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Publié par Rosaly le 25 janvier 2019
« Le Nouvel ordre» selon Merkel et Macron

Selon les médias officiels, la signature de ce traité « sans grande importance » affirment-ils en se voulant rassurants, aurait suscité de nombreuses fake news sur les réseaux sociaux. Est-ce vrai? Est-ce faux?

J’ai voulu savoir ce qu’en pensaient les journalistes italiens et j’ai retenu deux articles publiés par Il Giornale.it, un quotidien de Centre-Droit. Déjà peu appréciés par les Italiens, le traité d’Aix-La-Chapelle ne va pas redorer le blason d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron, du moins en Italie.

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Ce 22 janvier 2019, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont retrouvés à Aix-la-Chapelle non pour célébrer un traité , mais des funérailles, celles de l’UE.

Le traité signé par ces deux prédateurs de l’UE renforce, non seulement les relations bilatérales entre l’Allemagne et la France, mais confirme aussi la mise à l’écart des autres membres de l’UE. Bien avant la signature de ce traité, les Allemands et les Français orchestraient déjà la pluie et le beau temps à Bruxelles, mais aujourd’hui les deux super puissances entendent porter cet «Axe de fer Paris-Berlin» à un niveau supérieur, excluant de fait les autres états membres de l’UE.

Ces deux prédateurs ont enfin dévoilé leur véritable visage au grand jour et ils ont choisi de le faire à Aix-La-Chapelle , l’une des villes symboliques de l’Europe, la ville de l’empereur Charlemagne.

Vitraux de la cathédrale d’Aix-La-Chapelle et tombeau de Charlemagne

Ils ont signé un document de 16 pages qui, en actualisant le traité de l’Élysée signé le 22 janvier 1963 par le chancelier de l’époque, Konrad Adenauer et le président français Charles De Gaulle, va renforcer les relations entre Berlin et Paris afin d’affronter les «defis auxquels les deux pays et l’Europe sont confrontés en ce 21e siècle.

Ce n’est donc pas un hasard si, à quelques mois d’une élection, qui laisse présager de profonds changements au sein du Parlement européen, Merkel et Macron (les deux en baisse historique dans les sondages) ont court-circuité leurs partenaires européens afin de créer un nouvel «ordre international» fondé sur des «règles» et sur le multilatéralisme.

Le nouvel « ordre international » que les deux dirigeants entendent créer repose précisément sur l’alliance renouvelée et renforcée entre l’Allemagne et la France. Une alliance qui va de la politique étrangère à la défense des frontières, des accords économiques au renforcement de la monnaie unique. Ce ne sont pas de belles promesses destinées à enfumer les peuples, comme nous avons l’habitude d’entendre après chaque accord bilatéral, mais des engagements concrets dans le but de renforcer le pouvoir des deux pays.

En matière de défense, par exemple, l’Allemagne et la France veulent avoir les mains libres afin de pouvoir se déplacer librement , y compris par la force si nécessaire en cas d’agression armée, quitte à passer outre les accords européens en matière de gestion de leurs frontières.

Au niveau international, Paris s’engagera à ce que les Allemands obtiennent un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Cela garantirait également à l’Allemagne le droit de veto qui n’appartient aujourd’hui qu’aux seuls vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les seize pages du Traité d’Aix-la-Chapelle, la « convergence économique » entre les deux pays est également renouvelée. Non que cela fût nécessaire: au cours des dernières années , l’Allemagne et la France ont imposé au reste de l’Europe des lois qui n’enrichissaient que leur pays respectif.

Tout en tirant avantage de la monnaie unique et des règles communautaires, ils entendent adopter «un programme pluriannuel de projets communs pour établir « une zone économique franco-allemande » à travers la création d’un «conseil d’experts économiques » dont la mission sera de conseiller les deux gouvernements. En outre, une fois par trimestre, un membre de l’un des deux gouvernements participera au conseil des Ministres de l’autre État.

