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Publié par Guy Millière le 3 janvier 2019

Je n’attendais strictement rien des voeux qu’Emmanuel Macron devait prononcer le 31 décembre au soir. Je sais ce qu’est le personnage.

J’avais écrit avant qu’il soit élu qu’il allait être un Président cataclysmique. J’avais incité à l’abstention. J’aurais souhaité une abstention plus massive encore pour que la légitimité de celui qui allait être inéluctablement élu face à Marine Le Pen apparaisse comme très faible. On m’a répondu que je faisais le jeu de Marine Le Pen, ce qui m’a donné la preuve que la propagande médiatique produit encore des effets assez nets. Je n’ai pas rétorqué que, tant qu’à faire, l’élection de Marine Le Pen ne m’aurait pas dérangée car cela aurait permis de briser un jeu truqué car cela aurait fait scandale chez ceux qui me lisent, mais j’en ai eu la tentation : pas du tout par adhésion au programme de Marine Le Pen, je le précise, mais pour briser un jeu truqué.

Je n’attendais rien, donc, des vœux d’Emmanuel Macron. Je me disais néanmoins qu’avec un minimum d’intelligence, il se montrerait peut-être un peu humble, tout en pensant que l’humilité lui est totalement étrangère.

Je me disais aussi que des conseillers habiles pourraient l’avoir incité à montrer un peu de compassion feinte, même si je suis persuadé qu’il est incapable de compassion.

Mais non. Il a été semblable à lui-même. Il n’a pas tenté de faire preuve d’une semblance d’humilité. Il n’a pas montré même un simulacre de compassion.

Les rares phrases dans le texte (qu’il a lu sur un prompteur) susceptibles d’aller dans le sens de l’humilité et de la compassion sentaient la facticité et avaient le style propre aux porte-cotons qui ont écrit le tout.

Le fond du propos était clair : il a raison. Il a choisi la bonne trajectoire. Il est le meilleur. Il va dans une excellente direction. Il est d’une lucidité absolue. Il va continuer, voire accélérer.

Il a noté une “colère”, mais en ajoutant qu’elle “vient de loin”, ce qui a été pour lui une façon de dire qu’il n’en est pas responsable, et il l’a attribuée, entre autres, à une incompréhension de la mondialisation de la part de ceux qui sont en colère. Autrement dit, ils sont bêtes et il va falloir leur expliquer.

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Il n’a pas cité un seul des griefs des gilets jaunes et a fait comme si les gilets jaunes n’existaient pas (il n’a pas une seule fois dit les mots : “gilets jaunes”). Il a amalgamé les manifestants avec les pilleurs venus des banlieues pour parler de désordre et a dit que l’ordre serait rétabli sans complaisance, oubliant de dire, bien sûr, que la police a été violente avec les manifestants, mais laxiste envers les pilleurs par peur d’émeutes ethniques venues des banlieues islamiques (des dizaines de boutiques et de restaurants ont été saccagés et dévalisés, des centaines de voitures ont été brûlées). Il a montré ce qu’était son absence de complaisance : pendant que les pilleurs pillaient, des manifestants qui exerçaient pacifiquement leur droit de manifester ont été rudement frappés, des attaques aux flashballs à courte distance et aux grenades explosives que la police française est la seule dans le monde occidental à utiliser ont eu lieu, et il y a des mutilés parmi les victimes, et les blindés de la gendarmerie étaient apparemment équipés de gaz délétère pour le système nerveux, dont un seul jet était à même de “neutraliser” toute personne sur une surface égale à celle d’un terrain de football.

Macron a noté que les migrations suscitaient de “l’inquiétude”, mais balayé l’inquiétude en disant qu’elle venait de vils “démagogues”. Il a aussi montré son mépris envers ses opposants : des membres de partis extrémistes, des “porte-voix de foules haineuses”, a-t-il dit. En somme, pour s’opposer à lui, il faut être extrémiste ou haineux, à moins qu’on ne soit démagogue. Et il n’a vu dans les rues et sur les ronds-points, c’est clair, que des “foules haineuses”. Aucun Président français n’avait avant lui parlé ainsi de Français porteurs de revendications.

