Quantcast
FLASH
[23/03/2019] Violences contre les #Giletsjaunes: Une femme gravement blessée à Nice après une charge. Tombée au sol, sa tête a percuté un plot. France 3 PACA publie une vidéo de la scène  |  Somalie : des immeubles gouvernementaux de Mogadishu frappés par une série d’attaques d’al Shabaab à la voiture piégée  |  [21/03/2019] En réponse aux explosifs déclenchés par le Hamas à la frontière, Tsahal a détruit des postes de contrôle du Hamas  |  Golan : réponse de Netanyahou à Trump : « vous venez d’écrire l’Histoire »  |  Trump à l’instant : « Après 52 ans, il est temps que les États-Unis reconnaissent pleinement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui revêt une importance stratégique et sécuritaire cruciale pour l’État d’Israël et la stabilité régionale ! »  |  [20/03/2019] #CNN n’a pas annoncé à ses téléspectateurs que l’étudiant catholique injustement accusé par la chaîne les poursuit en justice à hauteur de 275 millions  |  Attentat terroriste à Milan : 1 migrant a détourné un bus scolaire avec 51 enfants et a mis le feu au bus. La police a rapidement secouru tous les enfants  |  AFP : Mahan Air Iran annule les vols pour Paris à partir du 1er avril. Le Trésor américain a sanctionné la compagnie aérienne en 2011  |  Nice : 2 frères, suspectés d’avoir poignardé 1 homme puis d’avoir tenté de l’écraser alors qu’il était secouru par des sapeurs-pompiers, sont en garde à vue  |  #Acte19 vers la grosse castagne ? Militaires de Sentinelle mobilisés. Macron : « Nous ne pouvons pas laisser une infime minorité violente abîmer notre pays et détériorer l’image de la France à l’étranger. Les prochains jours seront donc décisifs»  |  La police néo-zélandaise a arrêté le tireur de Christchurch alors qu’il était en route pour une 3e attaque  |  « Vous savez que la fête juive de Pourim a commencé quand vous voyez des girafes dans les synagogues »  |  #Israël : 3 colons arabes #palestiniens coupables de crimes terroristes ont été éliminés durant la nuit dans la province juive de Judée, illégalement occupée par les Palestiniens  |  [19/03/2019] Le parlement de Nouvelle-Zélande a ouvert sa session d’hier avec un texte de la sourate al-Baqarah, en arabe et en anglais – pourquoi il n’y a jamais ça pour les chrétiens massacrés par les islamistes ?  |  Bisounours : à Bordeaux, un homme avec un brassard « jihad » a attaqué un policier dans un commissariat  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaia - Dreuz le 21 décembre 2018

Il faut prendre l’écologisme au sérieux car cette idéologie porte des revendications totalitaires et humanicides plus radicales que n’importe laquelle de ses devancières.

Fascinante fécondité de l’esprit humain qui, au fil des siècles, ne cesse d’engendrer des théories et de nouvelles idéologies, plus fantaisistes les unes que les autres.

Fantaisistes, et souvent dangereuses ; l’histoire du XXe siècle d’abondance en témoigne. On l’oublie, mais le marxisme s’offrait à l’origine comme une théorie scientifique ; Marx prétendait décrire le fonctionnement de l’histoire et prédire —non préconiser — la révolution, la dictature du prolétariat puis l’avènement de la société sans classe, et finalement sans État.

Le marxisme en tant que science, cent fois réfuté depuis les travaux du socialiste critique Eduard Bernstein, mille fois réfuté par les faits, n’est plus revendiqué comme tel que par de petites sectes très locales.

La grande idéologie de notre temps est l’écologisme (au sens de l’écologie politique). Oh, rien de bien neuf. Le national-socialisme, également étayé de prétentions scientifiques, se revendiquait de sa proximité avec la nature ; ainsi la « brute aryenne » était-elle réputée plus « naturelle » et plus « saine » que sa nemesis, le marchand, le bourgeois, le Juif. Cette pseudo-science de pacotille fut rapidement balayée par le vent de l’Histoire, grand désinfectant de la raison.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

L’écologie antihumaniste 

Dans sa version contemporaine, l’écologisme naît d’une improbable matrice théorique, dans laquelle se mêlent l’hostilité à la technique (Jünger, Heidegger, Habermas), le malthusianisme (Thomas Malthus, auteur anti-humaniste à la charnière des XVIII et XIXe siècles) et ce que l’on appelle la deep ecology, ou écologie profonde (Hans Jonas, Paul Ehrlich), soit la conviction que l’homme est non seulement un danger pour l’homme, mais qu’il s’inscrit dans une relation foncièrement antagoniste avec la nature.

