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Publié par Magali Marc le 30 octobre 2018

Les spéculations vont bon train en vue des prochaines élections de mi-mandat aux États-Unis, les fameuses midterms, à savoir si l’attitude hystérique de la gauche et des Démocrates, notamment lors de la nomination du juge Kavanaugh va influencer les électeurs au point de se traduire par une vague bleue, en faveur des Démocrates, ou une vague rouge en faveur de Trump et des Républicains ? Michael Goodwin du New York Post pense que les jeux sont faits et que ce ne sera ni l’un ni l’autre.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Michael Goodwin , publié le 27 octobre dans le New York Post.

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Aucune des attaques de cette semaine n’affectera les élections de mi-mandat

Qui doit-on blâmer ? Comment cela influencera-t-il les électeurs en novembre ? Pour la deuxième fois en une semaine, ce sont les vulgaires calculs qui ont traversé l’esprit de la classe politique. Au début, c’était les bombes artisanales (NdT: de Cesar Sayoc) et maintenant, c’est le massacre à la synagogue de Pittsburgh.

Dans les deux cas, l’hypothèse immédiate était que l’allégeance de l’auteur déterminerait quel camp serait puni lors des élections et quel camp récolterait les fruits de la sympathie.

Si cela vous apparaît sans cœur et macabre, bienvenue en Amérique !

La politisation de tout impose un prix terriblement élevé à notre pays, sans qu’aucun crime ou tragédie ne soit trop odieux pour être exploité.

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Au fur et à mesure que le nombre de bombes artisanales augmentait et qu’il devenait clair que toutes les cibles étaient des Démocrates ou des critiques féroces du président Trump, la plupart des doigts étaient pointés dans une direction évidente. La plupart des médias se sont précipités pour blâmer le président, et les dirigeants du Congrès démocrate Chuck Schumer et Nancy Pelosi en ont remis en dénonçant même l’appel de Trump à l’unité nationale.

« Le président n’a cessé de tolérer la violence physique et de diviser les Américains par ses paroles et ses actes », ont-ils annoncé dans une déclaration remarquablement dure et partisane, étant donné que le suspect était toujours en liberté et que la peur grandissait de jour en jour. Pendant ce temps, l’identité des cibles paraissait trop évidente pour certains parmi les pros-Trump, et on a pressenti un coup monté (NdT: de la part des Démocrates ou de leurs sympathisants gauchistes). On soupçonnait que l’opération des fausses bombes avait été exécutée de manière à faire porter le chapeau à Trump et à faire basculer les élections dans le camp démocrate.

Mais maintenant que nous savons que le suspect Cesar Sayoc, 56 ans, est effectivement un partisan de Trump, nous revenons aux hypothèses initiales. Des expressions telles que le «MAGA Bomber» et le «Native American Trump Supporter» qui conduisait une «Trump Mobile» représentent le ton adopté par la plupart des médias, avec une certaine couverture qui se transforme en autosatisfaction sur l’air de «on vous l’avait bien dit».

Pour la millionième fois, ils étaient sûrs que ce serait la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Les jours heureux allaient bientôt revenir.

Et puis vint le massacre de samedi, qui brouille les règles du jeu politique parce qu’il défie les hypothèses faciles sur ses retombées.

Le suspect, Robert Bowers, est un antisémite, porteur de cette maladie presque aussi vieille que l’humanité. Pour cette raison, il n’est pas fan de Trump, comme il l’a dit sur les médias sociaux.

Pour Bowers, les Juifs sont omnipotents, la raison de tous les problèmes, et Trump fait partie de cette équation. Après tout, le président est un fervent partisan d’Israël et sa fille Ivanka s’est convertie au judaïsme pour épouser Jared Kushner. Le fait que Trump ait aussi osé critiquer les nationalistes blancs après l’incident de Charlottesville, en Virginie* est la preuve qu’on ne peut pas lui faire confiance, selon les propos fleurant le nazisme de Bowers.

Pourtant, ces faits peuvent être occultés dans la ruée vers un quelconque avantage électoral, et les anti-Trumpers peuvent avoir raison de dire que les crimes commis persuaderont suffisamment d’électeurs dans les districts et les États clés, que le président est à blâmer pour la montée de la violence politique. Dans ce cas de figure, les Démocrates pourraient balayer les deux chambres et transformer Trump en piñata pour les deux prochaines années, en supposant qu’il ne soit pas destitué et condamné à la prison avant la fin de son mandat. Le train qui va dans cette direction est donc en marche, mais inutile de m’y réserver une place. Je ne suis pas convaincu que le soutien du suspect de l’attentat à la bombe pour Trump va faire basculer l’élection ou que l’attaque de la synagogue va aider les Démocrates.

