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Publié par Dreuz Info le 14 décembre 2018
Giovanni da Modena, L’enfer,1410, Basilique de San Petronio , Bologne

« Le soleil qui vient de se lever illumine avec éclat la vaste plaine qui s’étend le long d’un fleuve mythique qui a fait la richesse des habitants qui se sont installés, depuis la nuit des temps, le long de ses rives. …Et soudain, le cauchemar était apparu, chevauchant le Bouraq, cette jument céleste. Au loin, les cavaliers de l’Apocalypse galopent à vive allure vers le butin de guerre. Perchés sur des camions, ils sont excités à l’idée de faire le coup de main chez les souchiens, ces impurs mécréants.»[1]

Depuis une vingtaine d’années, les fictions politiques décrivant une République islamique de France ont le vent en poupe.

Le roman de Michel Houellebecq, Soumission[2] a battu tous les records de vente, 200 000 exemplaires vendus en une semaine en Italie, 480 000 exemplaires sortis en France. Cette fiction prémonitoire rejoint celle d’Elena Tchoudinova [3], La Mosquée Notre-Dame de Paris : année 2048*. Dans la France islamisée de cette dernière fiction, les Parisiens non convertis à l’islam sont parqués dans des ghettos, étranglés entre le dénuement et d’incessantes persécutions ; la cathédrale Notre-Dame de Paris y a été rebaptisée mosquée Al-Franconi. L’auteure dépeint des Français convertis « collaborationnistes » aux prénoms musulmans, soumis à la classe dominante constituée des musulmans d’origine arabe. Au premier chapitre, on assiste à la lapidation à mort sous l’Arc de Triomphe d’un viticulteur bordelais censé s’être reconverti dans la fabrication du raisin sec, mais qui en fait détourne une partie de sa production pour fabriquer du vin vendu au marché noir.

Ces scénarios sont passés de surréalistes il y a un siècle à hyper réalistes à l’aube du 21e siècle ; une épée de Damoclès menace la civilisation occidentale. Pourtant cette dernière a toujours repoussé l’islam, éclairée par 1400 ans de confrontations sanglantes. Si depuis quelques décennies seulement ces scénarios cauchemardesques ont le vent en poupe, c’est qu’ils manifestent un basculement dans les paradigmes ; ils trahissent une perversion des idées et révèlent un collaborationnisme actif de certaines instances. En tous cas, ils rejoignent à la perfection les contemporains dans leurs peurs.

Mais qui sont les mentors de ces nouveaux paradigmes qui dédaignent une expérience et une mémoire historique plus que millénaire en nous précipitant de façon asymptotique vers ces scénarios catastrophes ?

Une origine marquée par la dévastation

Dès les origines, le mouvement impérialiste pan arabe est marqué par ses raids et ses exactions barbares. Dans une homélie, Narsaï de Nisibe (399-502) évoque avec amertume une rébellion des fils d’Hagar en 488 contre le trône du roi sassanide Kawad (488-496) ; ces « fils d’Hagar » ont lancé une série de raids en Irak, prenant esclaves et butin. Le théologien les condamne amèrement tout en commentant la légende qui soutient que les peuples d’Arabie seraient descendus d’Abraham et de sa concubine Hagar, par l’intermédiaire de leur fils Ismaël. Ces raids en Irak sont tels que les gens ne cessent de maudire les « fils d’Hagar », les « Ismaélites » regrettant qu’Abraham ait touché Hagar. Les Qadesh assiégèrent la ville. Il les décrit : « plus sauvages que les bêtes, plus destructeurs que tous les peuples du Nord et du Sud ». Une hypothèse des philologues permettrait de lire Quresh – la fameuse tribu de Mahomet au lieu de Qadesh, les lettres d et le r étant indiscernables en syriaque.

En décembre 634, le patriarche de Jérusalem Sophrone (550-638), [4] parle lui, de « l’épée sarrasine sauvage et barbare, emplie de toute la sauvagerie diabolique. Comme jadis celle des Philistins, l’armée des impies Sarrasins a capturé la divine Bethléem et interdit notre passage là-bas. » Thomas le Presbyte, prêtre jacobite du 7e siècle, dans sa Chronique précise : « En l’an 945, indiction 7, le vendredi 4 février (634) à la dixième heure, une bataille opposa les Romains et les Arabes. Les Romains ont fui, le patricien et quelque 4 000 villageois pauvres de Palestine ont été tués là-bas, chrétiens, juifs et samaritains compris. Les Arabes ont ravagé toute la région. » Dans la Doctrina Jacobi, ouvrage chrétien adressé aux juifs rabbiniques, écrit en grec à Carthage, avant 640, on trouve ce commentaire d’Abrahamès, juif converti : « Que peux-tu me dire sur le prophète qui est apparu avec les Sarrazins ? Il répondit en gémissant profondément : Il est faux, car les prophéties ne viennent pas armées de l’épée. »

