Maritimo Humanitario.

L’équipage sera composé de 5 marins professionnels et d’une dizaine de bénévoles qui assureront les soins médicaux. L’embarcation de 32 mètres de long pourra accueillir environ 150 réfugiés à la fois, voire plus « en fonction des conditions en mer ».

Le navire est équipé de deux bateaux pneumatiques, pouvant accueillir une quinzaine de personnes chacun © Radio France – Andde Irosbehere

 

Une salle d’infirmerie « où seront pris en charge en priorité les cas urgents » © Radio France – Andde Irosbehere

 

Deux douches et deux toilettes © Radio France – Andde Irosbehere

 

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Quel port d’attache ?

Si le bateau a obtenu le pavillon espagnol, il n’a en revanche pas encore convenu de port d’attache. Ce sera sûrement sa mission la plus difficile, quand on sait que l’Italie interdit désormais aux ONG de débarquer leurs passagers sur ses côtes. « Nous savons que les pays sont souverains, et qu’ils peuvent tout-à-fait refuser de nous accueillir », indique Iñigo Mijangos, le président de l’ONG Salvamento Maritimo Humanitario. « Mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une législation internationale et que c’est un devoir de porter secours aux personnes en détresse » ajoute-t-il.

Les responsables du projet Maydayterraneo se disent avant tout motivés à sauver des vies. La Méditerranée est la route migratoire la plus dangereuse du monde. Cette année déjà plus de 1600 personnes y sont mortes noyées en tentant de rejoindre l’Europe, d’après l’Organisation internationale des migrations.

L’Aita Mari prendra le large depuis le port de Getaria, en Gipuzkoa © Radio France – Andde Irosbehere

 

Source : Francebleu

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