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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 octobre 2018

Un nouveau rapport du GIEC, baptisé SR#15, vient d’être publié, et il a déclenché une vague de gros titres de fin du monde et de scénarios catastrophes qui fait douter de la bonne santé mentale des médias et des politiciens. Les écouter répéter comme des zombies le mantra du réchauffement climatique qui leur a été planté dans le cerveau a de quoi faire peur, ou rire, ou les deux.

Tout le monde cependant n’a pas perdu la tête, et les scientifiques sérieux continuent de faire ce qui fait la science : faire de la recherche, et tenter de détruire une théorie pour prouver qu’elle est juste. C’est ce qu’explique Karl Popper dans sa La logique de la découverte scientifique* : « La théorie est corroborée si elle réussit les tests de réfutation ».

Et bien le nouveau rapport du GIEC ne passe pas les tests de réfutation.

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Mais me direz-vous, nous vivons une époque folle ou la simple accusation sans preuve, avec des témoins qui nient être témoins d’un attouchement qui s’est produit il y a 36 ans, suffit à condamner la personne accusée, le nouveau juge à la Cour suprême des Etats-Unis, alors pourquoi prouver que l’homme est coupable d’un réchauffement climatique supposé, puisque le pouvoir doit revenir de droit stalinien aux progressistes ?

Sur Dreuz, nous n’avons pas encore perdu la tête, et si vous nous lisez de plus en plus nombreux chaque jour malgré la censure de Google, Facebook et Twitter, et la diabolisation des médias papier, c’est parce que nous sommes des bulldozers. Bulldozers contre la folie collective, bulldozers contre la dictature collective, bulldozers contre la pensée de groupe. Nous sommes les fiers défenseurs de la liberté donnée à chacun de penser par lui-même malgré les pressions de la société, défenseurs de l’individu contre le totalitarisme de la gauche.

La bombe

« L’audit de l’ensemble de données de température le plus important au monde (HadCRUT4) a révélé qu’il était tellement truffé d’erreurs et de ‘données bizarrement improbables’ qu’il est effectivement inutile » explique le chercheur australien John McLean.

  • HadCRUT4 est le principal ensemble de données sur la température mondiale utilisé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour faire valoir ses revendications dramatiques au sujet du réchauffement planétaire d’origine humaine. C’est aussi l’ensemble de données au centre du scandale du « ClimateGate » découvert en 2009, au Climate Research Unit (CRU) de l’East Anglia University.
  • ClimatGate fait référence au piratage d’un millier d’emails des chercheurs sur le climat qui se sont entendus sur le degré de manipulation des chiffres qu’il fallait écrire dans les rapports pour faire taire les critiques et empêcher la publication d’articles scientifiques contraires – une démarche extrêmement scientifique sans aucun doute !

Les vérifications du dernier rapport permettent de relever plus de 70 sujets de préoccupation au sujet de la qualité et de l’exactitude des données.

Mais selon une analyse du chercheur australien John McLean, le dernier rapport est beaucoup trop bâclé pour être pris au sérieux même par les climatologues, et encore moins par un organisme aussi influent que le GIEC ou les gouvernements.

Principaux points douteux

des températures Fahrenheit exprimées en degrés Celsius

McLean a relevé des données absolument improbables, des erreurs d’ajustement systématiques, de grandes lacunes là où il n’y a pas de données, des erreurs de localisation, des températures Fahrenheit exprimées en degrés Celsius (et des fautes d’orthographe !).

  • Presque aucun contrôle de qualité n’a été effectué : des valeurs aberrantes qui sont des erreurs évidentes n’ont pas été corrigées :
    • Une ville de Colombie aurait passé trois mois en 1978 à une température quotidienne moyenne de plus de 80 degrés C.
    • Une ville de Roumanie est sortie de l’été 1953 à -46°C. Et il s’agit soi-disant de « températures moyennes » pour le mois entier.
    • Saint-Kitts, une île des Caraïbes, a été enregistrée à 0°C pendant un mois entier, et deux fois de suite!
  • Les températures pour l’ensemble de l’hémisphère sud en 1850 et pour les trois années suivantes sont calculées à partir d’un seul site en Indonésie et de quelques navires aléatoires.
  • Certaines mesures de température proviennent de navires qui sont identifiés à des endroits situés à 100 km à l’intérieur des terres ! D’autres se trouvent dans des ports, ce qui n’est guère représentatif de la « haute mer » comme c’est indiqué.
  • Lorsqu’un thermomètre est déplacé sur un nouveau site, les données de l’ancien site sont toujours ajustées et « réchauffé » par la présence de béton et de bâtiments. Des ajustements de ce genre peuvent créer un siècle entier de tendances artificielles de réchauffement.

