Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 novembre 2018

La Grande-Bretagne a refusé l’asile à Asia Bibi, une chrétienne pakistanaise injustement accusée de délit de blasphème et condamnée à mort, par crainte que des musulmans ne causent des problèmes de sécurité et des troubles dans certaines parties de la communauté pakistanaise.

The Guardian, premier média de gauche britannique, équivalent en Grande-Bretagne du Monde et du New York Times, est furieux (1) – et pour une rare fois, je suis d’accord avec lui – que le droit d’asile, qui a été inventé par les nations démocratiques pour sauver des vies humaines menacées à l’étranger – exactement le cas d’Asia Bibi – ait décidé de renoncer à ce principe humanitaire fondamental.

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Vous l’aurez sans doute remarqué, les médias français sont restés d’une discrétion totale. Pas un mot.

La névrose médiatique a atteint un niveau où ils font leurs gros titres pour un militant antisioniste à qui l’entrée en Israël a été refusée, et pas une ligne pour une chrétienne condamnée à mort pour blasphème, et qui s’est vue refuser l’entrée en Grande-Bretagne !

Dans leur folie schizophrénique destinée à innocenter l’islam quel qu’en soit le prix, ils sont allés jusqu’à renoncer à faire leur métier, et ont tous décidé comme un groupe dépendant les uns des autres de ne pas parler du scandale.

Dans Libération, l’un des seuls qui évoquent le sujet (2), Jacques Pezet est tombé dans la bêtise la plus crasse en accusant ses confrères du Telegraph (3) et du Huffington Post (4) de tricher – simplement pour ne pas reconnaître l’intolérance et le danger que représentent les musulmans pakistanais britanniques. Et bien entendu, dans sa malhonnêteté intellectuelle, il ne fait aucune référence au coup de gueule du Guardian – à moins qu’il ait été trop fainéant pour le lire.

Au-delà de la trahison par les médias de gauche des valeurs qu’ils disent défendre – après tout, ils nous assènent à longueur d’année que nous devons accepter les milliers de migrants en danger, et si nous osons affirmer qu’ils ne sont pas vraiment en danger, alors nous sommes des racistes – cette jeune femme dont la vie est menacée nous conduit naturellement à faire un tragique constat :

Lorsqu’on accepte dans son pays une communauté dont une partie d’entre-elle, même ultra-minoritaire, rejette totalement nos valeurs, sous peu nous finissons par abandonner nos propres valeurs, fussent-elles largement supérieures à celles des nouveaux arrivants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

(1) The Guardian
(2) Libération
(3) The Telegraph
(4) Huffington Post

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