Il a indiqué ses priorités, et souligné “l’extrême importance” de la lutte contre le “réchauffement climatique” au nom de laquelle il avait décidé les augmentations de taxes qui ont mis le feu aux poudres il y a deux mois. Inutile de lui dire qu’il n’y a pas de réchauffement climatique. Il est comme Staline au temps de Lyssenko, et il a ses propres Lyssenko. Et s’il n’avait pas le prétexte du “réchauffement climatique”, comment justifierait-il la prolifération des taxes et des réglementations qui caractérisent sa présidence ? Il a donc dit que la lutte contre le “réchauffement climatique” est plus nécessaire que jamais, ce qui veut dire : de nouvelles taxes et de nouvelles réglementations, plus écrasantes encore, vont venir.

Pour bien montrer ce qu’il est, il a fustigé le capitalisme “ultralibéral” qui, a-t-il dit, “va vers sa fin”, et il a souligné avec une fierté visible que l’Etat dépense chaque année plus de la moitié du Produit intérieur brut pour la “sphère publique”. Ceux qui espéraient une baisse des dépenses de l’Etat et une nette baisse des impôts savent à quoi s’en tenir. Qui dira encore que c’est un “libéral” ?

Il a écarté toute perspective d’élections anticipées ou de changement de gouvernement et a nié que les plus de quatre-vingt pour cent des Français qui ont approuvé le mouvement de ces dernières semaines soient le peuple : ces gens n’étaient et ne sont pour lui qu’un ramassis crasseux de gens hostiles “aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels”. Ils n’étaient et ne sont pour lui que “la négation de la France” : la France étant apparemment à ses yeux entièrement incarnée par lui, Macron. Et il a identifié son attitude à “l’état de droit” ! Il fallait oser. Face à des vagues de contestation, certains de ses prédécesseurs, dont le Général de Gaulle, ont choisi de redonner la parole au peuple, mais dès lors que pour lui, Macron, le peuple n’est qu’un ramassis crasseux, il pense avoir toute latitude pour traiter le ramassis crasseux par la trique. Son “état de droit” pue la dictature.

Macron a invoqué la vérité, mais il semble décidé à définir la vérité lui-même comme le font les totalitaires, et il entend “protéger” la France “des fausses informations, des manipulations et des intoxications”. La France sera-t-elle bientôt un pays où, comme dans le 1984 de George Orwell, la vérité c’est le mensonge ? Nous n’en sommes pas loin du tout, et Macron semble entendre aller dans cette direction. Bientôt un parti unique et un organe unique de propagande ? Macron semble en rêver.

Il a invoqué la “dignité”. De la part de quelqu’un qui a abaissé la présidence au niveau de la Gay Pride et des bars à glory holes du Marais, ce serait cocasse si ce n’était répugnant. De la part de quelqu’un qui a dit : “Benalla n’est pas mon amant” et “qu’ils viennent me chercher”, c’est abominablement grotesque.

Il a dit avoir porté la “voix de la France pour la paix” : c’est sans doute, dans son esprit retors et frelaté, ce qu’il a fait en insultant le Président des Etats-Unis le 11 novembre dernier, en classant les Etats-Unis parmi les ennemis possibles d’une hypothétique armée européenne, et en soutenant Mahmoud Abbas et l’Iran des mollahs tout en accusant l’armée israélienne de tirer sur des manifestants “innocents” à Gaza. C’est aussi ce qu’il a fait en traitant Orban et Salvini de lépreux. Quel être sordide !

Il a, pour la forme, évoqué le terrorisme islamique, sans un seul mot pour les victimes de celui-ci, et sans dire ce qu’il entendait faire pour régler le problème lourd posé par la présence de djihadistes en liberté en France, ce qui signifie qu’il ne fera rien. La seule fois où il a parlé d’antisémitisme, c’était pour incriminer les “foules haineuses”, sous le prétexte que des crapules antisémites façon Alain Soral ou Hervé Ryssen avaient revêtu un gilet jaune et crié ici ou là des insanités, mais il n’a pas dit un mot sur l’antisémitisme islamique qui est l’antisémitisme qui agresse et tue des Juifs en France. Quand il s’agit d’islam, Macron n’attend pas qu’on rampe devant lui, c’est lui qui rampe par terre en position de tapis de prière.