Bilan géographique et humain

Selon Raymond Ibrahim [5], « c’est un jihad perpétuel qui débute au VIIème siècle, dévastant près des trois-quarts du territoire originel de la chrétienté – comprenant l’Afrique du Nord, l’Égypte, la Grande Syrie et l’Anatolie – ont été engloutis de façon permanente par l’islam. Les nations et territoires européens attaqués et soumis à l’occupation musulmane (parfois pendant des siècles) comprennent: le Portugal, l’Espagne, la France, l’Italie, l’Islande, le Danemark, l’Angleterre, la Sicile, la Suisse, l’Ukraine, la Lituanie, Roumanie, Albanie, Serbie, Arménie, Géorgie, Crète, Chypre, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Biélorussie, Malte et Sardaigne. Pour ne prendre qu’un exemple, Toulon a été pillée, et brûlée, en 1178 et 1197 et toute sa population emmenée en esclavage, cela s’est reproduit en 1119, 1148, 1176. Sans compter le saccage de Toulon suite au siège de Nice de 1543 par les forces franco-ottomanes, pendant l’alliance franco-ottomane sous François Ier. L’hiver 1543-44, la population dut déserter la ville, la cathédrale de Toulon fut transformée en mosquée, des esclaves chrétiens vendus pendant ce temps.

Entre le quinzième et le dix-huitième siècle, environ cinq millions d’Européens ont été enlevés et réduits en esclavage. » Les conquêtes en Inde sont encore pires. [6] Au début du 9e siècle, l’Andalousie était au trois-quarts chrétienne, un siècle plus tard, la proportion était inversée en faveur de la partie islamique. Au Xe siècle, ce sont les conversions à l’islam qui renversent le rapport des forces démographiques au profit des musulmans. Philippe Conrad décrit avec objectivité cette expansion continue et sanglante : « Sous les Almoravides et les Almohades, la domination musulmane, inspirée par un malékisme intransigeant se fait beaucoup plus implacable et les chrétiens disparaissent progressivement du paysage, ce qui est également évident dans le royaume nasride de Grenade, le dernier réduit musulman de la péninsule entre le XIIIe et le XVe siècle. » [7] En Méditerranée c’est l’affrontement continu entre le monde arabo-musulman et le monde chrétien. En 1453, la prise de Constantinople par les Turcs ferme les routes du commerce européen vers l’Asie et pousse les nations de marins vers l’Atlantique, en direction de l’Afrique et du Nouveau Monde.

Une expansion fondée sur l’esclavage

L’empire abbasside, alimenté par d’importants butins de guerre et impulsé par l’avènement d’une riche bourgeoisie urbaine repose uniquement sur l’esclavage. L’esclavage [8] le moteur de l’expansion territoriale devient rapidement l’un des piliers de cette économie impériale. Les esclaves comprennent que leur affranchissement passe par la conversion à l’islam, leur nombre va diminuer et il faut alors renflouer le vivier de cette main-d’œuvre. C’est ce mécanisme esclavagiste qui a fait avancer la ligne du dar el-islam, le « territoire de l’islam ». Les Mille et Une Nuits, recueil de contes arabes censés se passer durant le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne, décrivent les harems du calife de Bagdad. Ces derniers sont remplis de belles esclaves arrachées au Caucase jusqu’au XXème siècle concurrencé par les beautés d’Éthiopie. Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves – et d’enfants razziés janissaires – en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont en général maltraités et castrés (1/5e seulement de ces millions survécurent à leur mutilation). On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIème et le XVIIIème siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV, souvent raflés par les pirates. Selon des spécialistes ce sont environ douze à dix-huit millions d’Africains qui furent victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIème au XXème siècle. La récolte des enfants razziés va cependant se retourner contre les Turcs puisque le jeune Skanderberg, fils de Seigneur albanais élevé à la cour ottomane va contrer l’avancée des Turcs et repousser Mehmet II.

