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Publié par Mireille Vallette le 29 novembre 2018
Geneve, le 12 octobre 2012. Mireille Vallette, écrivaine et journaliste. Photo Yvain Genevay/Le Matin Dimanche

J’ai reçu le prix francophone qui récompense celui ou celle qui s’est distingué par sa «courageuse activité contre l’islamisation et le radicalisme islamique».

Merci Trouble-Fête ! Ce «Swiss Stop Islamisation Award», premier du nom, m’honore. Je m’insurge depuis deux décennies contre cette islamisation qui imprègne peu à peu toutes nos institutions, et contre le radicalisme que pratiquent les mosquées et associations islamiques. Défendre notre démocratie et ses valeurs, c’est mon combat.

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L’islamisation par la conquête culturelle et religieuse bat son plein. Ce dessein est parfaitement décrit par les courants les plus radicaux de la planète : Frères musulmans, wahhabites, islam d’Erdogan. Ces mouvements marquent de leur empreinte de très nombreuses associations-mosquées de Suisse, comme le montrent de nombreuses enquêtes suisses alémaniques, quelques romandes, Saïda Keller Messahli, et mon dernier livre.

J’ai rédigé trois opus qui alertent sur ces temps obscurs (les deux premiers sont en accès libre sur mon blog) et cette religion extravagante… Comme le sont aussi ses auxiliaires que le terrorisme et les innombrables injustices de leur doctrine semblent avoir dopés. Mon deuxième ouvrage, sorti en 2012, met l’accent sur l’extension du radicalisme en Occident. Les gouvernements le savaient. Mais la couardise et l’indolence ont fait le lit du déferlement terroriste.

J’informe au jour le jour –bientôt 500 posts– dans la Tribune de Genève, avec le souci de la précision, des sources, le refus des imprécations.

Je rencontre souvent lors de manifestations des personnes que je n’aurais jamais soupçonnées être mes lecteurs et qui m’avouent qu’ils le sont : profs, analystes politiques, travailleurs sociaux, politiciens de gauche, pasteurs, journalistes, spécialistes de l’islam, etc. Ils louent la qualité de mon travail. Mais ces transgresseurs du politiquement correct n’avoueront jamais leur délit, ne prononceront jamais mon nom en public, ne «partageront» jamais un de mes textes. Victimes d’une censure sociale qui ne dit pas son nom.

En informant, en bataillant sans relâche contre des réalités niées, j’en connaissais le prix : l’ostracisme médiatique. Je ne suis pas frustrée des plateaux-TV, l’écrit a toute ma préférence. Mais sur le plan social, ce plafond de verre sous lequel se blottissent les journalistes signifie : pas de débat de fond, pas de questions pointues qui mettent en question les idées reçues, pas de présence d’ex-musulmans qui partagent notre combat. Pas d’enquêtes qui remettent en cause la tranquille conviction que la Suisse échappe aux réalités de ses voisins.

Les journalistes sont devenus des militants du politiquement correct. Ils ont assimilé avec une rare rapidité les mots utiles aux entendements paresseux : islamophobe, xénophobe, d’extrême droite, identitaire, populiste, raciste… Ils leur permettent les censures les plus éhontées. Mais que tombe sur leur écran un communiqué de la Commission fédérale contre le racisme (CFR) ou du Centre suisse islam et société (CSIS) et tous copient-collent avec ardeur.

Les médias montrent de temps à autre tel dysfonctionnement dans leur optimiste vision. En ce qui me concerne, le messager suffit à discréditer le message. Lorsque je révèle à des journaux l’existence de tel site haineux et misogyne d’une mosquée, lorsque je les informe du double discours de jeunes Fribourgeois adoubés par les politiques et adeptes de la doctrine des Frères musulmans, c’est motus et bouche cousue. Ces sujets, s’ils avaient été découverts par leurs journalistes, auraient fait la Une de leur quotidien. Et lorsque notre association informe la presse romande qu’une pétition comprenant 800 signatures a été remise à la CFR et au CSIS réclamant des colloques contradictoires, il n’en est fait aucune mention. Et mondernier livre, seul lors de sa parution à décrire le paysage intégriste de notre pays a été censuré.

Pas un journaliste n’a par ailleurs réalisé une enquête sur ce Centre suisse islam et société qui ressemble de plus en plus à un centre islamique. Dernier indice en date (vu dans sa dernière newsletter) : la croyante Arlinda Amiti coiffée de son foulard coordonne le programme «Islam et Société : études islamo-théologiques». Ces «analyses scientifiques» peuvent, nous dit l’article, «contribuer à la construction identitaire des musulmans en Suisse».

La foi boussole de la science ? La science cornac de la foi ?

Le camp de la dénégation rabâche les «pas d’amalgame», «il ne faut pas stigmatiser» et «ça n’a rien à voir avec l’islam», cherchant à effacer tout lien entre la religion des terroristes et celle des «vrais» musulmans. N’importe qui ayant mis le nez dans les textes considère cela comme absurde. Gilles Kepel le rappelait encore récemment. Les activistes musulmans sont exonérés, la Suisse n’a aucune exigence à leur encontre. Ils peuvent enseigner ce qu’ils veulent, dont le «fiqh», ce droit divin si cruellement opposé au nôtre, ils peuvent être invités pires intégristes à leurs manifestations –les mosquées romandes ne s’en privent pas ! Il ne leur est pas demandé pourquoi cette religion produit des discriminations et des souffrances sans fin dans les pays qu’elle régit.

Comment est-il possible de ne ressentir aucune empathie envers les innombrables victimes de leurs préceptes : femmes, minorités religieuses, renégats de la foi, prisonniers de la misère et de l’obsession sexuelles, candidats à la liberté ? Comment est-il possible de ne pas se sentir tenu de dénoncer ces injustices ?

Bravo les autres !

Félicitations à Lorenzo Quadri de la Ligue des Tessinois, lauréat italophone. Il œuvre avec constance contre les mêmes fléaux que moi. Sa dernière et fort intéressante motion demande au Conseil fédéral de dissoudre la Commission fédérale contre le racisme. Une demande sensée, puisque cet organe consacre l’essentiel de son énergie à défendre les musulmans prosélytes et à les confirmer dans leur statut de victimes qui les pousse au rejet de notre société.

Bravo aussi à Walter Wobman, créateur du comité d’Egerkingen grâce auquel les Suisses ont pu s’opposer au suprématisme de l’islam par l’interdiction des minarets, et s’opposeront par la prohibition du niqab à la manière dont certains de ses adeptes traitent les femmes.

Merci enfin à Giorgio inspiré dans cette initiative par le «Dhimmi d’or» que remet chaque année l’Association vigilance islam à des citoyens qui se sont fait remarquer par des propos particulièrement veules à l’endroit des activistes de l’islam.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

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