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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 2 décembre 2018

Depuis son élection, le Président Trump n’a pas hésité à bouleverser l’ordre mondial et à s’en prendre à la Chine, afin de rééquilibrer les déficits économiques qui affectent directement la classe moyenne américaine depuis 30 ans, dans l’indifférence de Washington. La mémoire d’un homme ne peut se souvenir de la fois récente où un président a fait passer son peuple avant tout.

Trump a commencé par faire pression sur la Chine pour qu’elle éloigne la Corée du Nord du dangereux chemin de l’agression militaire qui le rapprochait du nucléaire – et depuis un an, Kim n’a pas tiré un seul missile intercontinental en direction de ses voisins.

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Puis Trump s’est attaqué au gros poisson : la duperie et la malhonnêteté chinoise en matière de commerce international.

  • Dans un premier temps, il a appliqué 250 milliards de dollars de tarifs douaniers sur certains produits chinois qui entrent aux Etats-Unis, pour se rapprocher des tarifs imposés par la Chine. La Chine a accusé le coup. Son économie a stagné pour la première fois en 2017 depuis 15 ans, et les indicateurs pour 2019 montrent qu’elle est plus fragile que les médias, majoritairement pro-chinois, veulent bien le montrer. Pendant ce temps, l’économie des Etats-Unis s’envole.
  • La Chine a réagi astucieusement en imposant des tarifs sur le soja américain, car il est produit dans des Etats qui ont voté pour Trump, et Pékin pensait ainsi lui faire perdre sa majorité au Sénat lors des élections de mi-mandat, et le priver de sa marge de manœuvre dans les Affaires étrangères.
  • La stratégie a échoué, Trump a augmenté sa majorité au Sénat.
  • Comme Trump a vite compris que la Chine joue la montre, en attendant que ce président – que les médias d’Etat ont été autorisés à dire que le gouvernement chinois craint – termine son mandat et ne soit pas réélu, Trump a accéléré. Il a donc décidé d’imposer de nouveaux tarifs douaniers qui doivent prendre effet au 1er janvier prochain.

C’est dans ce contexte que Trump s’est assis, lors d’un repas de deux heures et demie très attendu, autour d’une longue table avec le président Xi et leurs collaborateurs respectifs.

La stratégie Trump était si simple qu’elle ne pouvait que marcher. Et elle a marché.

Trump a fait monter la pression. La Chine a senti la pression, a craint les sanctions qui allaient lui tomber dessus en janvier, et a demandé à négocier – et cela n’a pris que 2 heures pendant un repas – d’acheter une quantité « substantielle » de produits agricoles, énergétiques et industriels américains.

Pourquoi c’est important

Les pressions de Trump sur la Chine – les journalistes ne l’ont évidemment pas compris car ce n’était pas écrit dans les dépêches de l’AFP qu’ils recopient sans les comprendre comme des élèves bêtes et disciplinés – n’étaient pas destinées à sortir les muscles pour faire le macho, mais à améliorer le quotidien de la classe moyenne américaine.

Sa victoire au G20 profite immédiatement aux travailleurs américains, dont Trump a promis avec insistance de s’occuper durant la campagne électorale et depuis son élection.

Bien qu’il reste des quantités de sujets à discuter, la Chine va « commencer immédiatement à acheter des produits agricoles à nos agriculteurs », a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders lors d’un point presse : Trump ne se contente pas de belles paroles, c’est un homme d’affaires, il veut des actions immédiates. Quel contraste avec les présidents européens !

Par quel tour de magie Trump est-il arrivé à tordre le bras de la Chine ?

Comment fait Trump ? Comment arrive-t-il à réduire le chômage là où par exemple Macron échoue malgré l’expérience qu’on lui prête dans le métier de la banque ? Comment a-t-il forcé la Chine à s’incliner ?

Pas besoin d’un master en économie, il suffit d’un peu de bon sens pour comprendre que toutes les solutions viennent toujours de l’entreprise, à condition de les laisser faire leur métier et ne pas laisser le gouvernement s’en mêler. Car les héros des temps modernes, ce sont les patrons des entreprises.

