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Publié par Magali Marc le 4 décembre 2018

L’heure est venu pour le procureur spécial, Robert Mueller de rendre des comptes. Avant même qu’il se soit décidé à déposer son fameux rapport sur l’enquête qu’il mène depuis deux ans afin de prouver que la campagne présidentielle de Trump était de connivence avec les Russes, l’écrivain Jérôme Corsi a décidé de le traîner en cour. Corsi a déposé une plainte disant que « Cette tyrannie gouvernementale malhonnête, perpétrée par un procureur spécial et son équipe, qui vise à renverser un président dûment élu en contraignant et en extorquant de faux témoignages au Dr Corsi et à d’autres, ne peut être autorisée dans une société civilisée ».

Je ne sais pas quelles sont les chances de Corsi de l’emporter contre Mueller mais je comprends pourquoi ce dernier à intérêt à retarder le plus possible le dépôt de son rapport : la lumière faite sur sa carrière est un sous-produit de son enquête auquel il ne s’attendait sans doute pas. Plus il s’attaque à des proches de Trump afin de les piéger et plus il s’enfonce car maintenant, Trump et Dershowitz ne sont plus les seuls à le dénoncer.

J’en veux pour preuve l’article de William L. Genser, paru le 2 décembre sur le site americanthinker.com que j’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz.

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Les pièges à parjure de Mueller

Le fait que Mueller ait abandonné Paul Manafort en tant que témoin coopérant à son enquête ruine la crédibilité de ce dernier en ce qui concerne tout ce qu’il lui a dit et tout autre témoignage qu’il pourrait être forcé de faire.

Prétendre débusquer les mensonges des témoins est la spécialité de Mueller. C’est le « piège à parjure » qu’il essaie de tendre au président Trump.

On doit supposer que le procureur spécial possède la preuve des «mensonges» de Manafort.

L’équipe de défense de Manafort travaille avec les avocats du président depuis le début de son accord de plaidoyer. L’avocat du président, Rudolph Giuliani, l’a admis.

Mueller essaie de prouver une collusion entre Trump et Manafort en ce qui concerne les réponses écrites que le président a soumises la semaine dernière en réponse aux questions de Mueller.

Si l’une des réponses de Trump aux questions de Mueller inclut ne serait-ce qu’un seul des mensonges de Manafort, ce ne serait pas seulement un parjure, mais un délit sérieux que la nouvelle majorité Démocrate à la Chambre des Représentants pourra utiliser afin d’initier une démarche de destitution .

Il n’est même pas nécessaire que ce soit un gros mensonge – il suffirait que Trump dise qu’il n’était pas au courant de la rencontre tenue à la Trump Tower entre son fils et Natalia Veselnitskya qui, incidemment, avait des liens avec Fusion GPS, et a dîné avec Glenn Simpson (NdT: le co-fondateur de Fusion GPS) avant et après la réunion – alors que Mueller pourrait avoir la preuve qu’il l’était, pour ruiner la présidence de Trump (NdT: pour tenter de ruiner car la destitution ne sera pas acceptée par le Sénat) .

Ainsi, le fait de nier avoir eu connaissance d’une réunion qui n’était pas illégale et qui n’a certainement pas été à la hauteur de ce qu’Hillary et compagnie ont fait avec le dossier Steele peut paraître insignifiant, mais ce serait quand même une fausse déclaration.

C’est de cette manière que Mueller a obtenu du général Michael Flynn qu’il raconte une conversation qu’il avait eue avec l’ambassadeur russe Sergey Kislyak et qui différait des enregistrements que Mueller avait de cette rencontre. Une telle rencontre, parfaitement légitime pour un nouveau conseiller en matière de sécurité nationale, même si les agents du FBI ne pensaient pas qu’il mentait et croyaient plutôt qu’il s’était simplement trompé ou mal souvenu, est devenue une incohérence dans le témoignage de Flynn que Mueller a pu utiliser pour l’inculper.

Mueller savait ce qui s’était dit parce qu’il avait des enregistrements de la conversation. Autrement dit, c’était un piège à parjure.

On ne mentionnera même pas le fait que le procureur général par intérim, Sally Yates, a ouvert une enquête sur Flynn sous prétexte qu’il avait violé la Loi Logan, une loi de 1799 généralement considérée comme étant inconstitutionnelle et qui n’a jamais servi à poursuivre quiconque pendant plus de deux siècles.