Haine de la civilisation

Très tôt cette saignée humaine a été escortée par des destructions massives des patrimoines culturels. Ces dernières furent aussitôt déplorées par le côté perse ; le général sassanide Hormizdan [9] dont toutes les troupes avaient été massacrées se lamente sur la destruction du trésor de Mar Daniel qui comprenait la momie de Daniel, préservée depuis l’époque de Darius et Cyrus. La bibliothèque de Ctésiphon, patrimoine culturel parthe brûla durant sept semaines. Celles d’Alexandrie, de Ray, d’Al Hakam II (400 000 ouvrages), de Nalanda (plusieurs centaines de milliers) et de Mossoul (un million d’ouvrages) furent saccagées par divers souverains islamiques : Umar ibn Kâttab (584-644) pour Ctésiphon, Al Mansur (938-1002) pour Al Hakam II [10], le Général Khalji (1193) et Mahmoud Ghazni (971-1030) pour Nalanda, Daech (2014) pour Mossoul. Les blocs de bronze du colosse de Rhodes détruit en 226 avant JC par un séisme – mais toujours sur place 800 ans après – furent liquidés en 654 par les Arabes qui, lors de leur invasion de l’île, vendirent les blocs à un marchand syrien. Le métal fut transporté sur le dos de 900 chameaux. Le bâtiment originel du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, fut entièrement détruit en 1009, comme le monastère de Sainte-Catherine au Sinaï saccagé et incendié sur ordre du calife Al-Hakim bi-Amr Allah (985-1021) [11], événements exceptionnels qui ont marqué le début des croisades en 1095. Malgré toute la dureté de la réalité des conquêtes arabo-musulmanes, en France et en Europe l’histoire ne cesse d’être réécrite par des pseudo-historiens falsificateurs et de mauvaise foi qui gagnent une audience même chez les catholiques, comme le cas de Youssef Hindi qui nie ce constat. [12]

Entre amnésie et nouveaux paradigmes criminogènes

Comment l’Occident a-t-il pu oublier 1400 ans d’histoire ? Les récents épisodes chaotiques et sanglants vécus en Occident peinent à lui rafraîchir la mémoire. Pourquoi l’Occident a-t-il décidé de gommer 1400 ans de jihad incessant et de conflits gravissimes de la part de l’islam pour réécrire sa propre histoire ? Accablé par un syndrome morbide de repentance, il cherche ainsi à s’adapter à de nouveaux paradigmes postmodernes de la dhimmitude consentie : celui de la paix à tout prix, ceux d’un « vivre ensemble » et d’un multiculturalisme qui n’ont jamais existé dans tous les pays devenus musulmans. L’invention du mythe d’Al-Andalus, société idyllique fantasmée, fruit de l’islam flatte ce paradigme des bienfaits du pluralisme religieux et des sciences arabes, pourtant autre mythe menteur. Cette reconstruction d’un passé utopique est le symptôme le plus inquiétant de cette idéologie de l’esclavage de la pensée soumise à un idéal d’innocence. L’idéologie d’un Hans Küng sur la paix a envahi toutes les sphères même les plus hautes. Le paradigme encore plus fumeux de Massignon [13] sur un Coran inspiré et d’une révélation divine spécifique aux Arabes fait toujours des dégâts. Les élucubrations mystiques de Massignon seront dénoncées par certains, comme Claudel, qui voyait dans le texte de Massignon de 1929 « Prière pour Sodome », « un prodigieux amas de foutaises ». L’islamologue Marie-Thérèse Urvoy critique sévèrement L. Massignon qui a séduit par ses « tournures alambiquées, sa syntaxe amphigourique et ses néologismes » et ses points d’application de l’islam qui sont al-Hallaj, Fatima, Salman Pak et les Sept Dormants sont mineurs. » [14]

Aujourd’hui, au lycée ou à l’université, à Hollywood ou dans les médias, les paramètres sont inversés, le discours historique prédominant proclame sans rire que les musulmans sont les victimes historiques des chrétiens occidentaux, bourreaux illuminés. Ainsi, par exemple, le film Kingdom of Heaven n’hésite pas à caricaturer les Templiers sans foi ni loi et se complaît à montrer un Saladin débordant de magnanimité et de tolérance, pourtant perfide, il fut d’une impitoyable cruauté. Les religieux chrétiens sont dépeints sous un aspect très sombre alors que les musulmans sont présentés sous un éclairage positif. Gilles-William Goldnadel [15] évoque une névrose, conséquente d’une idéologie autodestructrice, celle du « pseudo antinazisme devenu fou ». Suite au traumatisme de la Shoah, la mémoire collective aurait honte d’être de « race » blanche et attribuerait la position du Christ sur la Croix à diverses victimes, les juifs de l’holocauste puis tout représentant d’une minorité. L’appel au jihad lancé depuis les jardins du Vatican par un cheikh musulman invité par le pape François et ce, durant des prières interreligieuses pour la paix, prouvent à la fois le délire de ces paradigmes et l’amertume de la gloire passée pour l’inconscient islamique.[16] Les chrétiens islamophiles positionnent les Palestiniens en figure substituée du Juif persécuté, qui a pour fin d’effacer les fautes commises par le nazisme – les Juifs sionistes seraient les nouveaux nazis.