Il est étrange que cet accord entre la France et l’Allemagne ait été conclu à quelques mois d’une campagne électorale qui menace de redimensionner de manière drastique les forces européistes. Cela fait également réfléchir au fait que les deux signataires soient une chancelière au crépuscule de sa carrière politique et un président en difficulté. C’est comme si, en prévision d’un tremblement de terre, les deux ont décidé de se barricader dans un accord, qui l’emportera une fois pour toutes sur le pantin UE et dont l’objectif est d’affaiblir les forces nationalistes sur le terrain. Mais cela suffira-t-il?

Un traité contre les Populistes

Ce traité de coopération n’est pas seulement politique. La chancelière a parlé d’une alliance contre les populistes et les nationalistes, mais également militaire en prélude à une armée européenne, avec le développement d’une culture militaire et d’une industrie d’armement commune.

A cet égard, le président français a déclaré: «Notre objectif commun est de faire de l’Europe le bouclier de protection de nos peuples contre les tumultes du monde». L’amitié franco-allemande, a ajouté le responsable de l’Élysée, et «les projets et objectifs communs permettent de prendre nos vies en main et de construire librement notre destin».

Le traité précise également que la France et l’Allemagne doivent approfondir leur collaboration dans le contexte de la politique européenne, œuvrer de concert pour une politique étrangère efficace et forte et renforcer l’union économique et monétaire. Avant les grands sommets européens, des consultations bilatérales régulières auront lieu à tous les niveaux pour consolider les positions communes. Des positions communes qui concernent également les forces armées, avec un pacte de soutien mutuel et un rôle fondamental attribué au Conseil de Défense et de Sécurité qui se réunira régulièrement au plus haut niveau.

Si nous ajoutons les engagements d’annuler de facto les frontières entre les deux pays et d’intégrer leurs économies pour créer un espace binational avec des règles communes, il est clair que Macron et Merkel ont décidé de construire une nouvelle puissance mondiale, une force à laquelle seront également confrontés les partenaires européens qui partagent le drapeau bleu étoilé.

Par ce traité, Angela Merkel et Emmanuel Macron renforcent l’axe franco-allemand, établissent un plan pour lutter contre les populistes et jettent les bases d’une future armée européenne .

Ce traité complète celui signé le 22 janvier 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer.

« Soixante-quatorze ans après la Seconde Guerre mondiale, la durée d’une vie humaine, des choses considérées alors comme évidentes font l’objet d’un nouveau débat – a déclaré Merkel en faisant référence de manière pas trop voilée aux populistes – voilà pourquoi il est nécessaire de redéfinir la direction de notre coopération

Comme prévu, ce sont les mouvements souverainistes qui ont majoritairement critiqué ce traité. Marine le Pen, Présidente du RN, a accusé Macron de vouloir partager avec l’Allemagne le siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Une accusation démentie par l’Elysée.

Alexander Gauland, leader de l’AFD a accusé Paris et Berlin de vouloir créer une Super UE à l’intérieur de l’Union européenne.

Comme l’a rappelé Roberto Fabbri dans Il Giornale, l’Union européenne après ce traité sera très différente. En fait, dans les 16 pages du traité, il se dégage une concertation si profonde entre les deux pays que cela préfigure une fusion de facto et ce n’est pas une question d’interprétation journalistique: tout a été mis par écrit dans le traité.

Il y est clairement indiqué que la France et l’Allemagne ont l’intention d’élever « leurs relations bilatérales à un nouveau niveau » afin d’être à la hauteur des défis auxquels sont confrontés les deux pays et l’Europe du XXIe siècle », même au sein d’un ordre international basé sur des règles et sur le multilatéralisme, avec les Nations Unies au centre.

A cet égard, il est très important de noter que l’article 8 stipule que « l’admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies constitue l’une des priorités de la diplomatie franco-allemande ». Voici un pas en avant vers une nouvelle Europe, avec un défi ouvert à l’équilibre souhaité par les États-Unis.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est félicité de cette initiative. Prudent, il a toutefois mis en garde contre des risques possibles :

Une coopération accrue entre des pays individuels ne doit pas remplacer la coopération européenne dans son ensemble ».

