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Publié par Gilles William Goldnadel le 9 janvier 2019

Gilles-William Goldnadel revient sur les évènements survenus durant l’acte VIII des Gilets jaunes. S’il dénonce les violences, il y voit les symptômes d’une colère incomprise par le monde journalistique.

Est-il encore possible de tenter de conserver, en ce début d’année, quelque peu de hauteur?

De regarder la crise qui frappe le pays, d’un surplomb aérien? De pouvoir scruter mieux les petits points jaunes vu du ciel avant que de redescendre sur cette terre de France rien moins que ferme?

Oublié depuis longtemps l’impôt sur le carburant. Oubliées la suffisance et l’insuffisance gouvernementales.

Que voit-on de plus haut?

Une insécurité identitaire comme une insécurité économique sans qu’on sache très bien l’ordre dans lequel il faudrait les nommer pour autant qu’il soit nécessaire forcément de les séparer.

Aucune grande promesse n’aura été réalisée. La dette abyssale n’aura pas été diminuée.

Et l’abîme de l’immigration – premier sujet de préoccupation en France comme en Europe nous révèle encore cette semaine un sondage LCI alors que celui qui dirige a déjà renoncé – ne sera pas comblé.

Le malaise périphérique est devenu central. Et la misère blanche peut être colère noire.

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Le beauf que l’on raillait, voilà qu’on le rallie, l’indigène indigent et forcément raciste des quartiers de laideur et des centres sinistres est devenu beauf mode.

Et lui aussi a conquis le droit médiatique au misérabilisme excentrique.

Montons encore un peu pour voir les gens d’en bas: le sentiment de déclassement. Le sentiment de délaissement. Le sentiment de révolte des travailleurs pauvres à l’égard des assistés professionnels qui ne travaillent pas mais qui gagnent autant qu’eux presque. Le refus de la concurrence déloyale étrangère. Le mécontentement du service d’État. Dans les hôpitaux comme dans les tribunaux. Service rendu plus mal par des fonctionnaires toujours plus nombreux mais mieux lotis aussi.

Le sentiment que la taxe que l’on paye ne sert plus qu’à payer les intérêts de la dette ou des prestations sans intérêts.

Le sentiment de n’être plus chez soi, de presque déranger, d’avoir peur quand on bouge, de n’être plus protégé par des policiers attaqués en dedans de frontières impunément violées.

Prenons encore un peu d’altitude. La culture ancestrale de la violence en terre de France, la fascination sans-culotte pour les criminelles extravagances et les démagogues culottés. La certitude éprouvée trop de fois que le crime paie. La détestation du riche. La jalousie collective tenue pour qualité.

Montons encore d’un degré. Et si, moins que la violence culturelle, c’était toujours plus la faiblesse d’État qui se renforçait? Certes la responsabilité première n’incombe à l’ancien Jupiter redescendu plus bas que terre. Mais n’est- ce pas lui, du temps qu’il siégeait sur l’Olympe qui donna la victoire aux violents de la zad au mépris pourtant d’un scrutin populaire?

Et pas seulement la faiblesse étatique. Pas seulement celle des politiciens, rien moins que sûrs de leur légitimité et de la solidarité de leur force publique chaque jour plus démotivée et affaiblie.

De l’ensemble de ce qu’un jour un pauvre d’esprit a appelé l’élite.

L’élite médiatique? Discréditée par une église cathodique universaliste dont les grands prêtres excommunient ex cathedra les hérétiques et les petits clercs sans lettres imposent encore leur catéchisme par un prêchi-prêcha menteur devenu incroyable.

L’élite artistique? Devenue soudain plus avare de discours dès lors que sa fausse générosité pour accueillir virtuellement les malheureux est devenue insupportable réellement.

Tirons davantage sur le manche: Et si la perte générale du prestige particulier des fausses élites désormais en mal d’éloquence et de culture classique ne venait pas aussi de ce que le peuple était devenu en cinquante ans moins ignorant par la grâce de ces médias en disgrâce? Et que ce nivellement l’un par le bas, l’autre par le haut avait gommé la cause de toute autorité?

Pénétrons enfin dans la stratosphère médiatique. Et si le terrible succès des hommes en jaune ne constituait finalement qu’un acte supplémentaire de la déstructuration névrotique du monde médiatisé? On sait sans doute que le présent auteur se voulant en hauteur vient de publier une thèse dans laquelle il avance que les individus isolés mais interconnectés électroniquement en permanence forment désormais une foule médiatique déchaînée.

Et qu’est-ce donc, il vous prie, que cette colère jaunie sinon qu’une ou deux vidéos encolérées mais partagées par des centaines de milliers qui ont congrué précisément cette foule électronique qui elle-même a formé une foule physique difforme et défoulée qui a fait grossir par la même dynamique une foule médiatique devenue dynamite…

Mais redescendons sur terre: gare désormais à l’écrasement brutal.

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Il semblerait que par le truchement sélectif des médias qui choisissent au gré de leurs dilections et préventions tel ou tel gilet à leur goût dans ce faux mouvement informe et polyphone, le jaune ait tendance à rougir et l’économie insoumise l’emporter nettement sur la culture patriotique.

Gare aussi à l’anomie, à cette désaffection nouvelle pour la loi et l’ordre républicains, ultimes remparts contre l’ochlocratie et la barbarie à visage urbain, dont l’honneur de la droite démocratique aura toujours été d’être l’intransigeante gardienne.

Gare enfin à cette schizophrénie étrange qui fête le policier lundi pour le fouetter samedi.

Mais attention, à l’intention de ce qu’on appelle encore, par antiphrase ou dérision, «pouvoir», à ne pas recommencer, en même temps, le tout et le n’importe quoi.

Après avoir fait le faux gentil avec la vraie racaille, contrefaire le faux dur contre la contestation légale.

Le peuple de France n’est pas la foule futile.

Le premier même grognon peut être bon garçon, la seconde finit toujours, pour être trop facile, par être mauvaise fille.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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