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Publié par Magali Marc le 4 novembre 2018

Les lecteurs de Dreuz savent sûrement que les médias de masse reprennent avec délectation le pronostic du gourou de la statistique, Nate Silver, du site Web FiveThirtyEight qui accorde aux Démocrates plus de 80 % de chances de reprendre la Chambre des Représentants.

Néanmoins, il faut noter que Nate Silver a supplié ses confrères journalistes de ne pas négliger les scénarios moins probables. Personne n’écarte la possibilité qu’une armée silencieuse de supporters de Trump sorte de l’ombre pour aller voter, comme en 2016.

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J’aime bien les phrases lapidaires qu’utilisent parfois les Américains, du genre : “It ain’t over till it’s over” (phrase du légendaire joueur de baseball américain, Yogi Berra, prononcée alors que son équipe était loin derrière, mais a finalement remporté le titre).

À propos de l’absence de Bill Clinton sur le terrain pendant cette campagne des midterms qui s’achève (surtout parce que les Démocrates pensent qu’en dépit de sa popularité, ils doivent cesser de passer l’éponge sur les « indiscrétions » qu’il a commises) le Sénateur Joe Manchin, Démocrate de la Virginie-Occidentale, a eu une de ces phrases. Estimant que les électeurs pardonnent les indiscrétions commises par ceux qui ont à cœur leurs intérêts, Manchin a dit : “They don’t care how much you know until they know how much you care.” (“Ils se fichent de ce que vous savez jusqu’à ce qu’ils découvrent à quel point cela vous importe”)

Comme j’en ai déjà parlé, les Démocrates espèrent une « vague bleue », parce que les élections de mi-mandat sont traditionnellement défavorables au parti en place. Ce scrutin de mi-mandat serait la première occasion, pour les électeurs, de sanctionner un président au pouvoir.

Actuellement, les Républicains disposent d’une courte majorité (51 sièges contre 49) au Sénat. À la Chambre des Représentants, ils détiennent une majorité plus confortable de 236 sièges contre 193 pour les Démocrates, plus six sièges vacants. Les midterms doivent permettre de renouveler l’intégralité de la Chambre des Représentants et un tiers du Sénat.

Les meilleures chances des Démocrates seraient à la Chambre des Représentants, car l’arithmétique électorale leur est favorable. Il suffirait aux Démocrates de gagner 24 sièges pour renverser la tendance.

La grande inconnue du scrutin, qui pourrait bien faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, est celle du taux de participation.

Les Démocrates comptent sur l’enthousiasme anti-Trump des électeurs. Il surestiment peut-être cet enthousiasme ou ils sous-estiment peut-être le ras-le-bol des sympathisants Républicains à leur égard.

Selon moi, le fait que les médias et les Démocrates crient victoire avant que les jeux soient faits est une excellente nouvelle, car les Démocrates peu enthousiastes pourraient rester chez eux plutôt que d’aller voter sans conviction. De son côté, Trump encourage les électeurs à se manifester aux urnes plus qu’ils ne le feraient normalement pour des midterms, ce qu’ils risquent de faire s’ils pensent que les Démocrates ont une chance réelle de prendre le contrôle de la Chambre des Représentants.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Sean Trende * (publiée le 30 octobre sur le site de RealClearPolitics (RCP) qui se pose des questions sur ce que l’analyse des sondages révèle vraiment.

******************

Les incertitudes se profilent dans la dernière droite des élections de mi-mandat

Les élections de mi-mandat de 2018 tirent à leur fin.

Dans une semaine, nous devrions enfin savoir qui contrôlera la Chambre (bien que si le résultat est serré, cela pourrait prendre des semaines avant que le décompte des bulletins de vote de la Californie soit terminé).

De l’avis général, les Démocrates sont favoris en ce qui a trait à la Chambre des Représentants. Les analystes ne s’entendent pas sur l’importance de la majorité qu’ils sont susceptibles de remporter et sur la probabilité que cette majorité soit atteinte. Si vous divisez en deux le nombre d’États incertains selon le site RealClearPolitics, les Démocrates gagnent environ 25 sièges, et une faible majorité de 220 sièges contre 215. J’ai tendance à penser que les États incertains vont se répartir de façon disproportionnée à l’égard des Démocrates, et je vois plutôt une répartition de l’ordre de 225 sièges pour la majorité Démocrate contre 210, mais peut-être que je coupe les cheveux en quatre.

Il ne s’agit pas de la seule lecture possible des données. Les gains des Démocrates pourraient être plus importants comme ils pourraient être beaucoup plus faibles.

Voici quelques éléments qui devraient faire réfléchir tout analyste électoral sobre d’esprit au cours de cette dernière semaine des élections :

1. Y aura-t-il une poussée tardive d’électeurs ?

Comme nous l’avons appris en 2016, et de façon moins dramatique en 2014, une poussée tardive dans une course électorale peut modifier considérablement le paysage. Cette année, il reste encore beaucoup d’indécis. Regardez le dernier sondage pour la Chambre des Représentants publié par le New York Times/Siena : dans certaines courses, les meilleurs candidats sont à 43 % (Iowa-03), 45 % (Utah-04, Pennsylvanie-10, New Jersey-03) et 44 % (New York-11). De plus, le candidat qui suit n’est généralement en retard que d’un ou deux points.

