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Publié par Sidney Touati le 12 octobre 2018

L’Occident et l’Orient (notions qui visent les pays qui ont pour arrière monde culturel respectivement la Bible et le Coran, évoluent dans des directions diamétralement opposées quel que soit l’angle sous lequel on les examine.

Prenons un exemple parmi d’autres: l’opposition privé/public; intime/collectif; même/autre. En Occident, la sphère privée/intime se rétrécit, et a tendance à disparaître. Tout ou presque est public. Le domaine public est accessible à tous. Hommes-femmes s’y côtoient en permanence. Tout (ou presque) est vu, dit. L’information circule. La liberté individuelle est fondamentale. La tendance est à la transparence des fortunes, des situations. On assiste à une extension continue du domaine du droit. Quasiment plus rien n’échappe à l’arbitrage du juge.

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En Orient, c’est l’inverse. Tout est dominé par le point de vue privé. L’espace public est réservé aux hommes. Le secret est la règle.

Les maisons orientales traditionnelles sont repliées sur elles-mêmes, coupées du monde. Les fenêtres ne donnent pas sur la rue, mais sur une cour intérieure. On cultive l’entre -soi. Les familles fonctionnent en vase clos, en clan. Tout est clivé jusque dans les détails infimes de l’existence.

A l’inverse, l’architecture occidentale évolue vers la transparence. Les façades sont en verre. Le chez-soi est largement ouvert sur le dehors. Les immeubles modernes sont dotés de grandes baies, les murs disparaissent.

Même constat pour les rapports hommes-femmes. En Orient, l’espace public est mutilé. La femme n’y est admise que dépourvue d’individualité. Elle est une ombre enfermée dans une intimité invisible comme si elle trimbalait avec elle les murs clos de sa maison. Elle est toujours dedans, même dehors. Les deux mondes sont hermétiquement clos.

De ce fait, les rapports sociaux sont d’une pauvreté extrême. Le même côtoie le même.

Tout est rigoureusement cloisonné. Les hommes évoluent dans un monde d’hommes. Les femmes dans un univers féminin et d’enfants. Mondes clos eux-mêmes clivés par les frontières du clan, de la tribu, de tel ou tel courant religieux. On est dans le meilleur des cas indiffèrent à l’autre. Le social est proche de zéro. On ne se sent nullement concerné par la Chose publique. Le civisme est quasi inexistant. En général, l’autre avec ses différences infimes est perçu comme hostile.

La tendance est au renfermement, au repli sur soi. L’atmosphère est étouffante. Les jeunes n’aspirent qu’à partir, fuir.

Cette tendance à privilégier partout le même, conduit à construire des sociétés de plus en plus homogènes, dans lesquelles l’autre, quel qu’il soit, n’a pas sa place, est exclu ou dégradé.

Les pays où l’islam triomphe sont progressivement peuplés de manière quasi-exclusive, de musulmans. L’épuration ethnico-religieuse est la règle. Partout, le pourcentage de non-musulmans est faible, insignifiant, voire nul.

L’altérité réduite à un rapport avec soi-même conduit à l’immobilisme, voire à une régression massive. Le moindre changement perturbe. La modernité qui par essence est mouvement, création est violemment rejetée, combattue. Le mythe de l’unité originelle conduit à sur-valoriser les commencements de l’Islam.

Face aux échecs, aux difficultés de l’heure, on prône le retour à cet âge d’or mythifié. Tous les moyens sont bons pour opérer ce repli vers un temps qui n’est plus. Dans cette quête désespérée de la pureté d’un Islam des origines, la violence, le terrorisme de masse, la destruction des traditions et des vestiges d’un passé pre-islamique, deviennent la règle.

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Tout ce qui est perçu comme autre est voué à être détruit. Les Talibans dynamitent les statuts des bouddhas de Bamiyan. L’Arabie saoudite rase les mosquées de l’époque ottomane. Dans la Bande de Gaza, les palestiniens détruisent toutes les installations, les synagogues…que les Juifs ont laissées.

En Occident, c’est l’inverse. L’autre occupe une place centrale. L’ouverture privé-public y est maximale. Les vestiges du passé, les monuments sont l’objet de toutes les attentions.

L’altérité constante induit une instabilité permanente. Tout évolue, bouge, se transforme.

La recherche du consensus, du dialogue, l’extension continue du domaine du droit, permettent de résoudre les conflits engendrés par ce processus de création permanent.

La quête de la paix à tout prix est le corollaire de cette ouverture maximale à l’autre dont l’accueil des migrants, y compris les plus hostiles et les plus dangereux, est l’impératif catégorique de base de cette nouvelle religion dont le dogme est défini par les « droits de l’homme » mouture ONG et ONU.

Il convient de rappeler ici que, les sociétés idéales sont celles dans lesquelles la tension même/autre est équilibrée. L’un et l’autre y sont également respectés. Mais il s’agit d’un état précaire et fragile. Les sociétés dégénèrent lorsque l’une des deux notions s’impose à l’autre, devient hégémonique.

