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Publié par Magali Marc le 14 novembre 2018

Selon Peggy Noonan* du Wall Street Journal, les résultats des élections de mi-mandat devraient être vus par les Démocrates comme une opportunité de redorer leur blason et de se décider à collaborer avec Trump afin d’obtenir des résultats bénéfiques pour tous les Américains.

C’est un point de vue empreint de naïveté mais qui mérite d’être pris en considération. Les Démocrates devraient travailler avec Trump, mais le feront-ils ?

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Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cette chronique de Peggy Noonan, parue dans le Wall Street Journal le 8 novembre.

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L’Amérique a besoin d’ententes

Le verdict des élection ne ressemble en rien à un rejet dévastateur

Lors des élections de mi-mandat, Trump a essuyé quelques pertes mais il n’a pas été répudié. Les Démocrates devraient se comporter à son égard comme s’ils étaient son conseil d’administration.

Je ne vois pas les choses comme tout le monde. Pour moi, la grande nouvelle c’est que pour la première fois depuis l’élection du président le plus polarisant de mémoire moderne, le peuple américain a rendu un verdict national sur ses deux premières années de gouvernement. Et ce verdict ne ressemble en rien à un rejet dévastateur.

Un nombre record de 114 millions d’Américains se sont rendus aux urnes et ont fait ce qu’ils ont tendance à faire habituellement face à un nouveau président.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la perte moyenne pour le parti du président lors des élections demi-mandat se monte à environ 30 sièges à la Chambre des Représentants. Le parti de M. Trump semble avoir perdu 35 personnes. (Les Démocrates de Barack Obama en avaient perdu 63 en 2010.) Ce n’était pas le reflet d’un rejet national mais plutôt un «business as usual».

Pour un président aussi excentrique, le statu quo équivaut à un encouragement.

Les Démocrates ont investi tout ce qu’ils avaient dans la lutte : argent, organisation, passion. Ils ont obtenu plus de voix que les Républicains. L’élection a aussi mis à l’épreuve ce qu’un de mes amis appelle l’Étoile de la mort des Démocrates – la mobilisation sans précédent de toute l’industrie culturelle en leur faveur.

Le message «allez voter» lancé par les élites culturelles a constitué un effort énorme afin que le vote paraisse «cool» aux groupes à tendance démocrate, et pour en faire un appel à la rectitude morale. Elles ont réussi à faire bouger les jeunes de la génération du «millénaire» mais pas assez pour sauver Bill Nelson et Andrew Gillum en Floride, Richard Cordray en Ohio, Beto O’Rourke au Texas, Stacey Abrams en Géorgie.

Barack Obama s’est impliqué dans la campagne, sans effet apparent. Oprah a impressionné, mais n’a pas pu faire franchir la ligne d’arrivée à Mme Abrams. Taylor Swift a informé ses 112 millions d’adeptes d’Instagram que Marsha Blackburn était l’ennemie. Tout le monde a applaudi et… Mme Blackburn a gagné par 11 points.

Le showbiz n’est plus ce qu’il était. L’Amérique n’est pas aussi simple à comprendre qu’il y paraît.

Alors que faire maintenant ? Que peuvent faire les Démocrates avec leur majorité à la Chambre des Représentants ?

Nous avons vu l’ambiance de la mêlée jacksonienne (NDT Le président Andrew Jackson prônait plus de pouvoir pour les gens du commun et l’absence d’une aristocratie) lors de la conférence de presse de mercredi (7 novembre). Le président a été conciliant jusqu’à ce que l’ambiance disparaisse. Il aimerait «voir du bipartisme», mais si les Démocrates s’en prennent à lui avec de nouvelles enquêtes, il adoptera une «attitude combative».

Les Démocrates lanceront de nouvelles enquêtes, en partie parce qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher. C’est dans leur ADN, et ils sont tous branchés sur les rétrospectives de l’Affaire du Watergate, lors de laquelle un héroïque membre du Congrès a découvert la vérité et fait la morale au personnel honteux de la Maison-Blanche.

Une priorité serait de rouvrir l’enquête concernant le juge Brett Kavanaugh. Sa nomination fait toujours mal. Mais plusieurs sénateurs démocrates qui ont voté contre sa nomination ont été défaits.

Appel aux Démocrates : pour votre bien et celui de la nation, effacez cette histoire de vos esprits et tournez la page !

Cette bataille a été livrée. Elle est terminée. Les gens sensés savent reconnaître quand une bataille est finie.

Deux autres années de combats infructueux paraissent inévitables, n’est-ce pas ?

Mais ce sera dur pour l’Amérique de se retrouver encore face à un désordre démoralisant.

Il y a une meilleure solution. Tout commence par l’idée que les ententes sont bonnes. L’Amérique bénéficierait d’accords législatifs sur les soins de santé, l’immigration et les infrastructures.

D’abord, les Démocrates doivent changer de style. Ils ont passé les deux dernières années, depuis le début de l’ère post-clintonienne, à siffler lors des audiences et à porter des chapeaux roses. Ils ont eu l’air idiots. La sénatrice Claire McCaskill l’a reconnu lors du plaidoyer mettant fin à la campagne qu’elle a perdue : «Je ne suis pas un de ces Démocrates cinglés».

Ils devraient essayer de se présenter maintenant comme un parti au pouvoir sérieux, comme des gens d’envergure.

