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Publié par Magali Marc le 8 janvier 2019

Lors d’un discours annuel prononcé devant le Corps diplomatique du Saint-Siège et considéré comme son discours de « l’État du Monde », le Pape François a dénoncé la montée du populisme et du nationalisme et a réitéré sa défense des réfugiés et des migrants. On peut y voir une dénonciation oblique du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Thomas D. Williams*, paru le 7 janvier, sur le site de Breitbart.com.

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Le Pape prévient que le populisme « va affaiblir le système multilatéral ».

Le Pape François a comparé l’émergence des mouvements populistes et nationalistes à l’époque de l’Allemagne nazie lors d’un discours qu’il a prononcé devant un groupe de diplomates accrédités auprès du Saint-Siège, lundi (7 janvier).

L’année à venir marquera le 100e anniversaire de la création de la Société des Nations, a déclaré le Pape lors de son discours annuel, qui représentait « le début de la diplomatie multilatérale moderne, par laquelle les États tentent de sortir les relations mutuelles de la logique de l’oppression qui conduit à la guerre ».

Les difficultés avec la Société des Nations ont conduit exactement vingt ans après sa naissance à « un conflit nouveau et plus déchirant, celui de la Seconde Guerre mondiale ».

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« La prémisse indispensable du succès de la diplomatie multilatérale est la bonne volonté et la bonne foi des interlocuteurs, la volonté d’une confrontation juste et sincère et la volonté d’accepter les compromis inévitables qui découlent de la confrontation entre les parties ».

« Là où même un seul de ces éléments échoue, c’est la recherche de solutions unilatérales qui prévaut et, en fin de compte, l’écrasement des plus faibles par les plus forts » et malheureusement « nous constatons que les mêmes attitudes minent encore la stabilité des principales organisations internationales ».

Le Pape a poursuivi en affirmant sa conviction que les organisations mondialistes sont la clé du maintien de la paix et de la stabilité internationale.

François considère qu’il est important que « même à l’heure actuelle, la volonté d’une confrontation pacifique et constructive entre les États n’échoue pas même s’il est évident que les relations au sein de la communauté internationale et du système multilatéral dans son ensemble traversent des moments difficiles, avec la résurgence des tendances nationalistes ».

Ces tendances « sapent la vocation des organisations internationales à être un espace de dialogue et de rencontre pour tous les pays », a-t-il insisté.

La montée du populisme, a suggéré le Pape, est due en partie à l’incapacité du système multilatéral à offrir des solutions efficaces aux situations non résolues, et en partie « à l’évolution des politiques nationalistes, de plus en plus souvent déterminée par la recherche d’un consensus immédiat et sectaire, plutôt que par la recherche patiente du bien commun ».

Elle est aussi due en partie à une tentative de la part des organisations multinationales d’« imposer leurs visions et leurs idées, déclenchant de nouvelles formes de colonisation idéologique, souvent irrespectueuses de l’identité, de la dignité et de la sensibilité des peuples ».

« Pendant l’entre-deux-guerres », a-t-il ajouté, « les propensions populistes et nationalistes l’ont emporté sur l’action de la Société des Nations. La réapparition de telles impulsions aujourd’hui affaiblit progressivement le système multilatéral, avec pour conséquence un manque général de confiance, une crise de crédibilité de la politique internationale et une marginalisation progressive des membres les plus vulnérables de la famille des nations. »

Dans son allocution, le pape a regretté de voir la « réapparition de tendances à poursuivre et à privilégier les intérêts nationaux individuels sans recourir aux instruments que le droit international prévoit pour résoudre les différends et assurer le respect de la justice, notamment par le biais des tribunaux internationaux ».

Cette montée du nationalisme est dans certains cas le résultat d’un « malaise accru » ressenti par les citoyens de nombreux pays, qui perçoivent la dynamique qui gouverne la communauté internationale comme « en définitive loin de leurs besoins réels ».

Curieusement, nulle part dans son discours de 5 600 mots, le Pape n’a mentionné le principe de « subsidiarité », le principe central de la pensée sociale catholique qui protège la liberté des individus, des familles et des communautés de l’ingérence de l’État et des organismes internationaux.

L’Église catholique n’a cessé de réaffirmer le principe vital de subsidiarité, qui stipule qu’« une communauté d’un ordre supérieur ne doit pas s’immiscer dans la vie interne d’une communauté d’un ordre inférieur, en privant celle-ci de ses fonctions, mais doit plutôt la soutenir en cas de besoin et aider à coordonner son action avec celle du reste de la société, toujours dans l’intérêt commun ».

Par conséquent, les catholiques croient que les organismes internationaux ne devraient jamais promouvoir une approche globale ou envahissante en ce qui concerne la vie interne des nations, mais qu’ils devraient limiter leurs activités aux domaines de la vie qui ne peuvent être gouvernés de façon pratique et efficace par les nations elles-mêmes.

La souveraineté des nations ne devrait jamais être compromise par des structures juridiques ou politiques internationales trop agressives. Il est important de noter que, selon la pensée catholique, la subsidiarité est une composante fondamentale du bien commun et non un contrepoids à celui-ci, et là où elle n’est pas respectée, le bien commun en souffre.

Bien que la subsidiarité soit fondamentalement un principe limitant l’ingérence d’une société d’un ordre supérieur dans la vie d’une société d’un ordre inférieur, elle favorise le bien commun en défendant les libertés essentielles et l’autonomie de celle-ci.

* Thomas D. Williams est professeur d’éthique, de sciences économiques, de philosophie et de théologie. Il est le Chef du Bureau de Breitbart à Rome.

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Conclusion

On sent que c’est le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui est surtout visé par le Saint-Père. C’est lui qui se fait traiter indirectement de sectaire, voire de xénophobe.

Selon Le Point, pendant que la gauche italienne patauge dans une « éternelle guerre des chefs », c’est « l’Église (qui) apparaît aujourd’hui comme la seule opposition morale à la dérive xénophobe (!) du gouvernement populiste ».

Toujours selon Le Point : «… des prélats proches du pape font preuve de moins de diplomatie. »

« Le pape a raison : quand la peur de perdre des voix est plus forte que l’amour et la solidarité, le monde devient plus barbare», a déclaré l’archevêque Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie.

De son côté, l’évêché de Turin s’est proposé d’accueillir à ses frais les 49 migrants (qui sont bloqués à bord de deux navires d’ONG allemandes, Sea-Watch et Sea Eye, tout près des côtes maltaises) .»

Mais le ministre de l’Intérieur ne se laisse pas intimider pour autant. Matteo Salvini refuse d’ouvrir les ports transalpins.

Le Point le cite : « Tant que serai ministre, pas un migrant ne mettra le pied en Italie. Les bobos de gauche, les chanteurs engagés ou les évêques peuvent protester. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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