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Publié par Gilles William Goldnadel le 30 octobre 2018

Je professe très sérieusement l’idée que le monde médiatisé interconnecté électroniquement est devenu fou. Une gigantesque mais souvent triste blague.

Dans un livre à paraître prochainement je soutiens même sans rire qu’une grande partie de la politique et du discours moderne s’apparente étrangement à l’escroquerie intellectuelle et artistique qu’on retrouve dans une partie de l’art contemporain.

Ce n’est pas l’affaire Bansky qui me démentira cruellement, celle qui a vu ce peintre médiocre mais bon communiquant, voir grossir sa côte en faisant en sorte de laisser croire que son œuvre “Girl With Balloon” se détruise, au moment où le marteau du commissaire-priseur était tombé à 1,2 million d’euros, sous l’action d’une mystérieuse télécommande. On apprend toutefois la mystification : “pour continuer la farce, Sotheby’s déclare au final que Bansky n’avait pas détruit ce tableau de 2006 mais créé une nouvelle œuvre désormais datée de 2018… dans la foulée, celle-ci était renommée “Love is in the bin” (l’amour est à la poubelle) et son acheteuse – dont la sincérité est mise en doute par certains-déclarait qu’elle était fière “de posséder son morceau d’histoire”, pouvant se vendre, selon le marché, déjà plus du double aujourd’hui.”.

Mais malheureusement, la mauvaise blague contemporaine, mélange d’escroquerie médiatique narcissique et de confusion intellectuelle névrotique, s’est diffusée sur tout le champ sociétal.

C’est ainsi que la semaine passée, on ne le sait que trop, une enseignante de Créteil a été tenue en joue par l’un de ses élèves les plus récalcitrants au moyen d’une arme factice. Non seulement, l’élève plaide “la rigolade”, mais un syndicat d’enseignants a trouvé le moyen d’être sur la même ligne de la mauvaise blague (le lundi matin sur France Inter). La veille au soir, le même service public sur France 2, tenait le même discours lénifiant, et une présentatrice faisait même dire à ses condisciples que l’élève farceur était “sympathique”.

Il fallut le hashtag “pas de vagues” pour que l’on reconnaisse la réalité de l’insécurité en milieu scolaire.

Il fallut le hashtag “pas de vagues” pour que l’idéologie de l’excuse par la plaisanterie de mauvais goût finisse de surfer sur la bêtise culturelle contemporaine, et que l’on reconnaisse la réalité de l’insécurité en milieu scolaire dans ces endroits qui ne font plus de quartiers.

Dans le même temps, une députée du parti présidentiel, Laetitia Avia, proposait sans rire un texte de loi pour réprimer sévèrement un nouveau délit raciste fraîchement baptisé par on ne sait plus qui “glottophobie”. Comme souvent, de nos jours, le moindre événement médiatique est de nature à générer une crise de prurit législatif. L’événement dont il s’agit, concernait l’irascible Mélenchon qui avait cru devoir moquer stupidement autant que méchamment une journaliste à l’accent méridional. Il n’en fallut pas plus à l’élue du peuple pour fulminer son texte contre l’imprécateur bolivarien.

Effet d’annonces, publicité incongrue, instrumentalisation de l’actualité, victimisation artificielle, banalisation de la loi, sollicitation d’une justice déjà paralysée.

Bref un précipité de bêtises chimiquement pures en une seule proposition. Difficile de faire pire.

Même l’opinion névrotiquement travaillée par la victimisation ne s’y trompa pas.

Alors que j’avais personnellement entendu sur le plateau de RMC la députée défendre le plus sérieusement du monde son projet, et que j’avais dit tout le mal que j’en pensais, voilà que, deux jours plus tard, elle expliquait qu’il s’agissait en réalité d’une “plaisanterie”.

Lorsque la politique médiatique contemporaine atteint ainsi les sommets du dadaïsme, on comprend que le monde réel sombre dans une manière de surréalisme virtuel autant que périlleux.

Certains petits esprits éprouvent du dépit de ce que l’assassin de Pittsburgh ne soit pas pour Trump.

Mais la dernière actualité tragique américaine montre combien certains commentaires médiatiques tournent à la méchante blague. Un blanc pathologiquement antisémite massacre 11 juifs en prière dans une synagogue de Pittsburgh. Certains semblent se réjouir déjà qu’il soit blanc. Il est vrai qu’on avait oublié stupidement ces derniers temps qu’on pouvait être antisémite et blanc. Je rappelle en passant qu’Adolf Hitler était blanc et antisémite. J’indique également aux islamo-gauchistes qui s’en délecteraient déjà qu’il était furieusement antisioniste et pro palestinien. Je tiens son discours au Reichstag à la disposition des sceptiques qui ne veulent toujours pas prendre la mesure de ses relations avec le Grand Mufti Al Husseini.

Mais retour au présent. Certains petits esprits éprouvent du dépit de ce que l’assassin de Pittsburgh ne soit pas pour Trump, et de ne pas pouvoir ainsi le mettre à son débit.

Et quand bien même l’eût-il été, qu’elle en aurait été l’utilité, pour l’imputer valablement au président honni? Lorsqu’un sympathisant de Bernie Sanders a tiré à l’arme automatique sur des élus Républicains en train de jouer au base-ball près du Capitole, blessant grièvement l’un d’entre eux, les médias, et c’est heureux, n’ont pas fait retomber la faute sur le politicien radicalement à gauche ou sur les propos méprisants des Démocrates envers leurs adversaires.

Et lorsqu’un sympathisant de gauche brésilien a voulu attenter à la vie de Bolsonaro en lui plantant un couteau dans la peau, nul en France n’a eu, et c’est tant mieux, l’idée saugrenue de le reprocher à son concurrent gauchisant.

Mais dès que la question juive s’invite dramatiquement, l’amalgame imbécile fait fureur : l’assassin conspirationniste déteste Soros, Trump critique Soros qui le lui rend bien, donc Trump serait partiellement responsable de la tuerie antisémite, suggérait lourdement dimanche le correspondant en Amérique de notre radio d’état.

Et me voilà désormais inquiet : Moi qui n’apprécie guère l’immigrationniste juif hongrois, serais – je devenu antisémite malgré moi ? Plus angoissant encore sur ce terrain : Je suis végétarien, Hitler était végétarien, serais-je à présent hitlérien ?

Lorsque le débat politique tourne au sophisme névrotique, on se dit que la méchante plaisanterie médiatique a, décidément, assez duré.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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