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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 8 octobre 2018

Malgré la menace de représailles tarifaires, les autorités communistes chinoises savent qu’elles ont perdu contre le président Trump.

L’augmentation des tarifs douaniers décidée par Trump que personne ne pensait qu’il aurait le courage d’imposer, conjuguée à la mise en place d’une nouvelle augmentation touchant 200 milliards de dollars de transactions, a réduit la croissance économique de la Chine. Son marché boursier a chuté de 21 % d’une année sur l’autre, pendant que celui des Etats-Unis s’envole à des sommets jamais atteints de toute son histoire.

La production industrielle de la Chine ralentit, sa monnaie s’affaiblit, tandis que les usines d’Amérique tournent à plein régime, que les carnets de commandes sont remplis, que la confiance des consommateurs est au plus haut depuis 18 ans, et que les entreprises américaines embauchent frénétiquement en prévision de ce que la plupart des experts et des détaillants considèrent comme une période d’achats pour les Fêtes de fin d’année très dynamique.

Lorsque les médias dénoncent le protectionnisme de Trump, un retour en arrière s’impose.

Au cours des 25 dernières années, c’est la Chine qui a mis en œuvre tous les leviers commerciaux du protectionnisme, ce qui lui a permis de doper son économie.

  • A partir de 1994, Pékin a délibérément sous-évalué sa monnaie par rapport au dollar afin de rendre les exportations chinoises moins chères sur le marché américain.
  • Il a haussé les droits de douane sur une vaste gamme de produits américains, allant des produits de consommation aux automobiles.
  • La Chine a prélevé une taxe sur la valeur ajoutée qui a encouragé ses fabricants à cibler les marchés d’exportation.
  • Elle a versé des centaines de milliards de dollars en subventions à des secteurs industriels clés.
  • Et elle a imposé le transfert de technologies propriétaires à des entreprises « partenaires » avant de permettre aux entreprises américaines d’accéder à son marché de consommation.

Sur son marché intérieur, l’effet d’une telle stratégie a été de taxer la population chinoise et d’augmenter le coût des biens et des services. De plus, la dévaluation de sa monnaie a aggravé les difficultés des consommateurs, car elle a rendu les importations plus coûteuses, et l’ensemble a imposé aux citoyens chinois une austérité qui par la bande permettait de mieux maintenir l’idéologie communiste.

Ce sont ces mesures, et pas une baguette magique, qui ont permis la formidable croissance économique de la Chine.

  • Elle a été en moyenne de 10 % par an entre 2000 et 2007, et s’est récemment située dans une fourchette de 6 à 7 %, tandis que les pays avancés se débattaient pour atteindre les 3 %.
  • La croissance à long terme de la Chine a également été stupéfiante.
    • En 1993, les exportations annuelles vers les États-Unis s’élevaient à 32 milliards de dollars.
    • En 2000, elles avaient atteint 100 milliards de dollars.
    • L’an dernier, elles ont atteint 505 milliards de dollars.

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Au cours de cette même période, la classe politique de Washington que Trump n’hésite pas à qualifier d’extrêmement bête, a fait tout ce dont la Chine rêvait :

  • Elle a réduit les droits de douane sur les produits chinois,
  • et s’est félicitée de l’afflux des importations subventionnées par le régime communiste.
  • Certains politiques, incapables de comprendre ce qui leur arrivait, ont considéré que l’explosion de la production manufacturière chinoise était simplement due à la fourniture de t-shirts et de jouets bon marché pour les ménages américains.
  • La vérité est que l’Amérique a progressivement cédé des secteurs industriels clés.
  • Par exemple, alors que les États-Unis ont enregistré un excédent commercial de 5 milliards de dollars en produits de technologie de pointe en 2000, ce solde est passé à un déficit de 110 milliards de dollars en 2017 à force d’offrir sur un plateau d’argent la technologie américaine aux entreprises chinoises.

Trump entre dans le magasin de porcelaine chinoise

« Au-delà du bluff et des fanfaronnades qui émanent de Pékin, il y a des preuves que le chef du parti Xi Jinping cherche un moyen de jouer la carte du repli » explique Steven W. Mosher dans le New York Post (1).