Cela s’ajoute à une situation où une légère rupture parmi les indécis envers l’un ou l’autre parti pourrait faire la différence entre une confortable majorité Démocrate et une faible majorité Républicaine. Ma réponse habituelle à la question de savoir dans quel sens ces élections vont aller, consiste à supposer qu’en moyenne, elles convergeront vers l’approbation du travail du président, mais il y a encore suffisamment de marge de manœuvre dans cette tendance pour faire bouger les choses dans les deux sens.

2. Compte tenu des chiffres serrés de nombreuses élections et de l’amélioration de l’approbation générale du travail du président, évaluer la tendance dans le cycle actuel n’est pas non plus facile.

  • Dans le 22e district de l’État de New York, la firme Siena College estime à 53 % le taux d’approbation du travail du président, de sorte que la candidate Républicaine Claudia Tenney est peut-être en meilleure position que ne le suggèrent ses sondages.
  • Mais qu’en est-il du 19e district, où le représentant John Faso est en avance d’un point, mais où l’approbation du travail du président est à 46/49 ? Cela suggère une course très serrée, et il y a probablement beaucoup de districts avec des divisions comme celle-ci.

3. Combien de votes les Démocrates ont-ils perdus ?

L’une des nouvelles les plus importantes de ce cycle électoral a été l’afflux massif d’argent dans les coffres des candidats Démocrates qui font campagne.

  • Cela s’est d’abord manifesté dans les élections importantes, comme le défi de Beto O’Rourke contre Ted Cruz (au Texas), puis ça c’est infiltré dans des scrutins plus marginaux.
  • Prenons l’exemple du 9e district de l’Indiana, où Trey Hollingsworth, le titulaire du GOP, a dépensé deux fois moins que son adversaire.
  • Ou le 1er district de Californie, où Doug LaMalfa, le candidat Républicain, a été égalé par son adversaire, en termes de dépenses.
  • Les deux districts sont fortement Républicains et il est peu probable qu’ils changent. En même temps, les Démocrates peuvent probablement utiliser leur argent pour aller chercher des électeurs faciles à mobiliser dans ces quartiers.

En d’autres termes, les Démocrates n’y gagneront peut-être pas, mais ils performeront probablement beaucoup mieux qu’habituellement. C’est pertinent, parce que les Démocrates ont actuellement une avance d’environ 7 points et demi sur le vote générique mesuré par des sondages qui demandent quel parti les gens préféreraient voir contrôler le Congrès. Normalement, cela suffirait à renverser la majorité. Si les Démocrates montent en flèche dans les circonscriptions qu’ils ont peu de chances de gagner, cette marge de sept points pourrait soudainement se traduire par une part de sièges plus serrée que prévu.

En fin de compte, cela illustre un problème lié à l’utilisation des paramètres de la représentation proportionnelle (dans quelle mesure la part des sièges remportés par un parti est égale à la part des voix) pour mesurer et prévoir les systèmes uninominaux (où le candidat qui obtient le plus de voix gagne un siège).

Bien que les électeurs puissent avoir des sentiments à l’égard des partis au niveau national, les campagnes électorales se jouent en réalité entre des individus au niveau local. Cela ne veut pas dire que les facteurs nationaux ou l’identification partisane ne sont pas pertinents – ils sont tout à fait pertinents et dominent même ces courses. Mais des facteurs comme la collecte de fonds, la qualité des candidats et la présence des partis tiers ont vraiment un impact sur les résultats locaux, et cette bataille est encore assez serrée pour qu’un tel biais puisse modifier le résultat global.

4. Dans quelle mesure les erreurs sont-elles mises en corrélation ?

Comme nous l’avons vu plus haut, le site RealClearPolitics compte une trentaine de courses qualifiées d’incertaines, et si elles se divisaient également, les Républicains manqueraient la majorité de justesse. Mais est-il raisonnable de supposer que ces élections se partageront également ? Peut-être que non. J’ai longtemps supposé, par exemple, que sur les six districts les plus compétitifs de la Californie, une division 5-1 dans un sens ou dans l’autre est beaucoup plus probable qu’une égalité 3-3. Les districts sont suffisamment semblables pour que nos hypothèses sous-jacentes sur leur comportement soient faussées – et elles le sont presque certainement, même si nous ne savons pas trop pourquoi – ces courses évolueront dans un autre sens.

