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Publié par Michelle d’Astier de la Vigerie le 17 novembre 2018

Quand j’étais jeune, c’était l’époque de l’URSS, Staline n’était pas mort depuis longtemps. On savait bien peu de choses de l’URSS, même si, par Emmanuel d’Astier, mon oncle, nous avions des accointances avec l’entourage de Staline.

Entre autres, sa fille Svetlana, après sa fuite du pays et son exil, était amoureuse de mon mari. Comme elle était protégée par ma belle-sœur qui vivait en Suisse, mon mari s’y rendait souvent. Je trouvais cela très romantique même si la situation était un peu dérangeante ! Et puis, c’était franchement burlesque. Le monde entier cherchant à savoir où était Svetlana, je détenais un scoop géant puisque j’étais journaliste, mais tenue au secret, question de respect familial.

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À cette époque, Jean-Paul Sartre, ce philosophe que j’admirais, allait régulièrement avec Simone de Beauvoir en URSS. Il devait donc y avoir des splendeurs politiques cachées dans le communisme, ainsi que derrière le socialisme puisqu’un des S d’URSS signifie socialiste.

Je n’allais pleinement réaliser les dégâts du marxisme, du trotskisme, du Léninisme, du stalinisme, du bolchevisme… que bien plus tard.

C’était aussi l’époque de Mao Tsé Tong. La «longue marche» dont on ne savait pas grand-chose sauf qu’ils avaient dû marcher 12000 km. Cela relevait aussi de l’épopée. Quel héros, ce Mao, avec son merveilleux petit livre rouge que personne ou presque, en Europe, ne devait avoir lu ! On allait avoir bien plus tard des échos des hécatombes humaines provoquées lors de cette longue marche, puis par la «Révolution culturelle».

À l’époque, en plaisantant, on disait déjà : qu’est-ce que le capitalisme ? C’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Qu’est-ce que le communisme ? C’est le contraire !

On croyait avoir tout dit, avec le peu d’écho que nous avions de ce qui se passait derrière les murs du silence. La vérité allait apparaître progressivement.

L’URSS ? Entre Lénine et Staline, des dizaines de millions de morts, au nom de l’adhésion au régime, censé être LE régime altruiste par excellence et par comparaison avec le tsarisme ou tout régime capitalisme.

Idem côté Chine. On ne connaît pas le nombre de millions de morts, car la culture du secret va avec l’esprit gauchiste. Le mensonge étatique en est une composante incontournable.

La vérité dans toute son horreur est apparue surtout après la chute du mur de Berlin. Que de détresses cachées, que de désespoir, que de misère, de déstructuration et destruction d’un pays qui avait été magnifique. Le communisme a montré son vrai visage : une idéologie tueuse. J’étais même suffoquée qu’il puisse subsister en France un parti communiste. Ses adeptes n’entendaient-ils donc pas et ne voyaient-ils pas les reportages, les livres, les articles publiés sur le sujet ?

Non, ils n’entendent pas. Une idéologie, c’est une conviction féroce.

Le léninisme, c’est-à-dire le marxisme ? «Le marxisme est un courant de pensée politique, sociologique et économique fondé sur les idées de Karl Marx (et dans une moindre mesure de Friedrich Engels) et de ses continuateurs. Politiquement, le marxisme repose sur la participation au mouvement réel de la lutte des classes, afin d’arriver à une société sans classes en tant qu’alternative au capitalisme. En effet, Karl Marx considère que «l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes». 

Pas beau, cette idéologie de l’égalité ? On a pris les terres des autres pour la redistribuer à des collectivités de paysans… et tous de s’appauvrir. À mort ceux qui protestent. N’oublions pas au passage que la théorie de la perpétuelle «lutte des classes», théorie issue de la France et de penseurs français (tels que François Guizot ou Augustin Thierry.). Tout comme le communisme est parti de la Commune, et a aussitôt été associée à un massacre.

Mais on ne retenait que le fait que l’URSS était un empire communiste. Le reste, c’était des lettres, seulement des lettres. Staline, en instaurant son régime totalitaire, se réclamait aussi du socialisme et de la démocratie.

Mao ? Il se réclamait d’un marxisme sinisé.

Bref, tous des gens pleins de bonnes intentions, prétendant mordicus agir pour le bien des peuples et y croyant dur comme fer, tout en éliminant de manière sauvage et systématique les contradicteurs.

