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Publié par Gaia - Dreuz le 21 novembre 2018

Débordées par des actes de violences de groupes profitant des barrages des Gilets jaunes, les autorités de l’île ont appliqué un couvre-feu dans plusieurs communes.

Saint-Denis a des airs de ville morte, à l’image de ce que les Réunionnais connaissent en cas d’alerte rouge cyclonique. Rideau des magasins baissés, rues désertes, écoles, administrations et transports en communs ayant cessé toute activité depuis lundi. Au quatrième jour de mobilisation des Gilets jaunes, on dénombre encore à la mi-journée une trentaine de points de blocage sur l’ensemble du réseau routier, dont l’aéroport et l’unique dépôt pétrolier.

Surtout, l’île semble groggy par une troisième nuit consécutive de violences urbaines, au cours desquelles des magasins ont été pillés, des automobilistes caillassés, du mobilier urbain détruit et les forces de l’ordre soumises au harcèlement de « bandes très mobiles de 30 à 50 individus jeunes, parfois très jeunes », explique la directrice de cabinet du préfet, Marie-Amélie Vauthier-Bardinet.

Le mouvement initié le 17 novembre partout en France a pris une tournure particulière à la Réunion avec ces hordes de casseurs, souvent mineurs, profitant de la confusion liée aux barrages des Gilets jaunes pour s’attaquer aux commerces, brûler voitures et poubelles ou racketter les automobilistes en improvisant leurs propres barrages.

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«Ils ont commencé à me demander de l’argent en tapant sur la voiture»

Stéphane rentrait du travail samedi soir lorsqu’il s’est retrouvé coincé à un rond-point en périphérie de Saint-Denis : « Les types avaient les yeux rouges, étaient très excités et ont commencé à me demander de l’argent en tapant sur la voiture. J’ai dû donner mon paquet de cigarette pour qu’ils me laissent passer. »

Des scènes qui se multiplient sur toute l’île, avec parfois des jeunes encagoulés ou porteurs de machettes et de gourdins. « C’est nul, à cause de ces types pas nets on ne retient plus les revendications du mouvement, ils nous gâchent notre bonne image auprès des gens », regrette Sandra, authentique Gilet jaune installée sur un barrage filtrant du chef-lieu.

Saint-Denis-de-la-Réunion, le 20 novembre. La carcasse d’une voiture incendiée.

Les débordements des pseudo-manifestants commencent à impacter fortement la vie économique : des supermarchés pillés, essentiellement pour de l’alcool et des cigarettes, des fast-foods saccagés, ou magasin de scooters dévalisé. Dimanche, c’est la concession Peugeot du Port qui a perdu 70 véhicules dans un incendie provoqué par des jets de cocktails molotov, pour un préjudice dépassant le million d’euros. Si bien que la chambre de commerce et d’industrie a demandé que le département soit reconnu en état de « catastrophe économique ».

Et alors que l’agacement grandit dans la population, le préfet Amaury de Saint-Quentin a lancé lundi « un appel au calme » après « des exactions intolérables », annonçant la mise en place d’un couvre-feu dans 13 des 24 communes de l’île entre 21 heures et 6 heures du matin, et ce jusqu’à vendredi. Le temps qu’arrivent les renforts de gendarmes mobiles demandés à Paris et l’île voisine de Mayotte pour aider « au rétablissement de la circulation ».

Les autorités redoutent en effet l’exaspération grandissante d’une partie de la population victime des blocages ou des dégradations. Samedi, à Saint-Joseph, un automobiliste voulant forcer un barrage a donné des coups de sabre à canne à deux manifestants, légèrement blessés. Un autre a tiré un coup de feu en l’air à Saint-Leu, excédé par l’attente. De tous côtés, la tension est vive.

Les livreurs de journaux menacés

Lundi, des manifestants – des Gilets jaunes cette fois – s’étaient violemment attaqués à l’hôtel de région, tandis que d’autres ont empêché la parution lundi des deux quotidiens locaux en menaçant de s’en prendre aux livreurs. Les maires de Saint-Benoît et Saint-Louis ont quant à eux fait l’objet d’intrusions ou de vandalisme à leurs domiciles respectifs.

Depuis samedi, une dizaine de policiers et gendarmes ont été blessés dans des échauffourées, essentiellement par des jets de pierre ou de bouteille, auxquels ils ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes. Ils ont tout de même procédé à une soixantaine d’interpellations pour entrave à la circulation, destruction de biens, vol et violences sur agents de la force publique.

Le Port, le 20 novembre. Le restaurant a été en partie incendié. /AFP/Richard Bouhet

Un des pilleurs du PromoCash de Sainte-Marie a été condamné, ce mardi, à deux ans de prison ferme en comparution immédiate. Deux jeunes inconnus de la justice et qui avaient des brûlés des poubelles « pour s’amuser » ont eux écopé de cinq mois ferme. Une quinzaine de convocations devant le juge des enfants ont été délivrées.

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Alors que l’incertitude demeure sur la suite des événements, les crèches, écoles, établissements secondaires et l’Université sont restés fermés ce mardi sur décision du préfet, qui a aussi activé le plan Orsec de gestion de la distribution de carburant. Une rencontre avec une délégation de gilets jaunes doit avoir lieu en fin de journée en préfecture.

Source : Leparisien

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