  1. Trump a réduit les réglementations et baissé fortement les impôts sur les entreprises. Les Etats-Unis étaient un enfer fiscal, ils sont devenus un paradis fiscal pour les entreprises multinationales. Ce changement a attiré des grosses entreprises étrangères, qui ont investi aux Etats-Unis – donc enrichi de multiples petites entreprises et leurs salariés – et ont commencé à recruter.
  2. Trump a ouvert de nouveaux marchés à l’export en renégociant les accords ALENA avec le Mexique et le Canada, entre autres.
  3. Les entreprises américaines se sont retrouvées presque immédiatement avec des besoins d’embauche.
  4. Tout ceci a énormément réduit le chômage, qui est au plus bas depuis 49 ans (1).
  5. Plus de gens se sont retrouvés avec un chèque de salaire à la fin du mois, et ont recommencé à consommer au lieu de se serrer la ceinture.
  6. Cercle vertueux, cela a créé de la demande sur les entreprises, et les patrons ont encore embauché.
  7. Et cela a eu un autre effet naturel : la concurrence pour l’emploi a basculé du côté des salariés, et a incité les entreprises à augmenter les salaires horaires pour garder leurs meilleurs employés et en attirer d’autres rapidement. Quand le besoin de salariés se fait pressant pour ne pas rater des ventes, les chefs d’entreprises n’ont pas d’autre choix que d’offrir de meilleurs salaires à des candidats qui de leur côté, ont plus d’offres d’emploi devant eux, et se retrouvent en position de force pour choisir. Oui je sais, il est impossible pour un salarié français, qui n’a jamais connu cette situation de toute sa vie, de ressentir à quel point le plein emploi et la forte demande le place concrètement en position de force lors d’un entretien d’embauche. Quand l’employeur a urgemment besoin d’embaucher, il ne fait pas des offres au salaire minimum, tout le monde comprend cela.

Ce qui est en jeu

Au G20, Trump a assuré Pékin que les États-Unis vont retarder l’imposition de nouveaux droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois à compter du 1er janvier – et ce, tant que la Chine négociera de bonne foi.

Les sujets que la Chine se retrouve contrainte à régler portent sur des points majeurs, cruciaux, connus de tous mais qu’aucun dirigeant n’a jusqu’alors su ou osé aborder, et qui expliquent en fait l’immense succès économique du régime totalitaire.

Il s’agit :

  • Du transfert forcé de technologie imposé aux entreprises High Tech qui ont besoin de faire fabriquer leurs produits en Chine.
  • De la protection de la propriété intellectuelle, qui aujourd’hui est volée par la Chine sans que personne ne réagisse. Or l’économie du futur ne repose que sur l’invention et l’innovation, et la Chine n’invente pas, elle prend et copie, contrairement aux Etats-Unis.
  • Des barrières tarifaires.
  • Des cyberintrusions et du vol informatique.
  • Des services et de l’agriculture.

Si, à n’importe quel moment au cours des discussions, les pourparlers échouent, les droits de douane sur les 200 milliards de dollars de marchandises chinoises passeront immédiatement de 10 % à 25 %, a expliqué Trump, qui n’accorde pas grande valeur aux promesses mais beaucoup aux actes.

D’autres concessions majeures

L’un des sujets très importants concerne la façon dont la Chine a abusé l’OMC depuis qu’elle a été intégrée dans l’organisation internationale, en se présentant comme un pays du tiers monde pour ramasser les largesses accordées à ces pays en voie de développement, afin de dépouiller les économies occidentales – qui n’ont pas réagi.

  • La Chine a accepté d’acheter une quantité « très substantielle » de produits agricoles, énergétiques et industriels aux États-Unis.
  • Le président chinois Xi Jinping a fait une autre concession importante en acceptant, si elle était de nouveau présentée, la fusion entre Qualcomm Inc. et NXP Semiconductors que Pékin a refusé d’approuver plus tôt cette année.
  • Dans un autre domaine, celui de la lutte contre les dévastations provoquées par la consommation d’opioïdes et autres drogues qui tuent 200 personnes par jour aux Etats-Unis (2), Xi a également accepté de désigner le fentanyl comme substance contrôlée, ce qui signifie que les personnes qui vendent de l’opiacé aux États-Unis seront passibles de la peine maximale prévue par la loi en Chine.
  • Sur la question de la Corée du Nord, Xi a accepté de travailler avec le dirigeant de ce pays, Kim Jong un, « pour voir une péninsule coréenne exempte d’armes nucléaires », tandis que Trump « exprime son amitié et son respect pour le président Kim », a déclaré Sanders.

Décrivant les pourparlers entre MM. Trump et Xi comme « amicaux et francs », Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré lors d’une réunion d’information que les deux dirigeants sont parvenus à un « important consensus » qui pourrait contribuer à améliorer les relations bilatérales globales.

« L’administration Trump a également accepté de ne pas imposer de droits de douane supplémentaires sur les produits chinois », a dit M. Wang, « et les deux parties tiendront des négociations visant à éliminer toutes les taxes punitives existantes ».

En retour, Pékin s’est engagé à augmenter ses achats de produits américains et à donner aux entreprises américaines un meilleur accès aux marchés chinois, a dit M. Wang.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1) NPR
(2) Vox

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