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Publié par Gaia - Dreuz le 11 décembre 2018

Le candidat Macron méprisait le débat sur « l’identité figée, rabougrie ». Il l’a remis en selle lundi, prenant le risque de réveiller la xénophobie ambiante.

Ces deux courtes phrases sont passées presque inaperçues. Dans son allocution de 13 minutes, lundi 10 décembre, cachées au milieu de ses promesses pour requinquer le pouvoir d’achat et revivifier le dialogue démocratique, Emmanuel Macron les a lâchées, comme ça, l’air de rien :

« Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde. Que nous abordions la question de l’immigration. »

Au secours, elle revient ! L’identité. Cette bombe nationale à fragmentation. Cette notion qui rend fou. Pire : Macron l’a couplée avec le thème de l’immigration, histoire d’en renforcer la charge explosive. Il a balancé son cocktail Molotov sans crier gare, à travers la lucarne des télévisions de 23 millions de téléspectateurs.

Jusque-là, pourtant, le président avait eu la sagesse d’éviter de mettre un seul doigt de pied dans cette eau-là. Pour marquer son amour de la France, il se bornait à envoyer des « cartes postales », comme disent les communicants : il posait devant les grands monuments historiques – le Louvre, la Madeleine, le Panthéon… – , il vantait le « récit national » ou il s’essayait, certes maladroitement, à une itinérance mémorielle sur les territoires meurtris de 14-18. Sa marque de fabrique, c’était plutôt le message universaliste de la France, la construction de l’Europe, l’ouverture au monde.

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Ni glorieux, ni malin

Pourquoi rouvrir le débat rance sur l’identité ? Peut-être parce que Macron, qui a étudié Machiavel, sait que le sujet divise les « gilets jaunes » : ceux de l’extrême droite dénoncent « l’immigrationnisme » du pouvoir et alimentent la machine conspirationniste à propos du Pacte de Marrakech sur les migrations, approuvé lundi sous l’égide de l’ONU ; ceux de l’extrême gauche rêvent d’un monde sans frontières et vomissent les valeurs conservatrices. Planter un coin, a-t-il pu se dire, ne peut pas faire de mal. Mais si c’est son calcul, il est ni très glorieux, ni très malin. Car, comme le souligne SOS Racisme, il prend le risque de pointer de nouveau le doigt vers les boucs émissaires habituels des crises que traverse la France depuis des décennies : les immigrés.

Identité, immigration, islamisme… Jusque-là, Emmanuel Macron s’efforçait d’éviter ces sujets inflammables. Il avait bien senti le danger lorsque la droite lui était tombée dessus, après ce discours d’Alger où il avait évoqué les « crimes contre l’humanité » commis à l’époque coloniale. Le candidat Macron rêvait de transcender, par un discours d’ouverture, en ligne avec les idéaux de la République, le désir de reconnaissance identitaire exprimé par tous ceux qui rêvent de repli. Il méprisait même le mot « identité », qu’il associait à des qualificatifs violents (« figée, rabougrie »). « Le fondement de la culture française, c’est une ouverture sans pareil », disait-il. « Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l’imprévu, l’inconnu ». Et ajoutait :

« Le terme même d’identité ne peut être accolé à celui de ‘culture française’. »

C’était un discours nouveau et rafraîchissant. En retournant vers les eaux troubles de l’identité nationale, le président a effacé, lundi, ce candidat. A l’aube de la campagne des européennes, ce n’est pas de très bon augure.

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Source : Nouvelobs

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