On occultait aussi le fait que le troisième Reich, celui d’Hitler, reposait sur le socialisme : 

Wikipedia : Le mot nazisme est un acronyme représentant la doctrine définie par Adolf Hitler et le régime politique qu’il dirigea ; il est tiré des lettres du nom de cette doctrine, devenu nom du parti : national-sozialismus («national» se prononce «natsional» en allemand, tout comme le z se prononce aussi «ts»), contracté en nazismus, d’où «nazisme» en français. 

Dans l’esprit de tout le monde, Hitler et le nazisme relevaient de l’extrémisme de droite. Et cela perdure aujourd’hui ! Alors qu’il s’agissait d’extrémisme de gauche !

Mais qu’avait à voir le socialisme à la française, si humaniste, avec ces perversions lointaines dont on ne percevait par-ci, par-là, que des échos feutrés ? À côté du communisme, le socialisme faisait figure de gentille idéologie, défendant des valeurs quasi chrétiennes, comme la solidarité, l’égalité, la fraternité… Waouh, quel beau programme ! Je concédais au socialisme de multiples vertus, comme beaucoup de Français, même si j’étais résolument de droite !

Ça paraissant si innocent, en apparence, notre socialisme. Mais il y avait un gars qui me dérangeait : Mitterrand. À l’époque j’étais journaliste, j’écrivais entre autres dans une feuille de chou politique, et ayant dégoté le N° de francisque portée durant la guerre par Mitterrand, donc un proche du régime de Vichy, mais qui en parallèle jouait les résistants, je ne le sentais pas trop, ce gars-là, et j’en mettais des tartines dans ma feuille de chou à audience limitée.  

Par bonheur pour moi, à chaque élection, F. Mitterrand se faisait rétamer par la droite.

Le 10 mai 1981, j’étais devant mon écran de télévision, quand la nouvelle est tombée. Mitterrand élu président de la France.  Je me suis mise à pleurer. J’étais comme une Marianne qui prenait le deuil. Je n’aurais su dire pourquoi, mais je ressentais dans toutes les fibres de mon corps qu’un cataclysme arrivait sur la France. Plus rien ne serait jamais pareil. Ce n’était pas une question d’homme – il était si fin, si érudit, si intelligent, Mitterrand !–. Je ne savais vraiment pas pourquoi j’étais tellement atterrée, alors que tout le monde, autour de moi, prenait cela avec liesse ou philosophie.

Pourtant, à l’époque, je n’étais pas chrétienne, j’étais une idéaliste comme tout un chacun, je croyais aux grandes phrases, aux grands mots, aux idées généreuses. Tout cela, la gauche française en regorgeait. Peut-être que mon catastrophisme provenait du fait que depuis plus de vingt ans, j’avais côtoyé beaucoup de ministres de droite, dont une bonne partie était issue de la Résistance, et que j’avais reconnu chez beaucoup d’entre eux, y compris chez bien des députés de l’époque, des qualités devenues aujourd’hui des denrées bien rares : le patriotisme, l’intégrité, la droiture, l’engagement, la fidélité…, même si, bien entendu, il y avait quelques moutons noirs au milieu.

Mais avec Mitterrand, je le sentais, c’était la duplicité, les raisonnements tordus et spécieux (j’avais déjà entendu bien des discours de Mitterrand) et la condescendance envers la «France profonde» qui s’emparaient du Pouvoir, avec la mise au pinacle d’intellectuels qui ne produisent rien d’autre que de la paperasse, des carcans administratifs, ou des discours. Un socialisme qui, tout en disant le contraire, mettait au pilori (et à l’extorsion de fonds via taxes, charges et normes sans cesse changeantes et contraignantes) les entrepreneurs et tous ceux qui réussissent grâce à leur travail, à leur persévérance, à leur génie, à leur créativité, ou bien le tout à la fois. 

Mais j’étais encore bien loin encore de savoir ce qu’était la dictature de la pensée, inhérente au socialisme, dictature qui lorsque plus rien ne vient l’entraver se transforme en intolérance paroxystique, de la part même de ceux qui se prétendent parangons de la tolérance. 

Il me faudrait encore plus de 35 ans, et subir une succession de gouvernements de gauche, disposant de majorités absolues à l’assemblée, pour que je prenne conscience de l’ampleur du cataclysme, via la désinformation érigée en outil de gouvernance, l’accumulation de mensonges parfois énormes, le dérapage des impôts, l’alourdissement du mille-feuille administratif et avoir une indigestion des raisonnements retors pour justifier des mesures indigestes* et contre-productives. Sans compter le dévoiement des mots, le révisionnisme historique, l’introduction d’enseignements pervers via l’Éducation nationale, sous la houlette de ministres eux-mêmes pervers, et, au final, le démantèlement des fondements de la Nation et de sa culture.

