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Publié par Dreuz Info le 14 novembre 2018

La tentative d’attribuer la responsabilité de l’attaque antisémite de Pittsburgh à la politique menée par Donald Trump contre l’immigration massive a fait long feu.

Outre que le président Trump est proche d’Israël et du judaïsme et s’oppose à la diabolisation de l’Etat juif, les électeurs ont déjoué la manœuvre politicienne. Elle consiste à désigner sous le même vocable de «populisme», les affiliés à un mouvement nazi, antisémite et totalitaire, désormais minoritaire, et tous ceux, de plus en plus nombreux, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, qui expriment leur crainte d’une invasion migratoire et de la déperdition culturelle qui suit, une crainte face à l’islamisation et au terrorisme islamiste.

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Ne soyons pas dupes, ce qui est désigné sous le vocable «populiste» a pour vocation de laisser entendre qu’il y a du fascisme là-dessous, alors qu’en fait dans leur majorité, les populations réagissent à la perte identitaire liée aux flux migratoires, mais aussi à la concurrence sur le marché du travail. A ce sujet, ce qu’on appelle crise migratoire n’est que l’aspect le plus visible d’une crise de nos sociétés fondées sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandises concurrentielles, transformation conjointe à l’ignorance des cultures des postulants au travail salarié, fussent-elles mortifères. Crise migratoire, non ! Crise certaine du système salarial où chacun travaille pour soi dans le cadre d’une citoyenneté désolidarisée, crise du salariat, oui ! La mondialisation du marché du travail qui oppose à la revendication permanente la recherche des mains-d’œuvre moins chères crée des appels d’air dans les pays moins développés, sans chemin de vie attractif où le prix de la main-d’œuvre concurrentielle est au plus bas. La perte culturelle joue aussi de ce côté-là. C’est une catastrophe pour le monde entier, un véritable problème de civilisation et de disparition des valeurs au profit d’une marchandisation des mœurs. La pensée de gauche, la pensée «démocrate» n’ayant jamais fait cette critique de la marchandisation du travail et de la perte culturelle qui va de pair, tout en soutenant ici la revendication mais aussi les flux migratoires, est le meilleur acteur de ce capitalisme qu’elle croit combattre ou réguler. Il est bon de connaître l’opinion d’un auteur mal lu par les socio-démocrates, il s’agit de Karl Marx : «tous ces socialistes» ont un point commun : ils laissent subsister le travail salarié donc par là-même la production capitaliste… tout cela n’est qu’une tentative maquillée en socialisme, pour sauver la domination capitaliste et la fonder en réalité à nouveau sur une base plus large que maintenant (Lettres sur le Capital*… Lettre à Bernstein 1881).

Si cette analyse critique du marché du travail a été ignorée par les socio-démocrates de toutes obédiences, celles-ci ont également passé sous silence l’antisémitisme des pères fondateurs de la pensée de gauche, Marx lui-même, Proudhon, Bakounine, Fourier, et les effets sur leurs propres théories. J’ai montré ailleurs *, dans la foulée de l’historien Léon Poliakov, que cet antisémitisme sécularisait une matrice culturelle fidèle au catholicisme inquisitorial et aux Epîtres de Paul, un antisémitisme qui plaçait le juif à l’origine de la chute et du complot permanent et qu’il fallait faire disparaître, une sécularisation qui remplaçait le messie divin par le messie prolétarien. Et le Jugement dernier par le soir final .L’antisémitisme de droite se nourrissait aux mêmes sources. Fort heureusement, les courants évangéliques chrétiens s’en détachent et prônent le rapprochement avec Israël et la spiritualité du judaïsme.

En ne s’opposant pas aux flux migratoires, au nom d’un «humanisme» et d’une idéologie victimaire, les gauches plaident en fait pour l’exaspération de la crise du salariat et de la crise culturelle qui en est un des aspects. Et là, ce qu’oublient les dénommés «démocrates», c’est le fait qu’un migrant économique est d’abord un migrant culturel. Or à l’échelle de la planète, ce qui menace nos sociétés en crise, ce ne sont pas les idéologies d’extrême droite, à la condition qu’on ne confonde pas attachement à l’identité culturelle et à la nation avec fascisme ou nazisme. Jusqu’ici, des actes individuels, comme ceux commis en Norvège et à Pittsburgh par des militants nazifiés ne constituent pas une menace planétaire. Par contre l’islamisme, le terrorisme de masse de cette obédience menacent non seulement les juifs mais l’univers entier. Du 11 septembre 2001 au Bataclan, du terrorisme palestinien et du refus du fait juif dans le monde arabo musulman, de l’assassinat de Mireille Knoll à celui de Sarah Halimi, de l’assassinat de Coptes aux pendus de Téhéran, c’est l’islamisme qui est en cause..

La radicalisation de’ l’islam s’explique. La mondialisation du marché du travail –abstraction faite de la culture des populations, avec la perte du lien social qu’elle produit -est incompatible avec une théologie qui assigne un rôle inférieur à la femme soumise. Le recours à la violence a pour but de maintenir un ordre moyenâgeux où le lien social est totalitaire à l’identique de l’inquisition catholique passée.

La sortie de crise du salariat peut être résolue progressivement par l’attachement aux valeurs culturelles des peuples et des nations et par une évolution vers des modes de production associatifs et vers des formes d’association dans l’existence. Israël, qui a quelque expérience dans ce domaine ,peut montrer l’exemple. Il suffit de faire appel à la philosophie du judaïsme sans confondre le rituel et le culturel qui devrait en découler naturellement. Il faut aussi procéder à l’analyse critique des cultures, les mettre sur un divan, et se remémorer l’événement suivant : sur un bateau de migrants menacé de naufrage en 2015, la centaine de musulmans jette les douze chrétiens à la mer.

Méfions-nous des idéologies qui sous couvert d’accuser les «populismes» ne connaissent que l’antisémitisme nazi et ignorent l’antisémitisme islamiste, souhaitent accueillir l’invasion migratoire et ignorent la crise du salariat, diabolisent Israël au nom d’un anticolonialisme hors de propos, sa légitimité sur sa terre retrouvée étant déjà reconnue par Chateaubriand en 1806, favorisent ainsi l’émergence d’un antisionisme forme nouvelle d’un antisémitisme pluriculturel puisant à la fois dans l’islam et dans l’inconscient culturel européen présent à droite comme à gauche. Il est urgent de démonter ces idéologies qui du vieux concept «de peuple de trop» le font passer à celui de «pays de trop» pour le «mondialiser» sous un vocable renouvelé de «peuple de trop».

• Claude Berger, «Pourquoi l’antisémitisme»*, «En finir avec le salariat»*

• Les deux ouvrages aux Editions de Paris.Max Chaleil

© Claude Berger pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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