Publié par Abbé Alain Arbez le 30 octobre 2018

Belles et fragiles comme nos existences humaines, voici les feuilles d’automne : elles ont traversé les saisons et résistent au vent mauvais.

Couronnant les arbres élancés vers le ciel, elles s’animent encore au moindre frémissement.

Pour oublier la grisaille qui envahit les jours, les oiseaux leur confient de joyeuses mélodies, nostalgie d’un été qui n’est plus.

Voici qu’avec les derniers soleils, les feuilles d’automne se font parure d’or et de lumière, comme pour embellir une dernière fois la nature assoupie.

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Que de frimas éprouvants et d’implacables chaleurs n’ont-elles pas connus ? Leurs nervures en font mémoire et racontent leur fidélité.

Il est loin, le temps où, à peine nées, elles se déployaient dans l’espace, en offrande d’une beauté naissante.

Elles ont vibré aux brises printanières, protégé l’écureuil des griffes du rapace, tressailli aux cris des enfants venant jouer sous leurs ombrages.

Encore vives ou faiblissantes, elles se sont tant données, dans leur respiration secrète, exhalant cet air pur grâce auquel les vivants vont leur chemin quotidien.

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Il en est des feuilles d’automne comme de nos existences humaines.

Ayant su magnifier le temps qui passe, elles quittent un jour leur branche, caressant au passage le tronc rugueux qui les a irriguées, et, tourbillonnant vers la terre nourricière, elles offrent leur dernière danse pour saluer déjà les bourgeons à venir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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