J’ai vu, comme tout le monde, mais peut-être avec plus d’acuité que certains, la dégringolade morale, le nivellement par le bas, les lois «libertaires» (mais que la Bible qualifie d’abominations) érigées au nom de la liberté, en sachant que tout cela aurait, tôt ou tard, des conséquences spirituelles qui se traduiraient par des effets concrets dans le naturel : tempêtes, inondations à répétitions, montée de la violence, disparition de quantités de métiers par des pressions financières démentielles, en conduisant beaucoup au suicide… On pourrait parler, entre autres, des éleveurs, sans compter un appauvrissement global dû en grande partie à la gabegie étatique et une administration pléthorique et asphyxiante.

Nous sommes désormais au bord de la guerre civile.

Soyons justes, une droite dévoyée avait déjà bien commencé avec les lois pro-avortement qui ont débouché sur une dénatalité drastique du pays, pour le plus grand profit de vagues d’immigrés ravis de venir combler les trous, et la déstabilisation du Moyen-Orient par le printemps arabe de monsieur Sarkozy qui a déclenché un tsunami d’immigrés islamiques. Il ne restait plus à la Gauche, toujours convaincue d’avoir le monopole des vertus humanistes, que de leur ouvrir grands les bras. Il suffisait de tondre les actifs du pays pour revêtir et nourrir ces flots d’immigrés, en se servant personnellement et largement au passage.  

Combien elle est gentille, la Gauche ! Combien elle est humaine !

Tout le monde y croyait, ou presque. La preuve, à chaque élection, on en revoulait, des vertus gauchisantes. Comme la Droite, entre-temps, pour regagner le terrain perdu, renchérissait avec les mêmes arguments spécieux, tout le monde commençait à se désintéresser de la classe politique, les partis étant qualifiés d’être blanc bonnet et bonnet blanc. Le flot des déçus boudant les élections grossissait, et tout le monde de penser cela normal, tout en ressentant qu’au final, la démocratie avait été kidnappée par un microcosme de «pros» de la politique.

Entre-temps, ma vue avait changé sur bien des points. Depuis que je suis devenue chrétienne, en 1991, je crois ce que Dieu a dit. Je sais donc que ce microcosme sans foi ni loi ne peut rien faire, strictement rien faire de bon, car il n’y a de bon que Dieu. La Gauche, en se parant de vertus chrétiennes ne fait que singer la solidarité, la générosité, la sincérité et la bonté.

Quand j’ai entendu parler de la «pensée unique», je n’avais aucune idée de ce que cela voulait dire. Les socialistes n’étaient pas des perroquets, que je sache. Justement, dans les années 80, j’avais fait partie, comme chargée de mission, d’un ministère de gauche, puis d’un Conseil Régional de gauche, qui m’avaient cooptée bien qu’ils me sachent de droite. Ça fourmillait d’intelligences, ces lieux-là. Au ministère, je me souviens, il y avait un énarque dans le bureau à côté du mien. Dans son bureau il y avait toujours une flopée de conseillers du ministre qui venait l’écouter avec ravissement : ça fusait, les idées ! Bon, ils ne travaillaient pas beaucoup, tandis que je faisais mes 14 ou 15 heures de travail par jour sous une pression énorme, mais quand je voulais me détendre quelques instants, j’allais m’agglutiner avec les autres dans son bureau.

Alors, «la pensée unique» ? Je reprenais parfois l’expression, puisque tout le monde avait l’air de savoir de quoi il s’agissait.

Il m’a fallu du temps, pour comprendre. Auparavant il m’a fallu réformer ma propre manière de penser en nettoyant mes méninges par la lecture de la Bible et savoir ce que Dieu appelle l’intelligence, le bien, le mal, la réussite, le sens du travail, l’honneur, l’offense… et réviser mon propre vocabulaire pour comprendre que la pensée unique gauchiste avait contaminé le centre, la droite, et même parfois l’extrême droite, qualifiée désormais de populiste (terme assez péjoratif), simplement parce qu’elle exprime souvent tout haut ce que le peuple pense.

Je vais tenter de résumer :

L’intelligence, pour Dieu, c’est de Le connaître, de comprendre sa parole et de la pratiquer, tout simplement parce que c’est ce qui libère Ses bénédictions. Quand Dieu gouverne une Nation, celle-ci voit des miracles s’accomplir. Israël en est un exemple éclatant. L’Amérique sous Trump en est un exemple éclatant :

Psaumes 33:12

Heureuse la nation dont l’Eternel est le Dieu ! Heureux le peuple qu’il choisit pour son héritage !