Reste à voir si les autres Etats-membres de l’UE vont donner leur bénédiction à cette coopération bilatérale, franco-allemande ou rire jaune à l’idée d’être soumis à l’axe Paris-Berlin?

Super Woman et Super Man ont été conspués à Aix-la-Chapelle par les gilets jaunes, réclamant plus de justice sociale. Décidément, Macron semble avoir un pouvoir d’attraction certain sur les gilets jaunes.

Mais la signature du traité a aussi fait des heureux . Guy Verhofstadt, par exemple, qui n’appartient pas à la caste des «lépreux», mais à celle des progressistes, désireux de faire le bonheur des peuples européens même contre leur gré, n’a pas dissimulé sa joie. Cet ex-Premier ministre belge, député européen, président du groupe ADLE (Alliance des démocrates et les libéraux pour l’Europe) grand amoureux d’une UE dictatoriale, intolérante, arrogante, écrasant toute souveraineté nationale, vouant de ce fait un mépris et j’oserais même ajouter une haine non dissimulée envers Viktor Orban, Matteo Salvini et Vladimir Poutine s’est vivement réjoui et a exprimé toute sa joie après la signature du traité d’Aix-La-Chapelle.

Selon lui, le danger ne vient pas de l’immigration de masse musulmane, de cette cinquième colonne prête à lancer le djihad final contre leurs pays hôtes, si on le lui ordonne, mais de Vladimi Poutine, son obsession préférée.

«Macron et Merkel soutiennent désormais pleinement une armée européenne», a-t-il déclaré. « Ce sont de bonnes nouvelles! La prochaine étape sera de créer une nouvelle Europe, une Europe véritablement souveraine, capable de protéger ses frontières, capable de protéger ses intérêts.»

Le danger, dit Verhofstadt, vient de l’Est. «Nous devons pouvoir nous défendre, si nécessaire, contre Poutine.»

C’est un farouche adepte d’une armée européenne. Et il a raison. Après avoir ouvert l’Europe à tous les vents, ce pauvre continent sans défense a aujourd’hui besoin d’une armée pour protéger ses frontières devenues dramatiquement poreuses grâce à la volonté des technocrates humanistes de Bruxelles, dont il fait partie. Ainsi, l’UE ne devra plus s’abaisser à faire appel au puissant sultan d’Ankara, ni à subir son chantage pour assurer la protection de ses frontières extérieures. Une idée lumineuse surgie tout droit du brillant cerveau de la chancelière allemande. L’UE va retrouver sa fierté, son orgueil, sa puissance. L’Europe aura enfin son armée, à supposer que cette idée fasse l’unanimité parmi les Etats membres, ce qui ne semble pas être le cas.

Pour le PM néerlandais, par exemple, les appels de la France et de l’Allemagne en faveur de la création d’une armée européenne sont prématurés, la sécurité du continent ne pouvait être garantie qu’au sein de l’Otan.

En outre, quel pays membre de l’UE accepterait d’être sous les ordres de l’axe Paris-Berlin?

Quid des égos des dirigeants et des fiertés des nations?

Personnellement, je me pose une question saugrenue, sans doute due à mon imagination fertile:

si cette armée européenne devait enfin voir le jour, n’y aurait-il pas le risque , qu’elle soit avant tout un instrument de répression au service des technocrates de Bruxelles et dès lors utilisée pour briser les Etats- membres récalcitrants à leur politique?

Ainsi la nouvelle Europe voulue par les progressistes se muerait en une dictature militaire dirigée par Bruxelles et son armée?

Science-fiction ou future réalité?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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Sources:

  • Il «Nuovo ordine» de Merkel e Macron» (Il Giornale.it Andrea Indini)
  • «Nuovo Asse Macron-Merkel. Scaricato il resto dell’Europa» (Il Giornale .it Roberto Fabbri)
  • Il Giornale
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