Voici les trois raisons pour lesquelles j’en doute.

1. Premièrement, aucun des deux suspects n’était un honnête citoyen qui s’est soudainement tourné vers la violence à cause de la politique.

Sayoc est un criminel de carrière dont le casier judiciaire remonte à trois décennies, dont au moins une accusation pour menaces terroristes.

Un ancien employeur l’a récemment décrit comme un « fou » mais pas comme un homme politique. C’était, comme le (Washington) Post l’a dit dans un gros titre, un « strip-teaseur ayant un problème de stéroïdes ».

D’après ce que nous savons de lui jusqu’à présent, Bowers est un monstre marginal qui ne serait le bienvenu dans aucun des deux partis politiques importants. Sa vilenie n’est pas partisane.

Bien que le public en général soit affligé par la politique de caniveau, et que la plupart pensent que Trump fait trop de commentaires incendiaires, il ne s’ensuit pas automatiquement que ces deux criminels présumés puissent être associés avec succès au président. Tout comme la plupart des Américains n’ont pas blâmé Bernie Sanders lorsqu’un de ses partisans a tiré sur le député républicain Steve Scalise lors d’une tentative d’assassinat planifiée l’année dernière, la plupart sont plus portés à croire que Sayoc et Bowers sont responsables de leurs propres actes.

2. Deuxièmement, la vitesse des événements de nos jours signifie qu’aucun scénario ne domine longtemps, même dans les médias obsédés par leur rage anti-Trump.

La bataille de la confirmation de Brett Kavanaugh (à la Cour Suprême) semblait devoir déterminer l’élection – jusqu’à ce que la caravane d’immigrants d’Amérique centrale se dirigeant vers la frontière sud s’engage à entrer aux États-Unis d’une manière ou d’une autre.

Ces deux événements ont galvanisé les électeurs du GOP et annulé la plupart des prédictions d’une vague bleue. S’il est clair que les médias et les Démocrates tenteront d’inverser la tendance en mettant sur Trump la responsabilité des actes de Sayoc et Bowers, cette approche ne fonctionnera probablement qu’avec ceux qui sont déjà opposés à Trump.

En outre, les partisans du président peuvent – et ils le font déjà – pointer du doigt la violence de gauche des antifas et les commentaires d’Hillary Clinton, Eric Holder, Maxine Waters et d’autres Démocrates qui préconisent une campagne incivique de harcèlement contre les Républicains.

Le New York Times n’a pas aidé la cause de la gauche avec sa publication scandaleuse d’un article qui fantasme sur un assassinat du président. L’exigence de civilité de la « Grey Lady » [NDLR : surnom du New York Times] ne s’étend pas à sa propre conduite.

3. L’économie est la troisième raison pour laquelle je doute que les élections, lors de cette dernière semaine avant les Midterms, soient radicalement changées.

La plupart des Américains sur le marché du travail aujourd’hui n’ont jamais vu un tel boom de l’emploi et une telle augmentation des revenus, allant de pair avec un chômage historiquement bas.

Pour la plupart des électeurs, les problèmes discutés autour de la table l’emportent presque toujours sur les incidents qui font la une des journaux, même les plus horribles, un fait souvent perdu pour les élites qui vivent dans leurs bulles. Les médias, en particulier, continuent de croire fermement que le public leur fait confiance pour décider de ce qui est plus important.

Bref, j’ai ce sentiment de déjà-vu. Comme ils l’étaient en 2016, trop de gens sont sûrs à 100 % de savoir dans quel sens le vent va souffler le 6 novembre prochain. Le sceptique en moi soupçonne qu’ils confondent encore les faits avec leurs propres préjugés.

Ma seule certitude maintenant est la même que celle que j’avais il y a deux ans : les électeurs se font leur propre idée.

Et Dieu merci.

* En août 2018, lors d’un rassemblement de nationalistes blancs à Charlottesville, en Virginie, Heather Heyer, 32 ans, une contre-manifestante, a été tuée.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : New York Post

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