L’endoctrinement des esprits des lycéens

Dans les manuels scolaires imposés aux collégiens et lycéens, le traitement de l’islam est apologétique. Dans le Nathan, actuellement utilisé comme référence, on peut lire des inversions de paradigmes inacceptables : « les croisades ont entravé des échanges fructueux entre chrétiens d’Occident, Byzantins et musulmans. Pire, en réveillant l’esprit du jihad chez les musulmans, elles ont excité l’hostilité d’un certain islam intégriste à l’égard de l’Occident, l’idée de croisade est pour la papauté un moyen de dicter sa loi aux rois et aux nobles et de détourner les plus turbulents vers une guerre juste contre les infidèles », « sans ces contacts et ces ouvertures, l’Occident n’aurait jamais pu s’élancer dans la grande aventure de la science et de la philosophie. » Ce manuel exalte les prouesses scientifiques des Arabes. « Averroès est le philosophe arabe qui symbolise l’influence de la science musulmane dans le monde médiéval et il est le vulgarisateur d’Aristote ». [17]

A toutes ces inepties dûment enseignées on se référera pour contrer la première assertion à notre article puisque le jihad [18] est un commandement coranique qui ne répond qu’à Allah et au professeur Jacques Heers pour les autres. Il rappelle que si l’appel à la Croisade d’Urbain II eut lieu à Clermont c’est que les Empereurs allemands et les souverains d’Italie étaient sous l’obédience de l’antipape ; le roi de France quant à lui, excommunié n’a jamais permis à Urbain II de prêcher. Le Pape Urbain II n’a jamais dicté « sa loi aux rois ». Ce professeur à la Sorbonne nie catégoriquement le caractère de conquêtes militaires de ces pèlerinages. « Ce n’est pas une armée, c’est une foule de pauvres gens encadrés par une minorité de guerriers ». « Ils n’allaient pas combattre l’islam car ils n’avaient aucune idée de ce qu’est l’islam et ne savaient pas que les Turcs étaient musulmans ». « Ce n’est aucunement une conquête puisque ces territoires étaient le berceau du christianisme mais une sécurisation du Saint-Sépulcre » (qui, rappelons-le, avait été entièrement détruit par le fanatisme islamique).

Le manuel Hachette dit : « L’occident à l’initiative du pape organise des pèlerinages armés en vue de reconquérir les territoires perdus par la chrétienté. » Le pape ne parle à aucun moment de reconquête ni de conquête dans son appel – appel dont on ne possède aucun original – mais évoque les pèlerins passés au fil de l’épée. En outre, l’affirmation du manuel Hachette est invalidée par le schisme d’Orient, les territoires notamment Antioche étaient peu de temps avant sous la juridiction byzantine – jusqu’en 1084. On relèvera le caractère particulièrement abject de vouloir innocenter le jihad et médire sur ces pèlerins chrétiens qui quittaient tout sans arme, non pas en quête de terres à conquérir mais bien du salut spirituel.

Enfin concernant le mythe de la philosophie islamique sauveur d’Aristote, Sylvain Gouguenheim [19] précise qu’au Moyen Âge, les travaux d’Aristote étaient parfaitement connus en Europe par le biais d’une série de traductions directes du grec au latin effectuée par Jacques de Venise au Mont-Saint-Michel et dans la France du Nord. Elie de Nisibe (975-1046), docteur syriaque, est tout pétri de philosophie aristotélicienne, met en lumière cette distinction entre le kalam (discours philosophique) islamique orienté uniquement vers la justification religieuse de la charia et le kalam chrétien basé sur la logique et le syllogisme.