Il a parlé du “grand débat” qu’il veut organiser, mais la façon dont il en a parlé a fort bien montré que ce “débat” ne sera qu’un sordide simulacre. Tout est déjà, c’est évident, écrit d’avance et les idiots utiles qui iront débattre seront sans aucun doute jetés à la poubelle après usage. Les thèmes énoncés sonnent creux comme le crane d’un énarque acéphale : “Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se loger, se déplacer, se chauffer ?” ; “Comment rendre notre fiscalité plus juste, plus efficace, plus compétitive et plus lisible ?” ; “Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté” ; “Comment faire évoluer l’organisation de l’État et des services publics pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces ?”. L’expression un peu vulgaire “piège à cons” définit le “ grand débat”.

Macron a, enfin, invoqué l’espoir, et l’a entièrement placé dans la construction européenne, et il a évoqué une “écologie industrielle” et des “solidarités nouvelles”. Cela promet ! Taxes et réglementations, toujours…

La quasi-totalité des journalistes ont trouvé son propos remarquable. L’un d’eux a même écrit que Macron avait “tenu à se montrer à la fois déterminé et à l’écoute de la colère qui gronde”. Puisque ce journaliste cire les chaussures de Macron de manière zélée, on ne doute pas que l’Elysée lui fournit le cirage.

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Les adversaires politiques de Macron ont eu des mots très durs et absolument justifiés.

Marine Le Pen l’a qualifié d’”imposteur” et de “pyromane”. Je dois dire que ces mots sont pertinents.

Être aussi déconnecté de la réalité de la France, mépriser la population à ce point, avoir des accents de dictateur tout en se prétendant “démocrate”, aligner les contre-vérités les plus énormes au nom de la vérité, utiliser le mot “humilité” (qui figure une fois dans le discours!) tout en faisant preuve d’une arrogance sordide et en affichant une fois de plus son mépris pour plus des trois quarts des Français, parler un quart d’heure pour ne rien dire ou pour dire des inepties, cela s’appelle se moquer du monde.

Cracher au visage de gens désespérés en quête de réponses en espérant les inciter à rentrer chez eux, et les traiter comme une plèbe à piétiner et insulter, c’est renforcer la colère de ces gens, et jouer avec le feu. Et c’est moralement abject.

Les prélèvements obligatoires français sont les plus élevés du monde développé. Avoir supprimé une part essentielle de l’impôt sur la fortune tout en écrasant de taxes supplémentaires les gens moins aisés et les pauvres est ignoble : si on veut baisser les impôts, on baisse tous les impôts et toutes les taxes. Je répète : tous les impôts, et toutes les taxes. Et si on veut relancer la croissance, on déréglemente et on n’invoque pas le “réchauffement global” pour rajouter des réglementations aux réglementations.

Les dépenses publiques françaises sont elles-mêmes les plus élevées du monde développé. Et le résultat est une croissance nulle et une paupérisation croissante.

Traiter l’immigration comme si elle était inéluctable et nécessaire et la laisser croître crée dans le pays des zones de non droit, des bidonvilles, de l’insécurité et suscite des flux migratoires aux allures de catastrophe : des gens sans capital humain entrent (nombre d’entre eux avec une mentalité prédatrice), des gens qui ont du capital humain s’enfuient.

L’Europe qui se construit est un édifice constructiviste et anti-démocratique qui conduit l’Europe vers la mort comme je l’explique dans mon livre « Comment meurt une civilisation » (je conseille vivement sa lecture à ceux qui veulent vraiment comprendre). Macron est un agent de mort.

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Plus que jamais, je souhaite que soit brisé un jeu truqué et que soit renversée la table sur laquelle Macron et sa clique écrivent les mots de leur outrecuidante et insupportable fatuité. C’est urgent.

Je n’en veux pas aux Français qui souffrent et qui ne disposent pas de tous les codes et de toutes les clés. Ils n’ont connu que le socialisme et la désinformation. S’ils pouvaient briser le jeu truqué et renverser la table, ce serait tant mieux.

S’ils pouvaient chasser l’imposteur et le pyromane, ce serait très bien.

Si je pouvais former un vœu pour 2019, il serait que l’imposteur pyromane soit chassé. Comme je sais qu’il est attaché à l’Elysée comme une moule à son rocher ou un dictateur à son bunker, s’il pouvait subir une défaite ravageuse aux élections européennes, ce serait déjà très bien, même si cela ferait grimper de plusieurs milliers d’euros les frais de maquillage de la présidence.

Les semaines à venir vont être consternantes et exécrables…

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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