Deutéronome 28 : 1 Si tu obéis à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre.

L’intelligence, pour les hommes éclairés, est basée sur la vérité, la science, la réflexion et l’expérience.

L’intelligence pour les gens de gauche, qu’ils soient communistes, socialistes ou macronistes**, c’est de savoir esquiver toute question directe (on en a eu un exemple flagrant sur TF1 le 14 novembre 2018), de toujours mettre en exergue, en se l’attribuant, la réussite des autres, et d’avoir un art consommé pour parler de ses échecs comme d’une réussite. Et bien sûr, d’avoir une délectation pour les discours brillants, habiles, performants, et royalement creux. Ils confondront toujours l’érudition et le savoir. Ils ne supportent aucune idée nouvelle si elle ne provient pas de leur formatage interne, sauf s’ils peuvent se l’attribuer.

On pourrait en sourire. Pourtant, la «pensée unique», je l’ai compris entre-temps, est destructrice et tueuse, tout autant que le communisme, mais d’une manière plus sournoise, plus serpentine, car elle s’attaque aux racines même de la vérité, pour imposer ses oukases et diktats de manière feutrée et chloroformée.

Il m’est revenu ce que Jésus-Christ avait déclaré à ses frères dans la chair :

Jean 7:7 Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.

Les entrepreneurs, les gens intègres, les gens droits, les vrais journalistes qui n’ont pas peur de dire la vérité, les créateurs, les indépendants qui bossent dur, les gens qui exercent des professions libérales et tous ceux qui sont des locomotives, qu’ils le soient sur le plan national, régional, ou local, en agissant pour le bien commun, leur renvoient l’image qu’ils sont des nuisibles qui vivent aux dépens des autres, surtout en politique et dans une bonne partie du fonctionnariat. Comment s’étonner que les socialistes haïssent toutes ces catégories et surtout ceux qui ont des actes droits et des sentiments nobles ? Ils les traitent quasiment toujours de ce qu’ils sont eux-mêmes, des haineux. Vous aimez suffisamment les musulmans pour vouloir les arracher à leur religion mortifère ? Vous voici étiqueté d’islamophobe, donc de quelque chose de répugnant. Vous aimez appeler un chat un chat ? Vous serez traité de raciste, d’extrémiste, de populiste…

Comment ne haïraient-ils pas Israël ? Voici un peuple qui recèle tant de cerveaux que leurs découvertes révolutionnent régulièrement quasiment toutes les formes d’activités humaines mondiales. Bien plus, ce pays, par sa seule existence, prouve que Dieu est vivant et puissant. Cela leur est insupportable puisque leur seul dieu, c’est eux-mêmes !

La seule chose que les socialistes savent faire avec dextérité, ruse, efficacité et brillance, c’est faire taire ceux qui ne pensent pas comme eux. La censure ? Elle est contraire à la constitution, pourtant elle sévit partout. Les journalistes : s’ils ne sont pas leurs béni-oui-oui, les voici poursuivis, éjectés, discrédités, sans compter les menaces d’ôter les privilèges, fiscaux entre autres, que leurs prédécesseurs (en l’occurrence, la droite, mais la Gauche s’est donné les moyens de multiplier la pression) leur ont prodigués. Et voici la France muselée, et ceux qui veulent dire la vérité, comme Dreuz.Info, ne peuvent le faire que parce qu’ils sont un site étranger.

Je n’hésite plus aujourd’hui à le déclarer : la Gauche, c’est un cancer qui ronge notre pays, et tous les pays où elle sévit. Et en tant que chrétienne, je peux le dire, c’est une idéologie mortifère car c’est une idéologie antéchrist !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michelle d’Astier de la Vigerie pour Dreuz.info.

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* On en a un exemple actuellement avec la hausse brutale des carburants. Justification étatique : c’est pour des soucis écologiques, pour rendre le diésel moins attractif, etc. Mais si on voulait favoriser l’essence au détriment du diésel, pourquoi ne pas baisser les taxes sur l’essence pour le rendre plus avantageux que le gasoil ? Quel mépris pour ceux qui n’ont pas les moyens de changer de voiture, ni de chaudière à fuel ! Le réchauffement climatique a bon dos pour justifier des rackets fiscaux insupportables, qui commencent par frapper ceux qui ont le moins les moyens de s’en protéger !

** Terme qu’on peut inclure dans le dictionnaire pour désigner une idéologie socialiste dépouillée de tout idéalisme et sachant prendre tous les déguisements. Pour l’étendre au-delà des frontières françaises, on pourrait parler de caméléonisme, ou encore de contorsionnisme.

 

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