En conclusion, si l’on veut que ces fictions concernant la République islamique ne deviennent pas réalité, balayons ces chimères nauséabondes et récusons sans cesse ces arguties d’intellectuels dégénérés par des arguments clairs et percutants. Hélios d’Alexandrie résume [20] : « l’idéologie prédatrice [de l’islam] s’est figée dans le temps. Elle n’avait rien d’autre que la prédation à offrir à ses adeptes [les musulmans]. Vaincus et à court de proies, ces derniers se sont trouvés fort démunis face à leur ennemi séculaire, jusqu’au jour où un flot incessant d’argent [celui du pétrole] a ravivé leur instinct de prédateurs et leur a ouvert la porte de leur ennemi. »

Les chantres et les « prophètes » de l’idéologie prédatrice, qu’ils soient Nathan, Massignon, Hans Küng, Hindi, Soral et bien d’autres faussaires de l’histoire en France et en Europe occidentale doivent être débusqués et dénoncés.

L’Église enfin, doit cesser de substituer la victime éternelle qu’est le Christ à des groupes qui se complaisent dans ce rôle, toute dialectique accusatoire du – « peuple juif déicide », – fausse par nature et toujours manipulée puis déformée, doit être évacuée. La repentance de la mémoire collective sur la croisade de 1099 – qui fut une réponse ponctuelle et circonstanciée à d’incessantes agressions meurtrières des Turcs Seldjoukides contre les pèlerins (de 1071 à 1098) – doit être balayée au profit d’analyses historiques rigoureuses et honnêtes qui met en échec cette entreprise de sape de la part de l’islam et de ses sbires.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Leila Qadr pour Dreuz.info.

Notes :

[1] Extrait d’une fiction d’Hamdane Ammar.

[2] Michel Houellebecq, Soumission*, Editions Flammarion, 2015.

[3] Elena Tchoudinova, La Mosquée Notre-Dame de Paris : année 2048*. Editions Tatamis, 2005.

[4] Sophrone, Sermon 507. Noël.

[5] Raymond Ibrahim, Sword and Scimitar : Fourteen Centuries of War between Islam and the West, Judith Rosen Friedman, 2018.

[6] Jean-Patrick Grumberg, Dreuz Info, 12 mars 2013, Hindi Kouch: le génocide de 80 millions d’indiens par l’islam n’est pas un mythe.

[7] Philippe Conrad. La Nouvelle Revue d’Histoire, hors-série n° 12, 2016 ; voir Breizh-info.com, 11 juin 2016 : « Être minoritaires en terre d’islam, d’al-Andalus aux chrétiens d’Orient. Soumission ou résistance ? ».

[8] Jean-Paul Saint-Marc, 28 Avr 2014, Quand est-ce que les musulmans demanderont pardon pour les 20 millions d’esclaves dont ils sont responsables ? .

[9] Chronique Khuzistan, 31.

[10] Joachim Véliocas, 13 avril 2015, Quand les ulémas de Cordoue appuyèrent la destruction des livres philosophiques et scientifiques « interdits par la religion ».

[11] Le fanatique calife fâtimide d’Égypte, al-Hakim, a par ailleurs donné l’ordre explicite de détruire les églises de Palestine, d’Égypte et de Syrie.

[12] YouTube, 20 nov. 2017 : Débat entre Youssef Hindi et Alain Pascal sur les origines de l’Islam. Y. Hindi est interviewé sur son livre Occident et Islam : Sources et genèse messianiques du sionisme, et aborde le projet du Grand Israël et la géopolitique du sionisme. Débat opposant les thèses défendues par A. Pascal, notamment sur origines supposées kabbalistiques de l’Islam.

[13] Louis Massignon, Situation actuelle de l’islam, préface à la troisième édition de l’Annuaire du Monde Musulman, OM, I, p. 36-52, 1929.

[14] Marie-Thérèse et Dominique Urvoy. La mésentente*. Cerf. p. 162, 2014.

[15] Jean-Patrick Grumberg, Dreuz Info, le 28 novembre 2018, Goldnadel, interview exclusive pour la sortie de « Névroses médiatiques » : « je suis le poil à gratter des médias ».

[16] YouTube, 10 juin 2016 : Marie-Thérèse Urvoy sur le dialogue « Islam – Chrétienté » / Radio Courtoisie 2016.

[17] Histoire 2de, Les fondements du monde contemporain. Nathan p. 72, 2006.

[18] Leila Qadr, Dreuz Info, le 24 novembre 2018, Les mots des irénistes, cheval de Troie du jihâd.

[19] Sylvain Gougenheim, Aristote au mont Saint-Michel : Les racines grecques de l’Europe chrétienne*. Editions du Seuil, collection « Univers Historique », 2005.

[20] Dans : Les mots des irénistes, cheval de Troie du jihâd.

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