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Publié par Gilles William Goldnadel le 3 octobre 2018

Gilles-William Goldnadel, réagissant au clip raciste incitant au meurtre des blancs, s’en prend aux médias qui selon lui refusent de voir dans cet événement une inquiétante montée de la haine raciale.

 

Je professe depuis longtemps l’idée, médiatiquement ingrate, que le racisme anti blanc-pour le nommer crûment- incarne la zone noire d’une idéologie encore dominante et qui se caractérise précisément par sa pathologie anti-occidentale.

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L’affaire du rappeur raciste et noir appelant en chantant à massacrer les enfants blancs jusque dans leurs crèches, m’a servi cette semaine sur un plateau des provisions, surabondantes jusqu’à m’étouffer, pour établir ma thèse.

Les Décodeurs du Monde m’ont en effet fait le reproche personnalisé d’avoir donné une publicité injustifiée à ce qui n’était que l’œuvre artistique isolé d’un rappeur méconnu.

Je reconnais ici m’être posé la question, pour y répondre immédiatement, qu’il convenait de faire savoir massivement jusqu’à quels excès de haine confinait désormais cette détestation croissante de l’homme blanc occidental.

Loin en réalité d’être un acte isolé, notamment dans le monde des rappeurs bénéficiant jusqu’alors d’une indulgence judiciaire idéologisée, ce sadisme chromatique en chanson n’est jamais qu’un degré de plus sur l’échelle de la détestation du blanc. Comme l’a remarqué Alexandre Devecchio, avant lui, Booba s’était proposé d’enc.. la France avec de l’huile et Médine de crucifier les laïcs sur quelque Golgotha fantasmatique.

Surtout, le reproche anti-publicitaire, émanant de ceux, soudainement pris d’une crise de pudeur de violette, qui auront passé leur vie à traquer les signes parfois les plus discutables du racisme occidental, ne peut pas être pris autrement que comme une tentative de diversion au moins inconsciente.

Ce sont en effet les mêmes qui donnent une publicité massive à la pose d’une tête de porc devant une mosquée par un inconnu encore plus inconnu qu’un rappeur dont on connaît le patronyme, ce sont eux qui, tels des chiens truffiers, traquent avec gourmandise un salut nazi par un inconnu dans une manifestation populiste, ce sont eux qui prétendent avoir aperçu un allemand inconnu courser un migrant inconnu dans une ville peu connue.

Le responsable des Décodeurs du Monde, Samuel Laurent, compare l’artiste de rap raciste, aux chansons insolentes de Georges Brassens

Dans le même temps, le journal Le Monde aura publié un article sur un père inconnu donc on connaît désormais le patronyme et qui aurait, paraît-il, été gagné par la haine après avoir perdu son fils dans l’attentat du Bataclan.

Dans le même temps, le responsable des Décodeurs du même journal, Samuel Laurent, comparait sur la Cinq l’artiste de rap raciste, aux chansons insolentes de Georges Brassens.

Le fait que celui-ci, loin de plaider le délire hallucinatoire, légitimait ses propos par les thèses de Malcom X et le racisme blanc, ne lui posait problème. Un peu comme si je chantonnais une ritournelle, aidé de mon harmonica, proposant d’empoisonner les enfants d’aujourd’hui de Germanie, histoire de me revancher d’Hitler et de sa compagnie.

Décidément, je fus bien inspiré de faire connaître publiquement non seulement jusqu’où menait la haine du blanc, mais encore jusqu’à quelles ressources de l’imagination débridée conduisait le désir idéologique effréné de vouloir la nier.

Je gagerais que si quelques rockers identitaires aux visages pâles s’étaient proposés en chantant d’occire quelques musulmans ou encore quelques juifs, la compréhension de leur liberté artistique se serait faite plus raisonnable.

En réalité, ce déni aveugle du racisme anti- blanc qui va jusqu’à extrémiser vers la droite ou dans la fâcheuse sphère ceux qui le dénoncent, est à ranger dans la même catégorie idéologique que ceux qui taxaient d’islamophobes et de racistes les malheureux qui prétendaient il y a 10 ans qu’il existait un antisémitisme islamique qui allait grandissant.

On a vu que les élites politiques françaises ont été largement contaminées par cet aveuglement médiatique qui

aura tout entrepris pour empêcher la résistance nécessaire à un phénomène désormais criminel, peut-être irrépressible.

Sur le fond, ce crescendo de haine des bas-fonds de la société n’a rien d’étonnant dès lors où, précisément, certaines élites mondaines se plaisent à user d’une liberté de ton exclusivement à l’encontre des blancs, qu’ils n’oseraient jamais utiliser-ils ne le pourraient d’ailleurs pas sans être légitimement morigénés- à l’égard d’une autre catégorie ethnique.

C’est ainsi que l’on aura laissé organiser des camps racisés, de fait interdits aux blancs, sans que l’antiracisme professionnel aujourd’hui idéologiquement dévoyé ne fasse entendre sa voix soudainement très discrète.

C’est ainsi que la présidente de France Télévision, soutenue par sa ministre de tutelle à la Culture a appelé publiquement à ce qu’il y ait moins de blancs à la télévision publique.

C’est ainsi encore et surtout que le président d’une république qui s’interdit constitutionnellement la moindre distinction par la couleur de peau, aura trouvé progressiste de contester la possibilité qu’un mâle blanc puisse être encore légitime à donner son opinion sur la manière de gérer les banlieues.

Est-il possible pour l’insoutenable légèreté politique et médiatique de comprendre que la sensibilité et même la susceptibilité n’ont pas de couleur?

Car ce racisme anti-blanc occasionné par un racialisme obsessionnel et victimaire, médiatiquement publicisé de manière gratifiante, aura réussi l’exploit affligeant de faire en sorte que le blanc réapprenne sa couleur oubliée par bonheur.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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