5. Sommes-nous trop dépendants d’une seule firme de sondages ?

C’est une préoccupation assez simple. Jusqu’à présent, la plupart des sondages sur les élections à la Chambre des Représentants proviennent du New York Times, en partenariat avec la firme de sondages Siena. D’une part, c’est une bonne chose, car sans eux, nous n’aurions pratiquement aucun sondage. D’autre part, le sondage est à la fois un art et une science, et le fait qu’une quantité disproportionnée de nos données proviennent d’un seul point de vue de ce à quoi ressemble l’électorat, augmente les chances que le scénario numéro 3 (ci-dessus) ne se produise pas.

6. Que nous apprend le vote par anticipation ?

La réponse est « rien ». Mais ce n’est pas si simple.

Les bulletins de vote par anticipation nous disent habituellement quelque chose, mais malheureusement, ils ne peuvent être déchiffrés qu’avec le recul. Plus important encore, parce que ces rapports peuvent suggérer de multiples choses au sujet de l’électorat, les interprétations sont susceptibles d’être biaisées, et nous avons tendance à accepter des suggestions qui renforcent notre vision antérieure de ce qui va se passer.

  • En 2016, de nombreux analystes se sont convaincus que le vote anticipé était une bonne nouvelle pour les Démocrates, alors qu’ils auraient probablement dû prêter attention au déclin de la participation des Afro-Américains au vote par anticipation et au fait que le candidat Républicain à la présidence encourageait activement ses électeurs à éviter de voter tôt.
  • Le cycle actuel ne fait pas exception. Jusqu’à présent, les résultats du vote par anticipation n’ont pas été particulièrement favorables aux Démocrates et les électeurs qui votent tôt semblent plus vieux, plus blancs et plus Républicains que ce à quoi on pourrait s’attendre dans un scénario de vague Démocrate.
  • L’analyse des votes par anticipation au Nevada – l’un des seuls endroits où je pense que l’analyse de ces votes a un sens, puisqu’une très grande partie de l’électorat vote tôt – suggère une course au Sénat beaucoup plus serrée que ce à quoi nous devrions nous attendre dans ce qui devrait être une grande année pour les Démocrates. De là, il est facile de conclure, comme certains l’ont fait, que la vague (bleue) ne se produira pas.

Cette seule possibilité devrait tenir les analystes éveillés la nuit, car il s’agit d’une suggestion évidente que la sagesse conventionnelle ne joue pas, comme ce fut le cas en 2016. En même temps, il y a beaucoup de choses que nous ignorons. Par exemple, les efforts déployés par les Républicains au Nevada en matière de vote par correspondance s’intensifient-ils simplement en prenant les électeurs qui votent traditionnellement le jour du scrutin et en les transformant en électeurs par anticipation ? Ou, puisque les Démocrates comptent probablement sur des électeurs peu fréquents pour créer une vague, ces électeurs sont-ils susceptibles de se présenter le jour du scrutin plutôt que de travailler dans le sens du mécanisme de vote par anticipation ?

Peut-être plus important encore, bien que le vote par anticipation nous donne un aperçu de l’adhésion des électeurs à un parti, il ne révèle pas grand-chose sur le choix du vote. Si un grand nombre de Blancs de la classe moyenne supérieure qui sont des Républicains inscrits se rendent aux urnes pour voter Démocrate cette fois-ci – le récit classique de la « vague suburbaine » – nous assisterions à une augmentation de la participation Républicaine qui ne se traduirait pas par une augmentation du nombre de voix Républicaines. A titre d’exemple, lors de l’élection spéciale pour le 8e district de l’Arizona, les Républicains enregistrés ont dépassé les Démocrates d’un peu plus de 20 points. Le Républicain l’a emporté de cinq points, ce qui a été considéré comme un résultat désastreux pour le GOP. À ce jour, la marge des Républicains n’est que légèrement supérieure, à 23 points.

Même cela peut être interprété de multiples façons – peut-être que les Républicains hésitants se sont réenregistrés comme indépendants, ou que les électeurs Démocrates qui votent le jour même de l’Élection sont passés au vote par anticipation. Cette difficulté à lire les feuilles de thé du vote par anticipation est exactement le problème.

7. Qu’y a-t-il d’autre que nous ne savons pas ?

C’est probablement notre plus grande préoccupation.

Nous avons obtenu de bons résultats dans les districts en compétition les plus connus. Mais prenez l’argument numéro deux, puis réalisez que dans certains de ces districts, les Républicains pourraient préférer faire la sieste. Nous en avons vu des exemples, comme le siège ouvert dans le 15e district de la Floride (Ross Spano contre Kristen Carlson) ou dans le cas du candidat sortant, Rob Woodall, dans le 7e district de Géorgie. Cependant, nous ne savons pas à quel point le problème est grave à l’heure actuelle (ou s’il l’est vraiment).

Je soupçonne que nous aurons une surprise ou deux le soir de l’élection, mais qu’arrivera-t-il s’il y a 10 surprises ? Peu importe que cela se produise ou non, nous sommes bien préparés pour une telle éventualité.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © et traduction Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

*Sean Trende est analyste principal des élections pour RealClearPolitics.

Sources :

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