Détails des aberrations

  • En avril, juin et juillet 1978, Apto Uto (Colombie, ID:800890) avait une température mensuelle moyenne de 81,5°C, 83,4°C et 83,4°C.
  • La température moyenne mensuelle en septembre 1953 à Paltinis, en Roumanie, est de -46,4 °C (les autres années, la moyenne était d’environ 11,5 °C en septembre).
  • A l’aéroport de Golden Rock, sur l’île de Saint-Kitts dans les Caraïbes, les températures mensuelles moyennes pour décembre 1981 et 1984 sont de 0°C. Alors que de 1971 à 1990, la moyenne était de 26,0°C.
  • L’ensemble des données commence en 1850.
    • De 1850 à 1852, une seule station située en Indonésie relève les températures terrestres et elles sont prises en considération « pour tout l’hémisphère Sud ».
    • Au bout de cinq ans, il n’y a toujours que trois stations pour communiquer des températures pour l’ensemble de cet hémisphère.
    • Les moyennes globales sont calculées à partir des moyennes de chacun des deux hémisphères, de sorte que ces trois stations ont une influence disproportionnée sur ce qui est censé être « global ».
  • Les chiffres du GIEC ne sont pas crédibles car ils ne sont pas basés sur une couverture mondiale fiable et raisonnable.
    • Seulement 50 % du monde n’a été couvert qu’en 1906.
    • 50 % de l’hémisphère Sud ne l’a été qu’autour de 1950.
    • En mai 1861, la couverture mondiale n’était que de 12 %, soit moins d’un huitième.
    • Dans la majeure partie des années 1860 et 1870, la majeure partie de la couverture supposée mondiale provenait de l’Europe et de ses routes et ports maritimes commerciaux, qui ne couvraient qu’environ 13% de la surface de la Terre.
    • Calculer des moyennes à partir de ces données et les qualifier de « moyennes globales » est faire preuve d’un biais idéologique – ce qui disqualifie du label « vérité scientifique ».
  • Une autre constatation importante de l’audit est que de nombreuses températures ont été mal ajustées afin de fausser les résultats. L’ajustement des données est fait comme si l’équipement actuel avait toujours mesuré la température locale, en appliquant artificiellement un « refroidissement » passé parce qu’une ville en pleine croissance déforme la température réelle. Les données antérieures sont toujours plus ajustées qu’elles n’auraient dû être sans que personne ne dise rien, puis elles servent à montrer un « réchauffement ». Les températures anciennes réelles sont très supérieures à leurs valeurs corrigées, ce qui permet de montrer une tendance au réchauffement artificiellement exagéré.

Conclusion générale de l’audit

La principale conclusion de l’audit est que l’ensemble des données montre un réchauffement exagéré, et les moyennes mondiales sont beaucoup moins certaines que ce qui a été affirmé.

  • Les données antérieures à 1950 souffrent d’une faible couverture et très probablement de multiples ajustements incorrects des données des stations.
  • Les données depuis cette année-là ont une meilleure couverture, mais il y a toujours le problème de l’ajustement des données et une foule d’autres questions douteuses.
  • Les modèles climatiques ont été ajustés pour correspondre à des résultats décidés à l’avance, ce qui rend erronées les estimations de l’influence humaine sur les températures.
  • Une autre implication est que la proposition que l’Accord de Paris sur le climat qui adopte les moyennes de 1850-1899 comme « indication » des températures préindustrielles est fatalement erroné.
    • Au cours de cette période, la couverture mondiale était faible – en moyenne de 30 %.
    • De nombreuses températures terrestres sont très susceptibles d’avoir été excessivement ajustées et sont donc incorrectes.
  • Une troisième implication est que même si l’affirmation du GIEC selon laquelle l’humanité est à l’origine de la majeure partie du réchauffement depuis 1950 est correcte, l’ampleur de ce réchauffement sur près de 70 ans pourrait bien être négligeable.

La question se pose alors de savoir si l’effort et le coût d’y faire face ont un sens. Et le mot coût prend alors toute son importance, car toute cette affaire est une immense pompe à fric.

En fin de compte, l’auteur de l’audit considère que le dernier rapport du GIEC, ainsi que les rapports ou les affirmations qui en découlent, ne constituent pas une base crédible pour la politique gouvernementale sur le climat, et pour les accords internationaux sur les causes supposées du changement climatique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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