Ainsi en Terre d’Islam l’évolution conduit à une quasi disparition de l’autre et au triomphe du même. Schmuel Trigano à la suite de Claude Levi-Strauss, avait signalé cette difficulté de l’Islam à fonctionner avec l’autre. Dans Tristes Tropiques ce dernier écrit: « Déjà, l’Islam me déconcertait par une attitude envers l’histoire contradictoire à la nôtre et contradictoire en elle-même: le souci de fonder une tradition s’accompagnait d’un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures ».

En Occident, en Europe notamment, le triomphe du progressisme conduit à une quasi mise à mort du même.

L’amour de l’autre, devient culte de l’autre et dégénère en haine de soi.

C’est ainsi que toutes les figures de l’autre, à l’exception d’une seule, qui hier étaient rejetées, refoulées, brimées, vont acquérir une position hégémonique.

Le refoulement s’inverse: le même est décrié, moqué, condamné.

La tradition en tant que figure du même, de la permanence, est vouée aux gémonies.

Paradoxe absolu : la figure de l’autre qu’incarnait l’homosexuel lorsqu’il était à la marge, est subvertie. L’autre se fige dans l’amour de lui-même, car l’homosexualité est amour-détestation de soi et enfermement dans le périmètre du même. Elle s’empare de la totalité du champ semantique « homme » au point de désigner comme « homophobe » toute critique de l’homosexualité. Comme si les hétérosexuels n’étaient pas des hommes à part entière. Michel Tournier classant l’espèce humaine de 0 à 1, n’attribuait-il pas la note 1 (homme complet ou total) à l’homosexuel mâle; la note 0,5 à l’hétérosexuel mâle (demi-homme) et la note 0 à la femme?

La culture de l’amour du même, semble être une réponse à l’angoisse générée par l’apparition dans l’espace public de l’altérité à l’état pur, la femme, apparition vécue par certains comme un envahissement insupportable.

La réaction homosexuelle avec l’apparition de territoires homo, (excluant les hétérosexuels) est le pendant exact des sociétés guerrières qui excluaient jadis les femmes.

Les progressistes doivent ainsi gérer une contradiction antagonique en ce qu’ils valorisent à la fois la figure de l’autre incarnée dans le migrant, les déviants, les « sans », et celle de l’amour du même incarné par la figure de l’homosexuel.

Sous l’emprise du progressisme, le lien entre le même et l’autre est de fait rompu.

La société se disloque. Se divise radicalement.

La vision des progressistes est enfermée dans deux mondes clos, qui se rejettent réciproquement. Ceux qui ne partagent pas le dogme progressiste sont frappés d’anathème, renvoyés dans l’enfer du populisme, de l’extrême-droite. Aucun dialogue n’est concevable avec ceux classés dans la « fachosphere ».

Dans l’opposition nationaux/migrants, c’est la figure du même incarnée par celui-là, qui est anéantie. Dans l’opposition homosexuels/hétérosexuels, c’est l’autre incarné par celui-ci qui est diabolisé.

Tous les scandales frappent les hétérosexuels (DSK, Weinstein…) Une véritable chasse aux « sorciers » est organisée. Le mouvement « balance ton porc » encourage la délation et le lynchage médiatique.

Dans cette problématique qui valorise à l’extrême l’amour du même, nous assistons à l’émergence d’un antisémitisme (antisionisme) à peine masqué et à la domination hégémonique de la pensée unique. Le Juif-Israel en tant que figure de l’altérité, et l’hétérosexuel qui est amour de l’autre, sont diabolisés par cette logique du retour du même au cœur des sociétés occidentales.
C’est cette même logique qui explique les noces absurdes et improbables des progressistes, des écologistes et des islamistes: tous trois , pour des motifs différents, valorisant l’amour du même comme exclusion de l’autre.

Pour les écolos, la nature comme figure idéale du même, érigée en absolu, perçoit l’autre incarné par l’homme blanc occidental, comme l’ennemi irréductible à abattre. Les progressistes font de l’amour de l’autre (le migrant…) un dogme fondé sur la haine de soi. Les islamistes quant à eux ne font pas mystère qu’hors de l’Islam, point de salut.

Mais, face à ces dérives totalitaires, le retour du balancier de l’histoire amorce la courbe inverse.

Nous assistons au retour du même qui se revendique comme tel, de manière positive, dans la relation à l’autre.

Mouvement porté par Trump et les « populistes » européens, que les progressistes, enfermés dans la séparation radicale du même et de l’autre, stigmatisent avec véhémence.

America-first ne signifie pas rejet des autres mais volonté de rétablir des relations équilibrées entre toutes les parties concernées.

Si cette tentative venait à échouer en raison de l’invraisemblable campagne de haine initiée par le clan progressiste, alors les deux parties seraient conduites à s’affronter dans une lutte à mort.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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