L’écologie contemporaine est un antihumanisme au sens strict. Au mieux, l’homme est perçu comme un danger et une nuisance à contenir ; au pire, comme un virus proliférant qu’il convient d’éradiquer. Ainsi l’écologisme rompt-il de façon radicale avec la tradition judéo-chrétienne, qui fait de l’homme le siège du sens et de la morale. La Torah — le Pentateuque de l’Ancien Testament — enjoignait les hommes à cesser de vénérer des arbres, tels des païens, pour comprendre qu’il n’y a de raison et de sens qu’en l’homme et dans la transcendance. Dès les années 60, s’imposait dans les cercles écologistes américains l’idée que nous ne sortirons de la « crise écologique » qu’en renonçant au postulat judéo-chrétien de la maîtrise de la nature par l’homme (Samuele Furfari retrace la généalogie de cette polémique dans son remarquable ouvrage Dieu, l’homme et la nature.)

Inutile de multiplier les considérations théoriques. Car notre thèse se laisse démontrer, très simplement, par les revendications des écologistes contemporains. Prenons-en deux exemples.

Le problème, c’est l’homme

Lors d’une conférence donnée en septembre 2018, l’astrophysicien Aurélien Barrau, membre du comité de direction du Centre de physique théorique de Grenoble-Alpes et du laboratoire d’excellence ENIGMASS, responsable du master de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble, membre du Comité national de la recherche scientifique (CNRS), expliquait que l’homme est une nuisance pour la nature, et que nos comportements destructeurs (pour la « macrofaune ») sont malheureusement inhérents, non seulement à ce que nous faisons, mais à ce que nous sommes.

Le problème est ontologique, selon M. Barrau. L’homme, explique notre physicien, est une créature faible, incapable de raisonner à « l’échelle collective », en somme un être maladif.

Il faut, par conséquent, des mesures politiques concrètes, coercitives, impopulaires, s’opposant à nos libertés individuelles. On ne peut plus faire autrement.

Terrible sentence ! Un régime qui supprime les libertés individuelles — se déplacer, se chauffer, se vêtir, entreprendre, circuler, créer, fonder une famille — n’est pas seulement « autoritaire ». Un tel régime est totalitaire au sens strict, visant à régenter la vie — la survie — des hommes jusque dans le moindre détail de leurs faits et gestes.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Renoncer à la démocratie pour le bien de la planète

Dans une interview à Libération datée du 29 juillet 2018, le climatologue François-Marie Bréon du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (IPSL), auteur au GIEC (organisme politique de l’ONU sur le climat) explique que nous devons impérativement renoncer au chauffage, au tourisme, fermer purement et simplement des pans entiers de nos économies, et finalement renoncer aux libertés individuelles et à la démocratie, toutes réalités incompatibles avec la lutte contre les émissions de CO2.

Encore ces mesures seront-elles insuffisantes, précise ce distingué climatologue. Car la seule mesure apte à préserver l’environnement serait de diviser l’humanité par dix. M. Bréon reste en défaut de préciser comment nous débarrasser des neuf dixièmes de l’humanité. C’est ce que je nomme la tentation humanicide de l’écologisme, parfaitement cohérente avec ses fondations théoriques.

Il faut prendre l’écologisme au sérieux. Non comme science, car l’écologie politique n’est pas plus scientifique que ne l’étaient le marxisme ou le national-socialisme.

Il faut prendre l’écologisme au sérieux car cette idéologie porte des revendications totalitaires et humanicides plus radicales que n’importe laquelle de ses devancières.

Source : Contrepoints

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz
%d blogueurs aiment cette page :