  • Début juillet, Xi a ordonné aux médias d’Etat de modérer leur rhétorique. « L’auto-illusion et la vantardise n’apporteront pas la vraie confiance en soi et la fierté », a doctement écrit le journal officiel du Parti communiste.
  • Cette soudaine modestie fut un revirement frappant après cinq années de vantardise constante – par Xi lui-même.
  • A son arrivée au pouvoir en 2012, le dictateur chinois était tellement persuadé que l’ascension de son propre pays était imparable, et si certain que l’Amérique, à cause de la vision qu’il avait de la politique d’Obama, était en phase terminale de déclin, qu’il se vantait ouvertement d’un monde à venir dominé par la Chine.
  • Xi avait même dressé une série de plans grandioses : la Chine dominerait la haute technologie d’ici 2025, la région Asie-Pacifique d’ici 2035 et le monde d’ici 2049.
  • Xi peut bien essayer maintenant de reprocher à la propagande officielle d’en faire trop, le peuple chinois sait qui est responsable de la débâcle à venir. En renonçant aux vantardises, Xi se « gifle », comme disent les Chinois.
  • Les médias chinois gérés par l’Etat – mais en Occident les médias agissent de la même façon – ont fabriqué des écrans de fumée pour que personne ne remarque queXi battait en retraite. Ils ont lancé des attaques de plus en plus déchaînées contre ce qu’ils appellent l’administration « lunatique », « folle » et « terroriste » de Trump – là encore, les médias occidentaux emploient la même rhétorique. Mais contrairement à l’Europe, les dirigeants chinois n’hésitent pas à désigner le coupable des récentes difficultés économiques de la Chine : le président Trump.
  • Le Global Times a même publié un article appelant les responsables de l’administration américaine à invoquer le 25e amendement et à destituer Trump de ses fonctions !

En privé, cependant, les hauts responsables chinois en sont venus à considérer Trump comme un génie stratégique à la Sun Tzu.

Après les élections, Xi Jinping a tenté d’entraîner l’Europe et d’autres pays asiatiques dans une nouvelle coalition anti-américaine, avant de voir son initiative échouer.

L’UE s’est rapidement retirée des griffes de Xi et a entamé de sérieuses négociations commerciales avec Washington.

Même les Philippines, que Xi a essayé désespérément de séduire avec la promesse de milliards d’investissements, ont maintenant rejeté la Chine.

Trump est un maître tacticien qui passe d’un dossier à l’autre, obtient d’énormes concessions, puis qui passe très vite au dossier suivant

Et pendant que Xi trébuchait, Trump n’est pas resté à rien faire. Il est passé à l’offensive. Il a signé un nouvel accord commercial avec la Corée du Sud, et élargi la coopération en matière de défense avec le Japon et l’Australie.

Utilisant la menace des tarifs douaniers comme levier, il a même obtenu de Xi qu’il accepte les sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord, étouffant ainsi l’économie du seul allié formel de la Chine.

Cette semaine, grâce à la renégociation réussie d’un accord commercial avec le Mexique et le Canada – l’USMCA – accord qui, c’est peu mentionné, favorise le Mexique, le Canada et les Etats-Unis au détriment de la Chine, Trump est maintenant en mesure de contrôler l’accès de la Chine à tout le marché nord-américain. Grosse victoire.

Beijing se rend maintenant compte, même si beaucoup de commentateurs de la politique étrangère américaine, influencés par des médias très négatifs, ne le voient pas, qu’ils sont confrontés à un maître tacticien, qui passe d’un dossier à l’autre, obtient d’énormes concessions, puis qui passe très vite au dossier suivant.

Et ils s’aperçoivent que Trump n’est pas seulement très fort en transactions, mais également en stratégie. Il exerce des pressions sur la Chine non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan militaire et idéologique. La tête du parti communiste en est arrivée à craindre que l’objectif de Trump ne soit pas seulement en train de corriger un déficit commercial anormalement défavorable aux travailleurs et aux industries américaines, mais d’éliminer la menace que représente la montée de la Chine pour les Etats-Unis.

Les Chinois ont été pris de court par l’adversaire américain qui cite Sun Tzu : « L’art suprême de la guerre est de maîtriser l’ennemi sans combattre. »

The Art of War a rencontré The Art of the Deal. Et The Art of the Deal a gagné.

Seules les conditions de la capitulation restent à négocier.

La Chine est impatiente de reprendre les négociations mais, comme l’a dit Trump cette semaine, lui n’est pas du tout pressé de parvenir à un accord, puisque la Chine s’essouffle et qu’elle pourrait mordre la poussière. Trump veut que le régime communiste soit encore plus affaibli pour tirer de lui de meilleures concessions.

La stratégie chinoise était de faire le dos rond en attendant 2025 la fin de la présidence Trump, dans l’espoir que son successeur sera plus dans le moule des politiciens : mou, sans épine dorsale, sans idée claire. A moins que son successeur soit une femme… de la trempe de Nikki Haley par exemple.

Evidemment, Trump a pris cet aspect des choses en compte, et les Chinois n’auront pas de quoi tenir aussi longtemps. Trump est en train de gagner la partie.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) largement inspiré d’un article paru dans le nypost.com

inkstonenews.com

usatoday.com

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