Mueller a utilisé la même stratégie pour coincer George Papadopoulos. Ce dernier a dit aux enquêteurs qu’une conversation sur la Russie avec l’espion présumé de la CIA Joseph Mifsud, un universitaire et expert de la Russie, a eu lieu avant qu’il soit associé à la campagne de Trump.

M. Papadopoulos, qui a été nommé conseiller en politique étrangère pour la campagne de Trump le 19 mars 2016, a rencontré Mifsud le 15 mars 2016. Son crime consiste à n’avoir pas dit aux enquêteurs que le 10 mars, il était déjà au courant de sa nomination imminente. Cela s’est traduit par une peine de 14 jours de prison pour George, même si Mueller a demandé au tribunal une peine beaucoup plus longue pour se venger du fait que Papadopoulos ne lui a rien donné qui soit susceptible d’impliquer le président.

C’est encore le même piège que Mueller a cherché à utiliser contre Jérôme Corsi, un septuagénaire qui ne se souvenait pas d’avoir transféré un courriel. Mueller avait saisi ses ordinateurs et savait donc déjà qu’il avait transmis le courriel. Apparemment, une mauvaise mémoire peut entraîner une peine de prison pour Corsi même s’il n’y avait rien d’illégal dans le courriel lui-même.

Mueller voulait le retourner, lui faire admettre qu’il avait menti et qu’il était le lien entre Assange et Roger Stone (un confident de Trump) concernant les emails volés à Hillary. Ce faisant, Mueller tentait de tracer une ligne entre Assange, Corsi et Stone, puis vers sa véritable cible, le président.

Le courriel est sans importance, c’est la mauvaise réponse au sujet de sa transmission qui génère l’accusation et la menace de l’enquêteur Mueller à l’effet qu’il allait passer le reste de sa vie en prison s’il ne disait pas ce qu’on attendait qu’il dise.

Donnez 30 millions de dollars et deux ans à 17 procureurs affamés, habilités à trouver tout ce qu’une cible aurait pu faire dans sa vie, il est probable qu’ils trouveront quelque chose. Flynn aurait probablement eu gain de cause au tribunal, mais Mueller se spécialise aussi dans la «ruine». Il aurait menacé d’inculper son fils et sa femme.
Mueller a un budget illimité (40 millions de dollars dépensés jusqu’à présent) ; Flynn n’avait que ses économies. Il en va de même pour Papadopoulos et Corsi.

C’est ainsi que Mueller a suivi sa vocation, faisant incarcérer des gens pour des délits mineurs, afin de faire progresser sa carrière. Apparemment, c’est le fait de détruire la vie de gens en les accusant de crimes de procédure quand on ne peut pas les accuser de crimes réels qui fait qu’on est respecté à Washington – car il ne faut pas oublier que lorsque Rod Rosenstein a nommé Mueller (par coïncidence, le meilleur ami du directeur du FBI James Comey, récemment renvoyé), on n’a entendu parler que de respect pour Mueller et pour son « intégrité sans failles ».

Par contre, Michael Cohen, l’ancien avocat de Trump, a vraiment menti.

Il a déclaré à deux reprises au Congrès que les négociations pour la construction d’une Trump Tower à Moscou avaient pris fin en janvier 2016, alors qu’elles se sont réellement terminées en juin 2016. Il n’y a rien d’illégal à négocier pour construire un bâtiment à Moscou. Cohen a menti parce qu’il pensait qu’il vaudrait mieux politiquement que les pourparlers aient pris fin avant que Trump n’obtienne la nomination. Il est illégal de mentir au Congrès.

Toutefois, il convient de noter que John Brennan, James Clapper, Eric Holder, Hillary Clinton, James Comey et de nombreux autres membres de l’Administration Obama ont également menti au Congrès et n’ont pas été inculpés par Mueller.

Bien entendu, c’est parce qu’il a pour mission de poursuivre seulement des Républicains. Tout le processus qui a abouti à la nomination de M. Mueller a été mis en place par des membres de l’Administration Obama et probablement approuvé personnellement par l’ancien président.

Oui, c’est bien à Obama qu’il faut dire «merci».

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Les grands succès de Mueller

1. Whitey Bulger

Comme l’a dit Alan Dershowitz : « [Mueller] est le gars qui a maintenu quatre innocents en prison pendant de nombreuses années afin de protéger la couverture de Whitey Bulger en tant qu’informateur du FBI ». Plusieurs d’entre nous à Boston n’avons pas une haute estime pour Mueller parce que nous nous souvenons de cette histoire. Le gouvernement a dû débourser des dizaines de millions de dollars parce que Whitey Bulger, un meurtrier de masse notoire, est devenu un informateur du gouvernement contre la mafia.