Ils devraient attendre les résultats de l’enquête de Robert Mueller, qui devraient arriver bientôt. D’ici là, les nouvelles enquêtes devraient être peu nombreuses et ordonnées. Une façon plus intelligente d’agir serait pour les Démocrates d’aller de l’avant avec l’adoption de lois tout en maintenant la menace d’enquêtes sur la tête du président.

Le nouveau Président de la Chambre pourrait dire en confidence dans le Bureau Ovale, qu’il a personnellement arrêté 16 enquêtes cette semaine, et que ça lui coûte politiquement.

Mardi soir (le 6 novembre), les dirigeants du parti ont obtenu une nouvelle marge de manœuvre.

Depuis deux ans, les Démocrates de l’establishment ont été bousculés par la marée montante des «progressistes» de leur base. Ces progressistes sont très en colère et exigeants. Mais ils viennent de perdre leur élection. Leurs étoiles progressistes favorites se sont cassé le nez. En ce moment particulier, ils devraient être écoutés, mais pas craints.

Les Démocrates devraient comprendre que le président veut une entente. Il est dans une nouvelle phase ; il a besoin de montrer qu’il peut encaisser les coups. Et on a l’impression qu’il aspire à la grandeur. Quand il parle de faire des affaires, il a l’air presque nostalgique. Il veut faire quelque chose d’important.

Faites-le avec lui.

Newt Gingrich n’était pas l’ami de Bill Clinton, ce calculateur hésitant, et M. Clinton n’aimait pas ces gens de droite, égoïstes et mesquins. Pourtant, ensemble, ils ont réussi à équilibrer les budgets, à réformer le bien-être social. Ils ont agi de concert. Cela servait leurs intérêts, mais ils avaient aussi le sens des responsabilités historiques.

Les leaders démocrates à la Chambre doivent être semblables à Newt en matière de contrôle de leurs impulsions. Ce n’est pas si difficile !

Le président est désavantagé. C’est un homme d’affaires qui n’a jamais eu à rendre des comptes à un conseil d’administration.

Durant toute sa vie professionnelle, il n’y a eu que lui, ses caprices et ses appétits, et une série d’organisations dont il était propriétaire unique ou principal.

Les dirigeants démocrates devraient se considérer comme son conseil d’administration. Ils ont un PDG qu’ils n’aiment pas, mais ils ont un certain pouvoir et ils peuvent l’utiliser pour sauver l’entreprise.

Un conseil d’administration uni peut faire peur à un PDG. Donald Trump face à un conseil d’administration ne sera pas aussi sûr de lui. Il acceptera de faire des compromis.

Des progrès en matière d’immigration clandestine et de contrôle de la frontière plairaient à la classe ouvrière, montreraient que les Démocrates sont compétents et encourageraient la nation. Et quand la caravane qui marche vers le nord (et les futures caravanes) saura que les deux principaux partis sont contre ce qu’ils font, ils vont s’arrêter ou ralentir.

Cette «caravane» est en marche uniquement parce qu’ils savent que les partis américains sont divisés et qu’ils voient une ouverture dans cette division.

Les progrès en matière d’immigration nécessiteraient des concessions de la part des Démocrates et pourraient priver les Républicains d’un problème majeur.

Des progrès dans le domaine de la santé exigeraient des concessions de la part des Républicains et priveraient les Démocrates d’un problème de premier plan (sur lequel faire campagne). Un accord dans ce domaine donnerait presque certainement aux Démocrates une grande partie de ce qu’ils veulent.

Le président a fait preuve de flexibilité. Ce n’est pas comme si un tel accord pouvait le heurter dans son âme politique. Trump est un démocrate new-yorkais modéré de toute façon.
Le jeu qu’il aurait dû jouer dès le début, en tant que personnage politique unique avec une base populiste, était plus proche de Chuck et Nancy que de Paul Ryan. Pourquoi ne pas le jouer maintenant ?

Tout au long de l’élection, il était clair que les Démocrates ne pouvaient pas vous dire qui ils étaient, et les Républicains ne disaient pas ce qu’ils allaient faire. Ils ne le savaient pas ; le président ne leur avait rien dit (sic). Mais parfois, lorsque les choses ne sont pas claires, de nouvelles possibilités émergent.

Ce que les politiciens oublient au jour le jour, lorsqu’ils sont enfoncés jusqu’au cou dans leur lutte, c’est la raison pour laquelle ils sont là. Ce n’est pas pour se servir et servir leur parti.

Si vous êtes membre du Congrès, c’est pour représenter une partie de l’Amérique, une petite partie du pays, pour voir à ses réalités et à ses intérêts tout en gardant un œil sur la nation dans son ensemble.

Ce pays a besoin d’ententes.

Il s’agit en réalité d’une période pleine de promesses et de possibilités parce que c’est une période de mouvement. Nancy Pelosi aime son pays. Tout comme Donald Trump, je crois. Ils devraient faire quelque chose de grand et non pas se contenter de passer deux ans en luttes futiles.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : Traduction et adaptation © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

* Peggy Noonan est une auteur américaine, éditorialiste du Wall Street Journal. Elle est connue pour avoir écrit les discours du président Ronald Reagan.

Source :
https://www.wsj.com/articles/america-could-use-some-deals-1541721156?mod=e2fb

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