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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 janvier 2019

Le candidat au poste de ministre de la Justice des États-Unis Bill Barr, qui doit remplacer Jeff Sessions, lequel a brillé par ses faux pas et sa lâcheté dans le dossier Russie et sa remarquable couardise face à un FBI politisé contre Trump par Obama, répond en ce moment aux questions du Sénat avant son vote de confirmation.

Barr a été interrogé à plusieurs reprises sur des questions antitrust concernant les grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley, lors des audiences de confirmation.

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La nature des questions posées montre que depuis deux ans et l’élection de Trump, de nombreux sénateurs sont [enfin] préoccupés par l’immense pouvoir – et son abus – des géants des réseaux sociaux et du commerce en ligne.

Il semble qu’ils souhaitent maintenant s’informer avant de prendre des décisions législatives, et souhaitent connaître l’analyse et le point de vue du futur numéro un de la justice du pays. La Silicon Valley a plus que jamais raison de s’inquiéter.

Ainsi, il est intéressant de noter que l’ancien procureur général Jeff Sessions ne s’est pas vu poser de questions similaires lors de son audience de confirmation il y a tout juste deux ans. En fait, deux questions sur les lois antitrust et contre les monopoles lui avaient été posées, et aucune ne mentionnait ni Amazon, ni Facebook ou Google.

En réponse aux questions, Barr a déclaré que le département de la Justice, s’il est nommé à sa tête, va enquêter pour comprendre comment les géants de la Silicon Valley sont devenus aussi puissants :

« Je ne pense pas qu’une grande entreprise soit nécessairement mauvaise, mais je pense que beaucoup de gens se demandent comment de tels géants qui existent aujourd’hui dans la Silicon Valley ont pris forme sous le nez des autorités antitrust. »

Il a également affirmé vouloir comprendre « comment la division antitrust [du ministère de la Justice] a fonctionné et quelles sont ses priorités. »

C’est également la question que se posent de plus en plus de membres du Congrès, et c’est pourquoi les patrons de Facebook et Google ont été invités à témoigner devant ses commissions d’enquêtes sur des sujets qui vont du respect de la vie privée à la cybersécurité en passant par l’ingérence électorale et la censure de certains contenus.

Barr a dit que les FAANG* (que vous appelez « GAFA » en France) ont pu gagner leur part de marché et passer du garage de leurs parents à géants mondiaux sans enfreindre la législation antitrust, mais il a ajouté : « Je veux en savoir plus sur cette dynamique ».

Concernant des révélations sur le partage inapproprié de données, l’utilisation abusive de leurs plateformes par des puissances étrangères, des allégations de censure de contenu des conservateurs – ou le manque de surveillance du contenu dans d’autres cas – et beaucoup d’autres sujets encore, le sénateur Josh Hawley (Républicain évidemment, car les Démocrates sont trop heureux de profiter de cette aide immense dans la censure des idées du camp opposé) a déploré que les entreprises de technologie contrôlent le contenu de l’information livrée aux consommateurs à un degré sans précédent.

Le sénateur a rappelé ce que je ne cesse de dénoncer sur Dreuz depuis plusieurs années et dont bien entendu aucun média n’aime parler, et c’est la manipulation des nouvelles du jour sur Facebook et Google.

Hawley a dit qu’il y avait de plus en plus de preuves que les géants de la technologie tiraient profit de leur pouvoir, sinon de leur monopole, pour désavantager les points de vue conservateurs et libertaires, et il a demandé si le département de la Justice avait le pouvoir, en vertu des pouvoirs antitrust ou de protection des consommateurs, de lutter contre ce biais.

Barr lui a répondu qu’il devrait réfléchir longuement avant de dire s’il s’agissait d’une question antitrust, mais il a ajouté que cela pourrait impliquer des questions de transparence ou impliquer d’autres lois :

« J’aimerais prendre en compte certaines de ces questions, j’aimerais avoir l’appui des autorités antitrust dans cet effort, pour m’impliquer davantage dans l’examen de la situation sous l’angle de la concurrence. Je m’intéresse également à la question de la protection de la vie privée et à la question de savoir à qui appartiennent ces données. Ce n’est pas un domaine que j’ai étudié de près ou dans lequel je suis devenu un expert, mais je pense qu’il est important que le ministère s’implique davantage dans ces questions. »

Lorsqu’on lui a demandé spécifiquement s’il y avait un moment où la capacité de Facebook et de Google de manipuler des algorithmes pour potentiellement favoriser des candidats de leur choix nécessiterait une réponse de la justice, c’est un Barr moins sûr de lui qui a répondu qu’il allait y réfléchir aussi.

Ainsi, je dois noter, même s’il s’agit d’un entretien d’embauche, que Barr a refusé de dire s’il envisageait de prendre des mesures d’application de la loi contre Facebook, qui a été accusé d’avoir violé un accord de confidentialité conclu en 2011 avec la Federal Trade Commission.

Conclusion

En gardant un optimisme très prudent du fait des immenses sommes versées par les lobbyistes de la Silicon Valley aux membres du Congrès pour se faire oublier, le fait que Barr ait fait de la protection de la vie privée et de la concurrence des enjeux clés – et que tant de sénateurs lui aient posé des questions à ce sujet – est un signe que la Silicon Valley doit s’attendre à ce qu’un ministère de la Justice dirigé par Barr les regarde prochainement à la loupe.

Ce n’est pas trop tôt. Et ce sera très bien ainsi : l’application des lois antitrust à Microsoft n’ont pas – comme le craignaient les experts de l’époque – détruit l’entreprise ou sa capacité d’innover, Bill Gates est toujours l’une des trois personnes les plus riches d’Amérique, et Windows a été régulièrement mis à jour depuis.

Et « de façon générale, c’est mon point de vue », a ajouté le candidat au poste de ministre de la Justice, « le but de la loi antitrust est évidemment de protéger la concurrence et, en fin de compte, la concurrence se traduit par des avantages pour les consommateurs. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

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