Il suffit d’ajouter qu’à l’époque, Mueller était le directeur du FBI.

2. Steven J. Hatfill

C’était l’homme que Mueller et son alter ego, James Comey, (rappelez-vous qu’il n’y a peut-être pas souvent des coïncidences dans la vie, mais il y en a beaucoup pour Mueller) ont tenté en vain de blâmer pour des lettres contaminées à l’anthrax envoyées aux autorités publiques en 2001. Les lettres contenant de l’anthrax en poudre ont tué cinq personnes et 17 autres ont du être hospitalisées. En dépit du manque de preuves, M. Mueller a poursuivi Hatfill pendant des années. Hatfill était virologiste aux laboratoires de l’armée à Fort Detrick, dans le Maryland. Lorsque Hatfill a intenté une action en justice contre le gouvernement et a obtenu près de 6 millions de dollars du gouvernement pour l’abus de pouvoir de M. Mueller, ce dernier a déclaré : « Je ne m’excuse pour aucun aspect de l’enquête ». C’est ça, l’intégrité ? Ruiner un homme parce que sa condamnation ferait belle figure sur votre CV et parce que les gauchistes applaudissent ?

3. « Scooter » Libby

« Scooter » Libby, le chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, a été accusé d’avoir révélé l’identité de l’analyste de la CIA Valerie Plame – l’accusation en était une de parjure (drôle de coïncidence !). Oubliez que le monde entier savait qu’elle travaillait pour la CIA et qu’elle n’était pas un agent et donc jamais en danger et que Libby était innocent.

Comme dirait le FBI pour les tueurs en série, la « signature » de Mueller émerge. Tout d’abord, James Comey, l’adjoint de Mueller au FBI (encore une coïncidence !) a forcé le procureur général John Ashcroft à se récuser (il est toujours préférable que les cibles soient sans défense). Ensuite, Patrick Fitzgerald a été nommé conseiller juridique spécial par Comey, ce qui a permis au FBI, en vertu de la règle des deux sauts (NdT: pouvoir d’enquêter sur toute personne ayant deux niveaux de séparation avec la cible de l’enquête), d’enquêter sur toute personne ayant déjà été en contact avec Libby et, par extension, sur toute personne ayant déjà été en contact avec lui et Ashcroft, c’est-à-dire l’Administration Bush au grand complet.

Il s’avère que Mueller et Comey savaient depuis le début que le secrétaire d’État adjoint Richard Armitage était la source de la fuite. Apparemment, quand votre intégrité est considérée comme irréprochable, vous pouvez faire ce que vous voulez.

Le président Trump a gracié Libby en avril.

4. Ted Stevens

Au cours de la période précédant sa campagne de réélection de 2008, le Sénateur Ted Stevens, de l’Alaska, a fait l’objet d’une enquête du FBI menée par le directeur Mueller qui se basait sur des allégations selon lesquelles il aurait fait de fausses déclarations au sujet de l’argent dépensé pour des rénovations à sa maison. Moins de 100 jours avant les élections de 2008, le ministère de la Justice a inculpé Stevens, lequel a perdu l’élection par moins de 2% du vote.

Le juge Emmet G. Sullivan (par coïncidence, également juge chargé de la détermination de la peine du général Flynn) a conclu que le procureur « avait systématiquement dissimulé des preuves à décharge importantes, qui auraient corroboré la défense du Sénateur Stevens et son témoignage, et qui auraient sérieusement nui au témoignage et à la crédibilité du témoin principal du gouvernement ».

Le juge Sullivan a également dit : « En près de 25 ans sur le banc, je n’avais jamais vu une aussi mauvaise gestion et une telle inconduite que dans cette affaire. »

Mark Begich, qui est devenu sénateur de l’Alaska après avoir battu Stevens en 2008, a fourni le 60e vote en faveur de l’Obamacare qui a permis de bloquer toute tentative d’obstruction.

L’un des procureurs dans cette affaire s’est suicidé et un agent du FBI qui avait dénoncé cette injustice a été viré, tandis que l’agent responsable des fausses accusations a été promu.

Stevens est mort plus tard dans un accident d’avion, il était un homme ruiné.

Mais c’est ce que fait Mueller, il est prêt à détruire une personne si ça peut servir sa carrière.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

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